Les délicates attentions de la direction de Renault

Publié le 12 Octobre 2012

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Vous avez certainement en mémoire cette histoire de cabale barbouzarde montée par la direction de l'ex RNUR découvrant les joies des pratiques managériales ordinaires de l'UIMM en accusant trois cadres d'espionage industriel.


Ils sont exquis de délicatesse :

La direction du groupe automobile avait anticipé un éventuel suicide ou tentative de suicide des trois cadres accusés à tort d'espionnage par leur hiérarchie lors d'une affaire qui avait secoué le constructeur automobile en 2011.


La direction avait rédigé à l'avance des communiqués, selon des informations divulguées par France Info, France Inter et Le Parisien/Aujourd'hui en France, confirmée par une porte-parole du groupe. "En tant qu'entreprise du CAC 40, en cas de crise, notre communication envisage toutes les possibilités et celle-ci en faisait partie", a déclaré à l'AFP cette porte-parole.


Le document fait état de deux options: la première est à utiliser si "l'un des cadres a tenté de mettre fin à ses jours", tandis que la seconde est à reprendre s'il "a mis fin à ses jours". Utilisant les formules d'usage pour de tels drames, les deux communiqués sont similaires, à l'exception d'une phrase rajoutée dans l'option 2 selon laquelle l'entreprise ... "pense particulièrement à la famille de M. xxx".


"Anticipation pure"


"C'était de l'anticipation pure, des éléments de langage pour être prêt à répondre aux journalistes", a déclaré au Parisien Frédérique Le Grèves à l'époque directrice de la communication du groupe automobile, qui occupe désormais le poste de chef de cabinet de Carlos Ghosn, le PDG de Renault.

Dans cette affaire de faux espionnage, deux anciens cadres du service de sécurité sont mis en examen.


Ils sont soupçonnés d'avoir contribué à une escroquerie au renseignement en faisant accuser à tort d'espionnage industriel trois cadres de Renault, qui avaient été licenciés avant d'être innocentés.


L'affaire, qui avait éclaté en janvier 2011, s'était conclue quatre mois plus tard par la démission du numéro deux de Renault, Patrick Pélata, le débarquement de six autres responsables et l'indemnisation des trois cadres licenciés à tort. 

James bond avait son Aston Martin, CG roule avec Zoe : il met ses cadres sous tension et prévoit de les faire rouler à tombeau ouvert.

Rédigé par canaille le rouge

Publié dans #En passant - juste un mot

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