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Le Roux petit chaperon et les grands méchants rouges

 

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Canaille le Rouge a failli beaucoup rire en recevant d'un lecteur complice une information certainement décisive pour comprendre la complexité de la situation politique.

Monsieur Bruno Le Roux n'aime pas les gauchistes, il le clame tout azimut mais privilégiant les victimes de sa politique pour marteler qu'ils sont un piège.

La Culture politique de La Canaille fait que lui non plus mais pour bien d'autres raisons que monsieur Le Roux ne partage pas l'approche des stipendiés génériques de l'honorable parlementaire.

Preuve si besoin était (et cela peut se décliner dans tous les espaces de la vie publique et politique) que les adversaires de mes adversaires ne sont pas mes alliés et peuvent à l'occasion être mes ennemis, le choix du côté de la barricade faisant la ligne de front. Le Roux de tracer la ligne de démarcation à gauche de tout ce qui  s'intéresse mêmes sans le partager à ce que dit Filoche. Le quel n'est pourtant pas exactement un tenant de l'insurrection des masses populaires.Cela fait quand même du monde.

La canaille va jusqu'à dire qu'il y a bien plus de points de convergences entre lui et un des ciblés par Le Roux quand il se bat dans son entreprise qu'avec le diplômé de HEC qui lui cogne dessus et explique à l'encre rose pourquoi la crise est fatale. Ensuite reste un débat où le sieur Le Roux ne sera pas le bienvenu.

Ce qui fait plus que sourire Canaille le Rouge c'est l'émergence sur la place publique de ce qui est peut-être la raison rentrée de ce débat :

Depuis la fin des années 80 la direction du PS se partage de façons mouvantes entre anciens trotskistes et néo du même métal (les anciens mao plus radicaux ont viré au Medef) et des promotions entière d'énarque et autres HEC qui, les voies étant encombrées à droite, ont choisi le PS pour faire carrière dans les rouages de l'état et accéder, irruption visible dans l'espace ici régulièrement qualifié "hors sol", au levier de commande.

Problème : les théoriciens de l'entrisme, experts en la matière, s'étant durablement octroyés des mandats quasi indéboulonables et pas forcément soumis aux aléas d'une sanction immédiate de leur reniement, lés énarquiens-HECistes font la gueule.

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C'est la version remasterisées par le Tram de Solferino de la lutte des places traduite par de vigoureux "touche pas à mon poste".

Et de voir l'élu d'Épinay sur Seine (célèbre ville de congrès, connue aussi pour ses studios audiovisuel) nous faire son cinéma avec une sortie aussi définitive que radical «le gauchisme ne permet pas l'action».

En voyant Drey, Jospin, Cambadélis et pas mal d'autres qui siègent autour de la même table que notre diplômé d'HEC, on peut même dire qu'il conduit même à la réaction tant est que la casse des acquis sociaux ne peut-être classé que dans ce tiroir-là.

Et B. Le Roux de poursuivre : "la gauche est là pour gérer dans la durée". Donc pour le président du groupe socialiste à l'Assemblée Nationale est gauchiste, et Canaille le Rouge accepte alors le qualificatif, que de rappeler historiquement "la gauche " était là pour transformer radicalement la société.

A ce compte si nous en croyons les textes de référence que le PS publie sur son site il va lui falloir en exclure la mémoire de Léon Blum et même purger ses archives des textes de …Guy Mollet. Bon le risque est minime tant le concept de gestion loyale du capitalisme a été instillé en profondeur dans l'ADN de la SFIO par les mêmes Blum et Mollet, concept qui passé par l'alambic de Mitterrand et Maurois raffiné par Aubry nous donne ce Blummollet vraisemblablement jetable après l'usage.


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Mais, et La Canaille finira la dessus, c'est cette démonstration et cet accrochage à la gestion durable qui permet à ce Le Roux qui est à l'Idée de Socialisme ce qu'une paire de charentaises est à une Ferrari d'argumenter pour rejeter la loi d'amnistie sociale et s'opposer à toute loi interdisant les licenciements boursiers (loi qui par ailleurs n'est pas même la première marche permettant de partir à l'assaut du Palais d'Hiver et qui laisse debout le plus grand nombre de Bastilles).

Au Mexique existe un parti qui s'intitule "Parti Révolutionnaire Institutionnel". C'est une des principales formations où se recrute personnels politiques, cadres économiques du libéralisme mexicain et même certaines personnalités qui font ressembler Mexico à certaines institutions en buttes aux cabinets d'instruction existant chez nous dans le nord ou le grand sud de la France.

Le PRI est comme Le Roux : il n'aime pas les gauchistes. Et comme le Parti de Le Roux il est membre de l'internationale socialiste.

Pour rattraper les âneries du troll d'avant qui a compromis l'année de l'amitié franco-mexicaine, La Canaille propose un jumelage entre ce PRI et la rue Solferino. D'autant qu'à Mexico, concernant ceux qu'ils considèrent comme gauchistes ils sont adeptes de solutions radicales : demandez donc aux habitants du Chiapas ce que l'armée lancée par le PRI a fait sur place. Sûr qu'ici pour chasser ceux que Le Roux appelle gauchistes mais en fait est la colère populaire et ouvrière, Valls saurait se mettre en phase notre théoricien du libéralisme rose.

 

 

 

 

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