Les dents de l'amer (♫ ♫ -vous vous rappelez ? )

Publié le 26 Août 2012

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25 08 2012- Copé à Nice 

 

 

Il y a ce qui est du domaine des rivalités de personnes et des ambitions personnelles qui ont donné du travail à des générations de ponceurs de parquets chargés d'effacer les rayures faites sur les sols des châteaux par les dents longues des ambitieux.

 

Il y a aussi ce qui est de réalité de la droite qui n'admet pas que le PS soit plus efficace qu'elle pour gérer les intérêts du capital et dont les caciques veulent avoir accès aux gamelles des ragoûts du pouvoir.

 

La déclaration de Copé "Je vous l'annonce : aujourd'hui, je suis candidat à la présidence UMP. Candidat pour rassembler tous les talents de notre famille politique, dans sa diversité. Candidat pour conduire une opposition qui colle aux réalités du terrain, qui n'a pas froid aux yeux, qui est sans concession, sans complaisance. En un mot, une opposition totale, une opposition tonique. Candidat pour vous emmener vers la victoire en 2014," se lit avec les deux grilles : "on a été battu on se prépare à revenir" mais y voir aussi pour tous les démocrates cette volonté d'utiliser tous les moyens dont la droite sait se servir pour parvenir à ses fins.

 

Les pratiques des campagnes électorales et celles des nervis montrent combien leurs talents ne sont pas qu'oratoire. La référence à la famille politique quand on se rappelle les thèmes de campagne développés par le même Copé montrent que la frontière est plus que ténue de son côté droit : c'est un Schengen idéologique.

 

C'est cela que porte son "opposition qui n'a pas froid aux yeux".

 

Ne pas être lucide sur ce point serait désastreux pour la classe ouvrière. La reconquête pour l'instant politiquement stoppé de tous les pans de la vie publique les pousse à ces pratiques. Rappelons nous leur amours vénéneux avec tout ce que le brun  gris porte d'élus et de partis les présentant au sein des droites européennes dont le cousinage assumé avec les ultra fascistes hongrois, ceux d'Autriche ou des pays baltes. Ils sont d'une génération qui a côtoyé Papon dans leur rang sans états d'âmes l'osmose entre la droite classique et la droite extrême est maintenant une base de construction dans ce camp.

 

S'il ne faut pas s'alarmer de leur réaction (c'est le cas de le dire) naturelle, il est certains que seule une offensive des travailleurs pour imposer des reculs au patronat et reconquérir les droits sociaux que la droite veut éliminer sera capable de contrecarrer une offensive qui va disposer de moyens matériels et idéologiques considérables.

 

Ce n'est pas en donnant des gages au capital qu'on va désarmer ses mercenaires bien au contraire. Puisqu'il est de bon ton du côté des partis dits de gôche de faire parler l'histoire, usons de leur caisse à outils : Le PS va se trouver devant une responsabilité historique refaire le coup de 1938 ou renouer avec 44. Pas de demi mesure possible quand on garde en mémoire que le numéro 2 du Medef a marqué publiquement sa préférence pour l' "après 37-avant 44".

 

Les cartes sont sur la table, à la classe ouvrière de prendre la main et d'imposer la règle du jeu.

 

 

 

 

 

Rédigé par canaille le rouge

Publié dans #Du côté du capital

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