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Le meilleur des mondes, un Masson à faire connaître

 

Une proposition de loi, déposée par le sénateur Masson, prévoit de remettre en cause le droit à l’anonymat des blogueurs.

Il s’agirait de leur imposer la publication de leur nom, de leur adresse, de leur adresse mail et même de leur téléphone.

Message reçu par la canaille depuis le blog de "canempechepasnicolas"

 

 

http://api.ning.com/files/FuyP0EtBq69TM9zCoOeSBuQB4RQFHys-J9--6j-f1rMCVzjabdnCj3gcJextZtqgHwPXV*UjfRzuZed*8jcC75fOn*2VGLxj/FesseBouc.jpg

 

Comme on dit chez face book, c'est au pied du mur qu'on voit le Masson.

Et le notre s'inscrit dans une longue tradition bien française: la censure d'État.

Ce Masson, s'il est un expert, le moins qu'on puisse dire c'est qu'il n'est pas très franc.

Certainement qu'il a tiré enseignement de "l'affaire des placards"*

Voila ce que dit sa page sur le "dicohoueb" wikipédia :

Jean Louis Masson est un polytechnicien et ingénieur en chef des mines de

formation.


Durant la campagne aux élections municipales de 1983 à Metz, il fait

rédiger des tracts diffamatoires anonymes contre lui-même dans l'optique

de jeter le discrédit sur Jean-Marie Rausch.


La révélation de la vérité le contraint à retirer sa liste.


Constamment élu député à partir de 1978, il est destitué de ses fonctions

en 1997 et condamné à un an d'inéligibilité par le Conseil constitutionnel

pour avoir financé la campagne d'un concurrent, afin d'affaiblir sa rivale à

droite, la centriste Nathalie Griesbeck, soutenue par Jean-Marie Rausch.

  (Voila qui le qualifie pour traquer le blogueur anonyme.)


http://owni.fr/files/2010/05/justice.jpg

 

Il est élu sénateur de la Moselle le 23 septembre 2001. (Quand on sait le

mode d'élection des sénateurs, cela donne une idée de la déontologie des

gens de droite dans les zones résidentielles de la "Nadine Morano city".

Ils arriveraient à nous rendre Beria sympathique; et pourtant…!).


Notre big brother est le seul parlementaire qui n'ait pas participé au vote

du 21 juillet 2008 sur le projet de loi constitutionnelle de modernisation

des institutions de la Ve République. Prenons cela à son crédit pour ne

pas surcharger la mule, mais que cela pour autant ne vous le rende pas

sympathique :


Le 3 mai 2010, c'est cet Orwellien  Jean Louis Masson qui, au nom de la

morale, est l'auteur d'une proposition de loi visant à « faciliter

l'identification des éditeurs de sites de communication en ligne et en

particulier des « blogueurs » professionnels et non professionnels ».  Il

doit viser la place à Besson.


http://weka.diagora-press.info/dessins/0806/080601_blog.jpg

 

*l'affaire des placards : (on reste façon "le Monde" sur les sources, encore un

recours à Wiki, avec des notes complémentaires et en couleur de la

Canaille:

 

Elle fait référence à un évènement historique de la Renaissance française.

Les placards dont il est question étaient des écrits injurieux et séditieux qui furent affichés (bien sûr clandestinement-note de C. Le R.) dans les rues de Paris et dans diverses villes du royaume (ToursOrléans) dans la nuit du 17 au18 octobre 1534.

Ces affiches furent placardées jusque sur la porte de la chambre royale de François Ier au château d'Amboise, ce qui constituait un affront envers la personne même du roi et sa foi.

Ces placards étaient intitulés Articles véritables sur les horribles, grands et importables abus de la messe papale, inventée directement contre la Sainte Cène de notre Seigneur, seul médiateur et seul Sauveur Jésus-Christ.

Ce titre évocateur était en fait une attaque directe envers l’Eucharistie, dans sa forme catholique (transsubstantiation). L’auteur en était Antoine Marcourt, pasteur d’origine picarde de Neuchâtel et d’inspiration calviniste. Le roi s'emporta contre ce qu'il considérait comme un crime de lèse-majesté.

En réponse, François Ier confessa (?) ouvertement sa foi catholique (et dit –de Paris, pas de Nantes- à Calvin la phrase célèbre "casse toi p'ov con" appelée à devenir cri de ralliement du parti légitimiste).

Il ordonna des persécutions. Des bûchers s'allumèrent. Étienne de La Forge, riche marchand et ami de Jean Calvin fut du nombre des condamnés.

Ces exécutions par le feu ne furent guère appréciées des princes allemands, favorables à la Réforme, dont François Ier recherchait par ailleurs l'alliance contre Charles Quint.

L'ambassadeur Guillaume du Bellay déclara que ces condamnés n'étaient que des révolutionnaires, des anabaptistes, dont il fallait réprimer les excès.

Jean Calvin fit partie des protestants qui choisirent l'exil.

 

 

Si son projet devait aboutir, je propose que nous nous regroupions et

assurions notre sécurité éditoriale en mettant en place... un serveur FTP.

Cela aidera notre résistance

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