Les assassins de grands chemins ont tué la poste

Publié le 12 Janvier 2010

 

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L’Assemblée Nationale,  le Sénat et leur majorité ont pris ce mardi 12 janvier 2010 la décision d’exécuter le plus vieux service public du Pays, sa poste.
 

Les assassins ont agit dans la confidentialité de l’hémicycle. Pour faire disparaître le corps ils ont incinéré son statut de Service Public. 
 

Pour effacer ses cinq siècles de compétences, l’administration publique avait été volontairement endetté pour la prétendre moribonde et l’État allant au devant des Diafoirus en avait fait une entreprise malade devenue vulnérable, qui ne serait guérissable que par des transfusions de capitaux à venir de la concurrence.
 

Plus de 2 millions de citoyens se sont  prononcés contre ce lynchage idéologique et économique  fomenté par tous les partisans des critères du libéralisme économique de l’UE.
 

Dans le pays, 11 millions de comptes bancaires de l’établissement public devenu ce jour capital d’une Société Anonyme (SA).
 

En feuilletant la presse, il est possible de trouver des informations qui montrent le lien de la poste avec la population et la place qu’elle tient dans l’organisation de sa souveraineté.

 

Aude-là de la convoitise de son encourt et les gisements de profits que son activité recèle, tuer la poste a du sens. Cela participe de la casse des repères sociétaux qui  fonde la réalité politique et sociale de ce pays  :

Pendant la Révolution Française, la Poste passe sous l’égide de l’État et les directeurs des postes sont élus.

En 1830 est mis en place un premier service rural desservi par des facteurs tous les deux jours ; début d’un grand service public. Ils sont alors rémunérés au kilomètre de tournée.

La carte postale fait son apparition durant la Commune.

Vers 1880, l’Administration des Télégraphes jusqu’alors sous tutelle du ministre de l’Intérieur, fusionne avec celles des postes.

C’est seulement en 1893 que les facteurs gagnent un  jour de congé mensuel.

Les allèges postales sur les trains poussent à la réussite du « posté aujourd'hui,  distribué demain ».

Avec l’aviation naît l’aéropostale tandis que  la mécanisation automobile voit apparaître les tournées  en deudeuches fourgonnettes,  le vélo et la sacoche lien avec les gens faisant le lien en zone urbaine.

Le service public fonctionne et bien les luttes sociales des postiers accompagnent ses extensions.
 

L’entreprise unifiée des postes et télécommunication au nom des directives Européennes est scindés par le socialiste Quilès le gouvernement Jospin et sa majorité en 97 privatiseront France télécom et organiseront la gouvernance de la poste sur des critères de rentabilité c’est la directive postale directive postale européenne qui pose le principe de l’ouverture progressive à la concurrence du marché du courrier.
 

Exit les trains postaux, l’aéropostale, le J+1, les trois puis deux tournées quotidienne à Paris.
 

L’établissement public depuis les années  85 j’usqu’à  ce début 2010 est engagé par les parlementaires sur la descente infernale qui conduira à sa privatisation
 

C’est fait depuis ce 12 janvier à 15h.
 

Il appartient maintenant de construire un projet politique qui fasse de la reconquête des services publics et leur maitrise publique la colonne vertébrale d’une alternative au capitalisme masqué sous les traits du libéralisme qui est d’autant plus débridé qu’il corsète les la souveraineté populaire.


Les postiers seront convoqués pour cette construction, les usagers citoyens aussi. La question de la sortie du carcan politique de l’UE doit être posée.
 
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Rédigé par canaille le rouge

Publié dans #Nouvelles du front

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