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Mettre de l'eau dans son vin (suite) ou comment PSA acquiesce.

13-02-13--cours-action-PSA.JPG

Quand on casse les hommes et l'outil industriel, le capital se réjouit. La Preuve : à l'heure où Varin annonce ses mesures un bonsd de +7.29% de monté des actions PSA. de 5.965 à 6.4€

 

Vous vous souvenez certainement de cette obscène proposition de Montebourg il y a une semaine demandant aux salariés de Goodyear de mettre de l'eau dans leur vin pour qu'ils "gardent leur emploi".

 

 

Ce n'est pas tombé dans l'oreille d'un sourd et Varin −le Ghosn de Psa −(et lycée de Versailles) saute derechef sur la proposition :

 

"Quel avenir pour la production de PSA en France ? Interrogé à ce sujet lors de la présentation des résultats du groupe, mercredi matin, Philippe Varin a conditionné tout développement à une réduction des coûts dans l’Hexagone. Et laissé entendre que le groupe tentera de conclure un «accord de maintien dans l’emploi» avec ses salariés : en échange de concessions sur les conditions de travail, PSA pourrait augmenter sa production en France.

«Aujourd’hui, la C4 Picasso est produite en Espagne, a expliqué le président du directoire de PSA. Le prochain modèle, prévu pour 2014, le sera à Madrid. Mon souhait le plus cher est de progresser sur la compétitivite en France pour développer la production.» 

 

 

 

Il faut dire qu'il avait le vent en poupe ; reconduit par l'AG des actionnaires, plus il casse les hommes, plus il est féloicité (ce qui expliquait son sourire dalace sur les écrans de France 2 chez Pujadas).


 

Les journalistes économiques pourtant peu enclin a soutenir la CGT note tout de même qu'avec le plan de restructuration en cours (600 millions d’euros d'économies attendus) et le bénéfice du crédit d’impôt offert par le gouvernement aux entreprises (100 millions), PSA va déjà réduire considérablement ses coûts. Insuffisant, à en croire Philippe Varin.

 


Libé nous informe que le sieur Varin a annoncé son intention de «tirer parti» des «nouvelles possibilités en matière de compétitivité» offertes par le récent accord interprofessionnel sur l’emploi (vos savez ce texte plébiscité par le Berger du capital et que l'UMP appelle à voter sans qu'on N4y touche une virgule.

 


Nous somme sur le chemin du retour à l'esclavage. Libé (toujours lui) lève le coin du voile des pratiques patronales à venir :


Travailler plus pour... garder son travail

L'allusion est transparente aux «accords de maintien dans l’emploi»prévus par le texte. Ce dispositif permet, en cas d’accord majoritaire dans l'entreprise, de prévoir des modifications substantielles au contrat de travail, comme des hausses du temps de travail ou des baisses de salaire. En échange, aucun licenciement économique ne peut avoir lieu pendant la durée de l’accord. Ces accords devraient faire leur entrée dans le Code du travail au printemps, après l’examen par le Parlement du projet de loi retranscrivant l’accord.

Certaines entreprises ont cependant déjà conclu de tels accords, ou sont sur le point de le faire. Comme l'autre grand constructeur français, Renault, dont les négociations avec les syndicats seraient sur le point d'aboutir. En échange d’une mobilité accrue des salariés et d’une hausse du temps de travail, entre autres, le groupe serait prêt à augmenter sa production en France, et même à relocaliser une partie. PSA lui-même a déjà conclu un tel accord en juillet 2012, sur son site de Sevelnord (Nord), où il fabrique des monospaces et des véhicules utilitaires légers.


«Réparer l'entreprise»


Des négociations en vue d'un nouvel accord pourraient être lancées «au deuxième semestre»«dans la foulée» de la conclusion du plan de restructuration, a fait savoir Frédéric Saint-Geours, le directeur des marques de PSA. Quant au bénéfice espéré, il devrait être, selon Philippe Varin, «de l’ordre celle de celui du crédit d’impôt», soit 100 millions d’euros.


Délégué syndical central de FO à PSA, Christian Lafaye se dit prêt à discuter : «On est à deux doigts du dépôt de bilan, il faut réparer l’entreprise, qui est aujourd’hui très malade. Je pense que l’on peut discuter d’une augmentation du temps de travail, à condition que l’accord soit limité dans le temps. Par contre, en temps que syndicaliste, je ne peux évidemment pas défendre une baisse des salaires!»


Pas sûr que tous les syndicats l'entendent de cette oreille, notamment une CGT en première ligne contre la fermeture de l'usine PSA d'Aulnay comme contre la proposition d'accord de Renault. Les prochains mois s'annoncent agités pour le secteur automobile français. 

 

A partir d'une manœuvre comptable dont la maison PSA a le secret (provisionner des pertes dues au choix de gestion pour liquider les emplois mais ainsi faire monter le cour de l'action en bourse), cette espèce de ...(et là La canaille laissera un blanc pour que ceux de ses petits enfants qui commencent à lire sa prose ne le fasse tomber sous le coup de reproches justifiés pour langage injurieux) donc cet péri humanoïdes industriel à sang de varan va bientôt en arriver à proposer une tombola où ceux qui gagnent garderont leur emploi mais à 60h00 pas semaine payés 30.


Pour les perdants, lot de consolation, la maison PSA offrira-t-elle un bon de réduction pour 5litres d'essence pour se faire cramer devant pôle emploi (les études de marketing de la DRH semblent prouver que 5 litres devrait suffire°).


Le ministre du travail compte bien sur cette assistance et le volontariat pour diminuer le nombre de chômeurs et dégager des fonds pour que son ministère participe à alimenter le "crédit d'impôt compétitivité emploi (CICE)".


Mais bon comme le P"c"F ne fait plus de l'appropriation collective des moyens de production et d'échanges la condition première de l'émancipation des travailleurs, pourquoi Varin s'en ferait-il ? et pourquoi le péri solutréen politicard propre sur lui et belle gueule de caméra devrait-il se sentir obligé de garder quelques repères tirés des idées de Jaurès ? 

 

En attendant, avec ce qui est ici dénoncée, la presse bien pensante use de mot innacepatbles : "

"Regain de tensions sur le site PSA d'Aulnay"


Comme si la tension imposée par les violences physiques, morales du patronat avait diminué. A moins de sous entendre que le patronat gère pour le mieux et les salopards en casquettes cassent pour le pire.

 

On croirait du Valss en lignes directes.


Plus efficace et porteur de plus d'avenir, La Canaille porte à votre connaissance le communiqué des métallos CGT de PSA, vous verrez, cela une autre allure. 

 

http://cgt-psa-aulnay.fr/sites/all/themes/cgtv3/logo.pngRéaction de la CGT au projet d'accord concernant les suppressions d'emplois

 

Communiqué de presse de la CGT PSA

13/02/2013

La direction PSA a présenté aujourd’hui aux syndicats un projet d’accord concernant le plan de suppressions d’emplois et de licenciements.

Ce projet ne comporte aucune avancée ni sur le nombre d’emplois qui seraient supprimés ni sur le calendrier des licenciements envisagées et de la fermeture de l’usine d’Aulnay.

La CGT a rappelé sa revendication d’un maintien de la fabrication de la C3 à Aulnay jusqu’en 2016, qui permettrait de trouver des solutions acceptables pour tous les salariés concernés

Au cours des dernières semaines et grâce à l’action des salariés d’Aulnay, la direction PSA a apporté quelques aménagements à l’accompagnement social des suppressions d’emplois : suppression des critères pour toucher la prime de mobilité pour les salariés qui seraient reclassés au sein du groupe, allongement du congé de reclassement, revalorisation partielle des indemnités de rupture et allongement à 36 mois du dispositif de fin de carrière anticipé des seniors. Ces avancées sont les premiers fruits de la grève, ils en appellent d’autres.

En effet, la délégation CGT considère que le projet d’accord est encore trop éloigné des revendications des salariés d’Aulnay et de Rennes et notamment des 2 exigences que sont

La garantie d’un CDI pour tous

Une véritable préretraite pour les anciens.

A titre d’exemples :

En matière de mobilité sur d’autres sites PSA, la direction ne prend aucun engagement concernant le maintien de la qualification, la résolution des problèmes de logement et de transport.

Les promesses de ré-industrialisation des sites d’Aulnay et de Rennes n’offrent aucune garantie en matière de quantité, de qualité et de pérennité des emplois.

Les congés de reclassement n’offre pas de garantie sérieuse qu’à leur issue, les salariés ne vont pas se retrouver à Pole Emploi.

Les indemnités de rupture sont à minima.

Enfin le dispositif senior laissera sur le carreau des centaines salariés, trop jeunes pour en bénéficier et trop âgés pour avoir une chance raisonnable de retrouver un travail. 

La CGT  appelle donc les salariés à s’exprimer sur ce projet d’accord et à poursuivre les actions pour obtenir les garanties qu’ils sont en droit d’exiger.

                                                                                            Paris, le 12 février 2013

 

 

 

 

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