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militantisme du renard qui se fait prêcheur

http://www.shanaweb.net/florian/j-j-granville/le-renard-qui-preche.png

 

 

 

Chacun a le droit à ses engagements, illusions voire illuminations possibles mais attention, à qui au final de la fable sera le dindon.

La fin de cette p@ge si ce n'est éclairage en donnera la raison

Il y a même eu des partisans de l'ex troll qui voyaient en lui un continuateur de Jaurès, pourquoi ne pas voir dans Blummollet un successeur du prophète du mont des oliviers.

C'est en tout cas avec passion ce qu'en cette période d'Ascension nous prêche un militant :

"Ce que j'attends du président de la République jeudi,  c'est qu'il fixe un cap, qu'il mobilise, qu'il donne de l'espoir et qu'il parle des hommes et des femmes et notamment de ceux qui souffrent le plus dans ce pays, c'est-à-dire les chômeurs, les jeunes, ceux qui sont en situation de pauvreté", a-t-il expliqué sur France Info.

"Il ne faut pas baisser l'indemnisation des chômeurs, ce n'est pas le moment. Par contre, on peut regarder la question des fins de droit, parce que l'État aujourd'hui ne prend pas le relais de l'assurance chômage comme il le devrait", estime notre groupie du successeur de Sarko.

Cela serait touchant de crédulité si l'auteur de ces envolées n'était pas le successeur de François Chérèque.

Là, les moisissures du fromage n'en font pas un rehausseur de qualité mais plutôt de quoi le faire rancir. Le Berger conduit son troupeau (et voudrait compter les autres qui se refusent d'en être) vers l'abime.

L'Huma rapporte que c'est ainsi que secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, a émis le vœu lundi que le président de la République "fixe un cap" économique et social, lors de sa conférence de presse jeudi, et s'adresse à "ceux qui souffrent le plus", chômeurs et jeunes. Il semble que la CFDT 2013 tente de refermer sa parenthèse de 1964.

Puisque le micro lui est tendu, il poursuit : Pour la CFDT, la "priorité" de la deuxième conférence sociale devra "encore une fois" être l'emploi. "Quels emplois demain et comment on s'y prépare : on constate qu'il y a un manque de ce côté-là, on ne nous dit pas quel est le modèle économique et social à venir, il n'y a pas de cap", a-t-il déploré. Laurent Berger a appelé à renforcer "un vaste plan de mobilisation contre le chômage pour soutenir les chômeurs en matière de formation, d'insertion, d'accompagnement... on sent que c'est un peu atone de ce côté-là".

On voit aussi quelque part que la matrice idéologique du syndicat confessionnel est à l'œuvre au point de voir l'interviewer reprendre à son compte les vieilles lunes de l'interviewer. Dans l'article ce n'est pas le bon pasteur mais le journaliste qui reprend à son compte l'antienne de ces "partenaires sociaux doivent rediscuter des règles d'indemnisation du chômage".  

Par contre pour les jeunes qui entrent dans l'activité professionnelle, l'intérêt de ces propos est de dispenser de tout cours et de s'économiser de longue explication sur ce qu'est entre le politique et le syndical on appelle la courroie de transmission mais aussi le lieu de sa pérennisation.

 


http://www.maintenanceandco.com/images_p/p-logo-orig/Habasit_courroie_de_transmission_plate.jpg

 

 

 

Un vieux renard cassé, goutteux, apoplectique,

mais instruit, éloquent, disert,
et sachant très bien sa logique,
se mit à prêcher au désert.
Son style étoit fleuri, sa morale excellente.
Il prouvoit en trois points que la simplicité,
les bonnes moeurs, la probité,
donnent à peu de frais cette félicité
qu' un monde imposteur nous présente
et nous fait payer cher sans la donner jamais.
Notre prédicateur n' avoit aucun succès ;
personne ne venoit, hors cinq ou six marmottes,
ou bien quelques biches dévotes
qui vivoient loin du bruit, sans entour, sans faveur,
et ne pouvoient pas mettre en crédit l' orateur.
Il prit le bon parti de changer de matières,
prêcha contre les ours, les tigres, les lions,
contre leurs appétits gloutons,
leur soif, leur rage sanguinaire.
Tout le monde accourut alors à ses sermons :
cerfs, gazelles, chevreuils, y trouvoient mille
charmes ;
l' auditoire sortoit toujours baigné de larmes ;
et le nom du renard devint bientôt fameux.
Un loin, roi de la contrée,
bon homme au demeurant, et vieillard fort pieux,
de l' entendre fut curieux.
Le renard fut charmé de faire son entrée
à la cour : il arrive, il prêche, et, cette fois,
se surpassant lui-même, il tonne, il épouvante
les féroces tyrans des bois,
peint la foible innocence à leur aspect tremblante,
implorant chaque jour la justice trop lente
du maître et du juge des rois.
Les courtisans, surpris de tant de hardiesse,
se regardoient sans dire rien ;
car le roi trouvoit cela bien.
La nouveauté par fois fait aimer la rudesse.
Au sortir du sermon, le monarque enchanté
fit venir le renard : vous avez su me plaire,
lui dit-il, vous m' avez montré la vérité ;
je vous dois un juste salaire :
que me demandez-vous pour prix de vos leçons ?
Le renard répondit : sire, quelques dindons

               J-P Claris de Florian dit Florian (né en 1755 mort en 1794 de tuberculose)

Jean-Pierre Claris de Florian .

 

 

 

 

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