Le patron de l'industrie scolaire a dit

Publié le 25 Février 2013

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Finalement, l'école c'est comme la SNCF :

C'est la direction qui sélectionne trafics, "missions", moyens et que se débrouillent les soutiers, rameurs, écopeurs de prise d'eau face à des mesures qui fabriquent des retards des trains ou des échecs scolaires.


Sauf qu'en plus, avec l'école, c'est de nos enfants ou petits enfants qu'il s'agit, pas de machines.


Rentrer à l'atelier une rame avec 12h00 de retard cela perturbera les plannings, porter les pas de révision usera prépaturément le matériel alors que ne pas avoir de maitre à la rentrée ou de remplaçant d'un prof malade cela pèse sur l'avenir individuel des enfants et pèse sur le fonctionnement global de la société. 


Le gouvernement des ces "qui savent touts mieux qu'nous" dès lors que cela va au devant des exigences patronales et de leurs CCI a donc décidé de s'engager dans un chamboulement des rythmes scolaires où le moins que l'on puisse dire est que la concertation avec les familles (APE) et les enseignants tant organisation syndicales que structures pédagogiques de réflexion n'aura pas été le point cardinal.


La sortie hors de tout débat sauf avec des journalistes dans une émissions de la très réac BFMTV (rappelez vous de son rôle dans la manif des intégristes du mariage contre tous) en est une nouvelle démonstration. C'est en soit l'expression d'une méthode et éclaire la nature des choix.


Reste la question qui va devoir être posée :

Le rôle du ministre (dit de gôôoche)  d'une République laïque, ministre chargé de donner les moyens de la formation générale et professionelle des générations futures est-il de se battre pour avoir et dispenser ces moyens ou est-il avec les dates des vacances d'été d'ajuster le planning estival et le lissage des coefficients de remplissage de l'hotellerie et des campings de la france profonde ? Lesquels ne resteraient que les pivots de la dernière "industrie" française : cele de bronze-cul de l'UE.

 

La Canaille a bien peur de ne plus en être à la crainte mais au constat.

 

Ce qui est très drôle quand on pense que l'entrée dans la carrière politique pour nombre des chevaux de retour de la social-démocratie maintenant au fait des responsabilité c'est faite contre ces orientations de l'époque giscardo pompidolienne. L'eau de remonte jamais la rivière et plus elle s'éloigne de la source, plus elle devient boueuse puis bourbeuse. Nantes connait bien l'historique de son bouchon vaseux.


C'était une p@ge édité dans le cadre de l'approfondissement du "à quoi sert le Parti socialiste". 

Rédigé par canaille le rouge

Publié dans #Du côté du capital

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