Les putschistes existent-ils en 2013 ?

Publié le 12 Mai 2013

 

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mai 58 déjà ou encore la SFIO et des affaires de mariage (selon les critères réactionnaires)en première ligne

 

Toute la presse n'a pas la chance d'avoir récupéré des journalistes qui ont été de belles plumes dans la presse communiste.

 

Retrouver une signature connue dans d'autres colonnes que celles initiales attire toujours l'oeil surtout après s'être rendu compte que dans le divorce qui ponctue l'histoire de l'Huma avec ses plumes, parfois très grandes, au delà des tords éventuellement partagés sur les questions administratives, ces ruptures sont souvent  à examiner à partir du débat politique quand il s'agit du fond éditorial, à regarder aussi à l'aune des évolutions de la ligne éditoriale du titre dans les moments de ces débats.


Bien sur, il y a aussi des exceptions comme cet obscure rédacteur en chef de l'Humanité, trop à l'étroit boulevard Poissonnière qui est parti dans la lumière faire la pluie et le beau temps à la télévision ...en présentant la météo sur TF1. Mais combien d'autres restés  journalistes ou devenus historiens, écrivains, romanciers, souvent talentueux qui ne sont pas allés à la soupe.


Jacques Dion est un de ceux là. Il est pour La Canaille de la veine d'Andrieu, un de ceux qui ce sont affûtes la mine de leur crayon déjà bien taillée sur les meules de marbre rouges de l'Humanité (pour beaucoup celui du dimanche en l'occurrence). 

 

 

Dans le numéro de Marianne en ligne ce jour, Jacques Dion donne à lire un coup de gueule qui rappelle certains de ses éditos de l'HD où les lecteurs de Canaille le Rouge (qui ne s'en cache pas) retrouveront des tournures de style qui inspirent le clavieripracteur ici à votre service (sans prétendre égaler celui qui involontairement lui a servi pour partie de repère en la matière).

 

Canaille le Rouge ne sait comment ni à quel moment J Dion a intégré Marianne, mais ils ont eu le nez creux quand il  l'ont récupéré dans leur équipe. Bon d'accord ce n'est ni le Cri du peuple ni le Drapeau rouge. Mais au moins le titre est républicain et souvent plus proche de l'Humanité 1945 que de Libé voire certaines éditions de l'huma 2013* (à croire que les talbins de la "financière Bazire" sont plus républicains que ceux de la "maison Rotschild" ou ceux venant de chez "Lagardère")

 

Dion ex abrupto pose une sacrée question. Remisée derrière les ors de la République et les falbalas des protocoles par les rapports de force et l'obligation d'une façade légaliste d'autant plus facile à tenir qu'elle est aux affaires, la droite française (et donc le capital qui tient sa pupille à bout de bras) est-elle comme ailleurs séditieuse ?


Poser la question est ouvrir une sacrée porte.


Ce n'est pas La Canaille qui l'ouvre mais bien ceux que Dion fustige, ces écuyers de condottieres  au menton tourné vers le ciel  qui ont pour nom Copé, Guaino et quelques autres sans compter la Marie Besnard du twitt harcelant  depuis son refuge lorrain pour l'empoisonner tout l'espace politique.


La canaille tire de l'article de J Dion ces bonnes lignes pour vous mettre en appétit et vous propose un lien pour le lire dans sa totalité [Sarkozy-rêve-de-putsch-en-se-rasant].


Ce serait à sourire si cela n'était pas si sérieux et argumenté. L'auteur a le don de déranger en mettant en lumière ce que chacun croit n'être que remugle d'oubliettes confinées par des grilles inébranlables. Oublier l'existence de l'oubliette donne le temps pour certains de travailler à rouvrir la trappe.

 

Oui, c'est le propre de la droite, celle ci est factieuse. C'est dans son ADN et si on lui en donne l'espace elle ne rate jamais l'occasion de tenter sa chance.


La façon dont Blummollet piétine ses engagements pour complaire au capital est autant de marge qu'il laisse à la réaction pour avancer ses pions sur ce terrains où maintenant à droite "on" s'avance sans fard. 

 

Cela doit faire partie des données à garder sous le coudes pour tout démocrate soucieux de faire monter les exigences populaires, moyen premier de tenir à distance toute volonté factieuse.


Urgence de combattre les inégalités et les politiques qui les aggravent, urgence de le faire par le rassemblement des démocrates tant capital et droites sont depuis toujours intimement liées.

 

D'où la reprise ici de l'article de J Dion : 


 

 

"Une étrange musique se fait entendre sur les bancs de la droite, une musique martiale qui est aux valeurs républicaines ce que Claude Guéant est à la peinture Hollandaise du XVIIème siècle. 

Passe encore que certains de ses ténors aient instruit à l’encontre de François Hollande un procès en illégitimité. Sans doute est-ce un legs historique de la royauté d’inspiration divine. 

De tout temps, les forces conservatrices ont considéré qu’elles avaient un droit d’ainesse politique leur conférant les rênes du pouvoir pour l’éternité, tel un CDI transmis de génération en génération. 

Il suffit que la gauche soit élue pour qu’elles entrent en transes, et demandent qu’on leur rendre leur sceptre comme un gosse à qui on aurait piqué son jouet pendant la récréation. Sauf qu’en l’occurrence, si la gauche a été mal élue, elle l’a été. 

Tout au long de la jacquerie anti mariage gay, on a senti à droite une volonté de passage en force digne d’une République bananière. 

Qu’un Henri Guaino découvre sur le tard le charme des défilés de rue, on veut bien. Mais cette illumination ne confère pas à l’UMP le droit à l’insurrection incivique. Ensuite, il y a eu l’ineffable Jean-François Copé et son rêve d’un nouveau mai 1958. Bizarrement, la confession n’a guère ému des gazettes plus sensibles aux mises en cause de la démocratie à Caracas qu’à Paris...  


...Certes, l’histoire ne repasse pas les plats. Mais comme modèle de cuisine démocratique, il y a mieux. 

Voilà l’ex président, naufragé des urnes, conférencier de luxe, un jour à Montréal, un autre à Las Vegas (ce qui ne s’invente pas), qui fait savoir que s’il le faut, il est prêt à reprendre du service. Ah bon. En vertu de quoi ? Après quelle élection ? Au nom de qui ?       
         
Le mari de Carla Bruni n’en pousse pas moins une étrange chansonnette : « Je vais peut-être être obligé de revenir ». Mais où se croit-il ?...

Et si Nicolas Sarkozy veut « revenir », il peut le faire très aisément en rentrant chez lui, dans les beaux quartiers, pour essayer de régler ses problèmes avec la justice. 

Personne ne lui en demande plus. 

Pour le reste, la moindre des choses serait qu’il s’abstienne d’alimenter des rumeurs visant à laisser croire que le pouvoir est par terre et qu’il suffit de se baisser pour le ramasser. 

On attend de lui, par respect de son ancienne fonction, qu’il ne succombe pas aux sirènes factieuses qui séduisent certains de ses amis venus d’une famille politique où l’on considère vite la République comme la « gueuse » honnie. Bref, on attend de lui qu’il s’inspire davantage des préceptes de François Fillon que des coups de menton de Patrick Buisson. 

Interrogé sur les récents propos de son ancien Premier ministre, qui le traitait de « lapin Duracell », Nicolas Sarkozy a eu cette formule : « C’est un loser », autrement dit un perdant. 
Un perdant respectueux des principes républicains, à droite, cela devient une denrée rare. "
        

PS  : pour éclairer la réalité des méthodes factieuses, cette déclaration de Guaino ce dimanche 12 mai au soir à propos de son chef : "personne ne pourra s'opposer au retour de NS si les circonstances le commandaient" reliser ce qu'en dit Jacques Dion, il vise bien.

 

Oui la presse communiste n'a pas eu la chance de savoir garder les journalistes qui tenaient haute l'idée communiste. La Canaille va jusqu'à penser que l'idée même a quitté le journal au rythme de ces départs*. 

 

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De R. Lechêne à J.Dion en passant par F Colpin ou M Bulard sans même parler de d'E Fajon, au delà de débats de fond vifs, aurait-on imaginer voir  dans l'HD une campagne financée par l'émir du Qatar  pour participer au voyage de Strasbourg en soutien aux milices syriennes ?

Rédigé par canaille le rouge

Publié dans #Pour réfléchir ensemble

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