Le monde comme il va (mal) : le point de vue du collectif communiste Polex

Publié le 21 Février 2013

 

 

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Voici en guise d'entrée en matière le texte qui ouvre sa dernière livraison :


HOLLANDE, « DUX IMPERATOR » À LA TÉLÉVISION FRANÇAISE.


Il y a deux mille ans, les généraux de l’Empire romain, revenus de leurs sanglantes conquêtes en Germanie barbare, étaient admis à recevoir « le triomphe » avec leurs légionnaires dans Rome, à traverser la « ville éternelle » aux applaudissements d’une plèbe enthousiasmée par le pillage et l’esclavage des provinces vaincues. Le chef de guerre victorieux pouvait alors se faire proclamer Empereur à la tête de ses armées.


Notre Président, qu’on disait auparavant Flanby, se prend aujourd’hui pour César. Il a organisé lui-même son triomphe au Mali « libéré », avec le concours des télévisions hexagonales à son service : on n’est jamais mieux servi que par soi-même, et ses larbins. Ils ont encensé jusqu’à la nausée le « Chef de guerre » : ses avions ont aplati quelques dizaines de véhicules tous terrains, tant qu’ils étaient concentrés à Gao, et ailleurs ; ses soldats, venus de France ou des pays voisins, ont roulé jusqu’à Tombouctou sans un coup de feu quand les baroudeurs narco-djihadistes se sont égayés dans le désert, refusant le combat inégal. Nos spécialistes chevronnés de la brosse à reluire à la télévision, qui déshonorent le métier de journaliste, ont commenté en boucle les images de Hollande « libérateur du Mali », descendant de l’avion au milieu d’officiels empressés, l’enthousiasme en gros plan de quelques citoyens de Tombouctou et leurs « mamans » hurlant leur joie de voir revenir les colons « toubabous ». Ceux parmi nous qui connaissent un peu Bamako ont à l’inverse, remarqué quelques rares vues de « trottoirs » défoncés, vierges de spectateurs, quand passait le cortège « hollandais », et d’une Place de l’Indépendance à moitié vide quand le « chef » venu de Paris délivrait son message ampoulé de victoire. Décidément, le ridicule ne tue plus, à Bamako ni à Paris.


Une simple suggestion à notre Président, à ses ministres : pourquoi ne pas aller tenter un triomphe télévisé devant nos usines qui ferment, à Florange, à Aulnay, à Amiens, clamer aux chômeurs que l’on n’a pas d’argent pour les salaires ou les retraites, ni quelques centimes pour les RMIstes, puisqu’il faut bien trouver les milliards nécessaires pour défendre les intérêts des actionnaires d’Areva, ces humanistes…


FRANCIS ARZALIER

 


Rédigé par canaille le rouge

Publié dans #Paix et droits des peuples

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