Législative partielle : Quand le tramway ne manque pas d'air.

Publié le 17 Juin 2013

 

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Fallait oser le dire, ils ont.


Commentant l'élimination de son candidat dès le premier tour, le secrétaire général du PS et son porte sacoche préposé aux élections ont cru bon de faire cette sortie qui devrait rester dans l'histoire.


"L'éclatement des forces de gauche au premier tour est particulièrement regrettable alors que les élections partielles sont toujours difficiles pour la majorité en place et qu'il est apparu  dans les élections partielles précédentes que l'électorat de gauche était- moins mobilisé que celui de l'opposition et encore moins que celui du fn" Fermez le ban.


Au passage ces braves gens oublie de dire que si élections partielle il y a eu c'est peut-être que du côté du PS il s'est passé des choses pour le moins peu orthodoxe du point de vue de la morale politique et singulièrement sur la façon dont dites valeurs "de gauche" ont été salies par le délinquant qu'ils avaient mandaté.

 

Ensuite oser affirmer que c'est de ne pas avoir soutenu le pari du truand qui fait que son second couteau est en difficulté c'est accuser les trompés d'hier de turpitudes de la roue de secours d'aujourd'hui.


Enfin (avant d'aller sur le fond et rester une dernière fois dans le champ institutionnel tel que balisé c'est  refuser de voir que le brouet qui mijote dans la cocotte des cuisine de la rue de Solferino est devenu indigeste même aux estomacs les mieux blindés en matière de retournement de cap.

 

Il faut lucidement (du moins pour ceux qui s'opposent à la droite et l'extrême droite et refusent la fatalité de la gestion de la crise du capital) regarder les faits et ce (ceux) qui les ont permis

 

Le "f-haine" avec environ 1000 voix de plus (voila où conduisent les pratiques du PS d'une part et les alliances avec la droite dite classique) démultiplie son pourcentage parce que la gauche (fin de vie du concept?) pert 14 000 voix dans l'abstention populaire, les mélanchoneries et autre coups de gueule attrape tout sans contenus perdant 500 voix. 


Les 57% d'abstention font la montée des pourcentages de la droite et du f-haine. Faut-il s'en étonner ? 13% de plus qui refuse d'aller voter qu'il y a un an C'est cela le fait majeur de ce scrutin : les électeurs en ont marre de cette mascarade où le choix est entre les mêmes les pareils et les pires. Ce premier tour milite pour que soit relancer la bataille pour la proportionnelle intégrale (qui dans le cas d'espèces aurait remplacé le faillis du compte en Suisse par le suivant sur la liste (qui peut-être aurait été moins pourri).

 

Cela dit dans les autres partielles, Cahuzac ne pouvait servir de paravent. Le fond c'est la politique de ce gouvernement et le personnel politique qui la met oeuvre, toute "majorité présidentielle" confondue*.


 

Un des critères d'une alternative réelle, c'est le retour à la proportionnelle seul moyen de sanctionner la droite, de marginaliser l'extrême droite et de chasser par la démocratie les escrocs auteur d'abus de bien moral avec enrichissement personnel se déclarant de "gauche" pour mieux rouler à droite.

 

 

*Comment les millions de mal logés pourraient-ils aller voter "rose" "vert" ou "orangé bleu pale" et plus quand on apprend alors qu'on vote à Villeneuve sur Lot que :

"Le logement intermédiaire sera éligible au taux de TVA de 10 %." L'annonce faite vendredi 14 juin par le président de la République, François Hollande, en clôture des "24 heures du bâtiment", a soulagé les professionnels de l'immobilier. C'est un premier pas en faveur du retour des investisseurs institutionnels dans le logement. Eux, dont la part dans le parc privé est passée de 25 % dans les grandes villes à moins de 4 % en vingt ans, selon l'Institut de l'épargne immobilière et foncière.

 

Tout au long du premier trimestre, un petit groupe de professionnels (promoteurs, assureurs...) a travaillé confidentiellement à l'Elysée pour voir comment ces investisseurs pourraient financer la construction d'un parc locatif intermédiaire entre le logement social et le marché libre. Et du même coup donner une impulsion à la construction immobilière et au bâtiment, filière en crise. Les réunions se sont arrêtées, mais les travaux ont suffisamment avancé pour que l'Elysée, le ministère du logement, Bercy et la Société nationale immobilière (filiale de la Caisse des dépôts qui construit et gère des logements) élaborent le cadre de ce nouveau dispositif.

Il va y avoir des incitations fiscales pour ces logements alors que le financement du logement social est asphyxié. Le PS alimente consciemment l'abstention électorale et donc la monté de la droite et surtout l'extrême droite. Quand comme l'ont fait les salariés des papeteries de Terrasson ira -t-on massivement le dire au ras des moustaches ou couettes des bateleurs d'estrades de ce pouvoir. 

Rédigé par canaille le rouge

Publié dans #Pour réfléchir ensemble

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