Les Maistre du mystère.[♫ ♫]

Publié le 26 Mars 2012

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L'aïeul, Joseph, dispose d'une rue à Paris. Un penseur tellement réactionnaire que la plaque de sa rue mentionne le qualificatif et qu'un gauchiste comme philippe Solers peut écrire à son propos : "Ne dites à personne que vous lisez Joseph de Maistre. Plus réfractaire à notre radieuse démocratie, tu meurs." (Nel Obs, 21 juin 2007).


Joseph, qui était du premier cercle de Louis Philippe pensait la réaction.


Patrice l'actuel, lui aussi du premier cercle… de l'émule de Charles X revisité par Badinguet, panse, lui,  le portefeuille de notre contemporain monarque et pour cela prend des risques.


Bref, l'actuel a de la lignée.


Depuis quelques jours il se refait une santé dans les lieux du même nom pour avoir selon les juges…voici tel que rapporté par le JDD du 25 mars (comme peu de lecteurs de La Canaille sont abonnés au JDD, voici l'article, c'est goûteux) :


De Maistre écroué pour le financement de l’UMP

Le juge Gentil soupçonne deux remises de fonds à la campagne 2007 de Nicolas Sarkozy. De Maistre nie et dort en prison.

Pas de trêve électorale dans l’affaire Bettencourt. L’inverse même. Patrice de Maistre, l’ancien gestionnaire de fortune de la milliardaire de Neuilly, a été écroué dans la nuit de jeudi à vendredi, à 3h30 du matin, à l’issue d’une audition marathon et de deux nouvelles mises en examen, pour abus de faiblesse et abus de biens sociaux. "Des faits nouveaux sont intervenus", selon le parquet de Bordeaux, qui, comme les juges d’instruction saisis du dossier, a réclamé la mise en détention de Patrice de Maistre. Officiellement, le "fait nouveau" concerne deux versements, de l’ordre de 5millions d’euros, perçus par Patrice de Maistre en 2010 de la part de Liliane Bettencourt au titre des indemnités de départ. Découverts peu de temps avant l’audition de jeudi, ces versements "nouveaux" justifieraient la mise en détention de Patrice de Maistre, déjà sous contrôle judiciaire et qui avait réglé une caution de 2 millions d’euros.

Mais selon nos informations, c’est plutôt le retour d’une commission rogatoire internationale de Suisse et l’analyse des mouvements en espèces de la famille Bettencourt qui ont brutalement changé la donne. Le juge Jean-Michel Gentil, qui mène l’instruction, estime "qu’il existe désormais à l’encontre du mis en examen Patrice de Maistre des charges importantes d’avoir participé à un système de “mise à disposition d’espèces par compensation” du 5 février 2007 au 7 décembre 2009 pour des montants considérables de 4 millions d’euros", comme il l’écrit dans une ordonnance de saisine du juge des libertés et de la détention datée du 22mars. Les enquêteurs ont en effet découvert "la méthode" des Bettencourt pour puiser dans leurs comptes suisses afin de faire revenir les espèces à Paris par une sorte de "compensation bancaire" équivalant à un système de passeurs. Cette enquête établit qu’en 2007 Liliane et son mari, André Bettencourt, en deux fois, ont touché en liquide 800.000 euros venus de la Suisse. Patrice de Maistre était présent lors de ces remises, à leur domicile de Neuilly. En 2008, deux remises encore, d’un million d’euros chacune. En 2009, trois remises de 400.000 euros. Soit en trois ans, 4 millions d’euros en cash… de la fraude fiscale en provenance de Suisse.

En trois ans, 4 millions d’euros

Dans son ordonnance du 22 mars, le juge Gentil insiste sur les deux versements de 2007 qui l’intriguent en liaison avec la campagne électorale de Nicolas Sarkozy. Patrice de Maistre et Éric Woerth, le trésorier de l’UMP, ont admis s’être rencontrés une première fois le 19 janvier 2007 "à 8h30 dans un bar de Paris situé à proximité du siège de campagne du candidat Nicolas Sarkozy", écrit le juge, dans le 10e arrondissement. Or le premier versement en espèces de 2007 a lieu le 5 février, "deux jours avant le deuxième rendez-vous dans un bar entre Patrice de Maistre et Éric Woerth intervenu le 7 février 2007", souligne le magistrat. En clair, la date d’arrivée des fonds venus de Suisse semble coïncider avec la date de rendez-vous Woerth-Maistre. La deuxième remise de 2007, le 26 avril 2007, est elle aussi de 400.000 euros. Le juge Gentil note qu’elle a lieu le même jour que la "mention de François-Marie Banier d’une conversation de Liliane Bettencourt qui lui confie : 'De Maistre m’a dit que Sarkozy avait encore demandé de l’argent. J’ai dit oui'", poursuit le juge Gentil dans son ordonnance. "Il convient de noter que des témoins attestent d’une visite du ministre de l’Intérieur Nicolas Sarkozy au domicile des Bettencourt pendant la campagne électorale de 2007, que des investigations sont donc nécessaires s’agissant de ces premières remises de 2007", continue le magistrat, s’appuyant sur des témoignages d’employés des Bettencourt affirmant qu’outre un dîner avec Cécilia, Nicolas Sarkozy aurait été reçu, un quart d’heure, par André Bettencourt au printemps 2007. En clair, noir sur blanc dans son ordonnance demandant l’incarcération de Patrice de Maistre, le magistrat bordelais soupçonne qu’une partie des fonds en espèces récupérés par les Bettencourt a servi au financement de la campagne de 2007.

Devant le magistrat, jeudi, Patrice de Maistre a une nouvelle fois nié, malgré la menace de la prison, avoir remis de l’argent à ces fins. Jeudi, ses trois avocats, Mes Jacqueline Laffont, Pierre Haïk et Christophe Cariou-Martin ont dénoncé avec vigueur, devant le juge, la "pression" dont était la cible leur client. Refusant d’aborder le fond du dossier, ils réagissent : "Nous avons été scandalisés par la décision d’incarcération de Patrice de Maistre. Mis en examen depuis trois mois et placé sous contrôle judiciaire, il avait scrupuleusement respecté toutes ses obligations… Aujourd’hui, il se retrouve emprisonné sans motif au terme d’un artifice. On prétend que des faits nouveaux ont été mis au jour, mais pour l’essentiel, tout était connu depuis le début de l’instruction. Cette mesure coercitive ne peut s’expliquer que par la volonté d’utiliser la détention comme un moyen de pression. Nous déplorons que de telles méthodes, que l’on croyait révolues, ressurgissent en pleine période électorale."

Dès lundi, la défense de Patrice de Maistre va plaider un référé-liberté devant le président de la chambre d’accusation de Bordeaux. Si ce référé échoue, l’ancien gestionnaire de fortune restera à la prison de Gradignan. Jusqu’à sa prochaine audition… À hauts risques.

Laurent Valdiguié - Le Journal du Dimanche

dimanche 25 mars 2012

 

 

Le comique dans l'affaire si tant est qu'il soit possible de la qualifier ainsi, c'est que cet argent sert à financer le glissement vers l'extrême droite (l'héritage réactionnaire est préservé) et pour traquer l'étranger qui se terre devant la pureté du "sang bien de ch'eux nous".


De Maistre l'ainé en question, de par ses combats contre la France en tant que noble savoyard rattaché au comté de Nice, ne parviendra à devenir français que caché dans les fourgons de la restauration bien après que ces esclaves à parquer dans les Antilles et autres possessions qui nous ravitaillaient en bien à bas coups issue de l'esclavage soient devenus citoyens républicains de notre république et aient participé à sa construction.

 

L'histoire ne précise pas si les fourgons sont passés par la Suisse pour rejoindre Paris.

 

 

A revisiter à l'aune de ce qui précède :

 http://www.lexpress.org/wp-content/uploads/2010/04/tintin-congo-ch.jpg

 


 

 

 

 


 

 

Rédigé par canaille le rouge

Publié dans #Mensonge d'état

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