Un "N" qui impose de faire s'exprimer à l'antenne la différence

Publié le 24 Juin 2010

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Alors que la direction de France Inter au moment de l'anniversaire du 18 juin renoue avec certaines pratiques dignes de Radio Paris, plus que jamais exigeons la clartée sur la différence.

Dommage qu'à propos de ce qui suit, par la volonté des censeurs au pouvoir,  Porte ou Guillon ne puissent  plus faire une explication de texte qui aurait eu toute sa place à l'antenne.

 

A chacun son Schuman(n) et les valeurs républicaines* seront bien gardées comme la réaction pétainiste justement stigmatisée:

 

 

 

De: frederik brandi

 <fredbrandi@gmail.com>

J'ai peut-être été un peu rude ce matin en laissant entendre que France Inter avait sciemment interverti les personnes de Robert Schuman et Maurice Schumann. Si ce n'est pas un acte délibéré de la part d'Inter, et que cela relève plus de l'incompétence ou de la négligence de la part des journalistes, l'incident est tout de même révélateur de la tonalité dominante détestable qui règne sur les ondes de la radio publique.
En voici donc le détail :
 
 
Maurice Schumann ou Robert Schuman, comment France Inter entretient, au nom de l'Europe, la confusion entre résistants et collabos... :
 
Peu après 6h30 ce 18 juin 2010, alors que France Inter commémore avec beaucoup de pompe et de surcharge émotionnelle les 70 ans de l'Appel du 18-juin, Fabrice Drouelle présente le speaker qui déclamait au début de chaque émission de Radio Londres "Honneur et Patrie, voici leGénéral de Gaulle..." comme étant "Maurice Schumann, l'homme qui ensuite allait construire l'Europe", créant là un étrange hybride entre Maurice et Robert.
Si Maurice (1911-1998, Schumann avec deux n) était bien le speaker pionnier résistant de Londres, l'un des premiers et des plus efficaces selon le Général de Gaulle, il n'a strictement rien à voir avec "l'homme qui ensuite allait construire l'Europe"... Celui-ci, c'est Robert (1886-1963, Schuman avec un seul n), député et futur "Père de l'Europe" en effet, mais qui en 1940 se trouvait en France, bien loin de l'esprit de résistance de Radio Londres puisque, le 10 juillet, il allait voter les pleins pouvoirs au Maréchal Pétain !
Et une heure plus tard toujours sur l'antenne d'Inter, vers 7h40, la confusion est encore entretenue par Laurence Thomas qui, au détour d'un sujet sur les célèbres voix deRadio Londres (Pierre Dac, Maurice Schumann, etc.), lance un document sonore avec ces mots :
"Robert Schuman le 18 juin 1980 était l'invité de Jacques Chancel dans Radioscopie sur Inter"...
Et c'est évidemment la voix de Maurice qu'on entend ensuite chez Chancel (Robert le collabo étant mort en 1963).
Voilà comment, grâce à France Inter, en ce 18 juin 2010, la "vérité" eurocompatible avance à son rythme, celui de l'intox et la confusion.
Maurice ou Robert, résistant ou collabo, plus rien n'a d'importance sur les ondes tant qu'on fait passer l'équation "Europe = Paix", au mépris de toute rigueur historique...
Alors je ne sais pas si les descendants de Maurice doivent "avoir la haine" mais à leur place je serais, au moins, bien triste pour la mémoire ainsi bafouée de ce glorieux aîné.
PS de "canempechepasnicolas" :
Robert Schuman était, le 18 juin 40, ministre de  Pétain.

* Même s'il est évident que le Maurice Schumann de Londres n'est pas le même que celui qui fut président du MRP sous la IVème République et ministre sous De Gaulle puis Pompidou, il sera un des gaullistes opposant au traité de Maastricht, cet héritage de l'autre Schuman (Robert) du cabinet de Pétain et de la CECA réunis (ajout de C. le R.).

 

Rédigé par canaille le rouge

Publié dans #Mémoire et Histoire

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