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Marins réels, armateur fantôme, chargeur indélicat et le préfet au champ

 

 

http://g.diena.lt/03/03/64616a.jpg

 

 

 


 

Encore, dans une discrétion difficile à faire sauter, un cas de violence sociale d'un patronat esclavagiste.

 

Les faits : un armement de complaisance basée dans un paradis fiscal sous tutelle des USA (Panama) refuse de payer ses marins depuis des mois. Arrivé à Douarnenez l'équipage s'insurge et se met en grève.

 

Le droit international maritime protège les armateurs forbans et même ceux qui ont l'air clean sur nos côtes ne valent guère mieux sous d'autres latitudes.

Les vrais pirates du 21ème siècle, écumeurs de sueurs et pilleurs de vies ne sont pas autour de l'Océan indien mais ont leur chambre près du Lloyd à Londres. Il sont là.

(La canaille n'a pas vu grand-chose sur les pavillons de complaisance dans les programmes ici en débat dans la période).

 

Etats social des lieux (si tous fautes de place n'y est pas –cela fait une semaine que l'affaire traine- un beau paysage du capitalisme qui parce que capitalisme est toujours sauvage) :

http://www.entreprises.ouest-france.fr/sites/default/files/imagecache/detail-article/2012/04/qm30_3422178_1.jpg93.jpg

l'enjeu : 173 000 € d'arriérés de salaires dus aux 10 marins russes et lituaniens, embarqués à bord de ce cargo « galère ». (oui, vous lisez bien)

la société propriétaire du bateau serait AZ Shipping, domiciliée à Panama. Quant à la gestion de l'Antigone Z, elle serait assurée par Seafirst International, basée à Klaipeda en Lituanie.


Ouest France de préciser : 


 

« N'ayant pas été payé par l'armateur, le courtier Blue Water (1) n'exclut pas de se désengager », dévoile Laure Tallonneau, inspectrice CGT à ITF (International transport worker's federation).

Le rôle d'un courtier est notamment d'assurer la fourniture de vivres à bord, de carburant et le paiement des taxes et frais portuaires. Ce désengagement aurait de fâcheuses conséquences sur la suite des événements : le bateau n'ayant donc plus de propriétaire, l'État hériterait de ce « cadeau » encombrant.

Quant à l'affréteur hollandais Marine Foods BV, propriétaire des 1 261 tonnes de poissons surgelés chargées dans les cales du cargo, sa position restait, mercredi, intransigeante : « Il ne veut pas négocier et souhaite récupérer sa marchandise par tous les moyens légaux »,

(1) Courtier brestois, agent intermédiaire de l'affréteur hollandais Marine Foods BV pour l'escale douarneniste de l'Antigone Z.


O.F. qui nous apprend que dans le période le préfet est occupé à autre chose. Peut-être est-il mobilisé pour préparer la venue du Troll à Morlaix  prévue pour le 17 avril ? C'est certainement sa priorité.

Le Télégramme de Brest du 14 avril relate ainsi :

 

"Le capitaine de l'équipage abandonné à son sort par un armateur peu scrupuleux, sur le port de Douarnenez est solidaire de ses marins. Il se bat pour eux. Rencontre.

Sergey Shishkin, 55 ans, vit dans l'ouest de la Russie. Marié et père de famille, ce marin a décroché ses galons de capitaine dans la marine de commerce, il y a douze ans. C'est la première fois qu'il se retrouve dans une telle situation. 

Des mois de travail sans salaire
 

Il y a six mois, l'émissaire lituanien d'un armateur grec le contacte, pour venir remplacer au pied levé le capitaine de l'équipage de l'Antigone Z, un cargo-frigo en escale à Tunis, qui doit appareiller pour Alexandrie.Sergey accepte. Et ce n'est qu'une fois en mer qu'il comprend. Son prédécesseur a claqué la porte, après avoir attendu un salaire pendant neuf mois. À bord, les marins se sont également succédé, quittant le caboteur au gré de ses escales. Pour les mêmes raisons. À ce jour, les dix hommes qui forment l'équipage actuel n'ont aucun revenu depuis six, huit et onze mois. On imagine les conséquences de cette absence si longue de revenus pour leurs familles.
 

«Menés en bateau»
 

Ce n'est pas faute, pourtant, d'avoir réclamé leur dû. À Tunis déjà, l'armateur devait venir avec de l'argent. Ils ne l'ont pas vu. À Alexandrie, ils sont restés deux mois à l'attendre. Sans travail, sans argent pour rentrer, pour acheter des cartes de téléphone. Et voilà que l'armateur décroche un marché. L'espoir renaît. Il leur envoie une avance de 900 € chacun, avec la promesse de venir leur verser le solde à l'arrivée, à Casablanca.
 

«Question d'honneur»
 

Là encore, ils restent un mois à l'attendre. Pour rien. Et plus le temps passe, plus le piège se resserre. Ils sont contraints de rester sur le navire. C'est leur seule chance d'espérer recevoir leur dû. Enfin, une autre commande arrive. Du poisson à venir chercher en France, à
 Douarnenez, pour l'acheminer vers l'Égypte. Mais, là encore, l'armateur leur fait faux bond. «C'est moi qui ai proposé à l'équipage de se mettre en grève, explique Sergey Shishkin. Nous ne pouvions plus continuer comme ça. J'ai la responsabilité de ces hommes. L'armateur m'avait bien proposé de me payer moi et mes deux officiers pour éviter cette 
grève. Je lui ai répondu: c'est tout le monde ou personne. C'est une question d'honneur»."

 

 

Le chantage continu : l'armateur et ses représentants (s'il y a négociation, c'est qu'il en a) tente de faire partir le bateau pour récupérer la cargaison et échapper à son immobilisation vu sont état technique. Et le prochain port serait peut-être socialement plus souple pour se débarrasser voir sanctionner l'équipage et surtout ne pas avoir à verser les salaires.

 

Le Télégramme de Brest du 15 avril :

"Hier, les marins du cargo Antigone Z, amarré au port du Rosmeur, à Douarnenez (29), ont refusé d'être payés «plus tard». La situation est d'autant plus bloquée que, pour des raisons de sécurité, le cargo est également immobilisé à quai.

 

Près de 200 personnes ont répondu, hier, à l'appel au rassemblement sur le cargo Antigone Z, amarré dans le port du Rosmeur, à Douarnenez. «Ce rassemblement pour soutenir ces marins est un vrai succès», se félicitait Jean-Paul Hellequin, de la CGT Marins du Grand-Ouest et président de plusieurs associations en faveur des marins. Cependant, hier, l'heure n'était pas au satisfecit mais plutôt à la volée de bois vert «contre les armateurs et affréteurs peu scrupuleux», tonnait-il sur le pont de ce cargo dont l'équipage est en grève depuis le 6avril. 

«Propositions inacceptables» 

La réunion de sortie de crise qui s'est déroulée vendredi, en mairie de Douarnenez, en présence des différentes autorités privées et publiques concernées par cette affaire, n'a rien donné. «On propose à l'équipage, qui n'a pas été payé depuis plusieurs mois, de reprendre la mer pour livrer la cargaison (1.200 tonnes de poisson surgelé) et d'être partiellement payé après... C'est inacceptable. Ce que veulent les marins, c'est être payés maintenant et quitter ce navire», résumait-il. Comme les autres intervenants, Jean-Paul Hellequin n'a pas mâché ses mots, pointant du doigt «ces armateurs et affréteurs qui utilisent des pavillons de complaisance pour faire n'importe quoi». Même attaques de la part d'Yves L'Helgoualc'h, délégué CGT du quartier de Concarneau (29). 

Cargo immobilisé 

«La situation est toujours bloquée», confirmait, hier, la négociatrice pour l'équipage, Laure Talloneau. «Pour l'instant, on n'en sait pas plus et on doit attendre». Attendre, il le faut bien de toute façon puisque ce cargo de près de 80 mètres a également été immobilisé à quai par les contrôleurs du centre de sécurité des navires du Guilvinec. Après visite, «les contrôleurs ont relevé plusieurs éléments mettant en jeu la sécurité de la navigation». Jean-Paul Hellequin parlait, notamment, «de défaut du système d'alimentation des appareils de navigation». Pour que ce cargo, battant pavillon panaméen, quitte les quais du Rosmeur, «des réparations devront être effectuées». Ces travaux «prendront au moins 48heures», selon Jean-Paul Hellequin. L'Antigone Z risque de ne pas quitter le port de sitôt ; avec son équipage actuel ou avec un autre."

 

Dans le débats sur l'issue à la crise, quelle part à l'intervention internationaliste qui ne contraigne pas les syndicalise à n'être qu'en permanence que des défenseurs (efficaces) et jouer les assistant sociaux face à un patronat requin ?

 

Que dit l'Organisation Mondial du Commerce et son très socialiste président et conseiller du candidat de l'Internationale Socialiste en France ?

Que disent DANS cette campagne ceux qui gravitent autour du sigle PCF ?

 

Voila comment le capital aux mains libre produit cela: 

http://www.francesoir.fr/sites/default/files/imagecache/article_image/000_par2816928.jpg 

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