Le chant de l'Armée du Rhin et les canards officiels

Publié le 9 Avril 2013

 

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A écouter les commentateurs, la coalition du "non" en Alsace serait hétéroclite.

S'il y a avait coalition, elle le serait. Mais ce n’est pas le cas.

Il n'y a qu'une chose de certain, c'est le rejet d'un projet dont le "f-haine", s’il disait pis que pendre pour ratisser pour son compte produisait des simultanément des déclarations sur "l'Alsace des provinces de France" qui convergeaient avec le contenu antirépublicain porté par l'arc fédéraliste. Ce "non" n'est pas la propriété de l'extrême droite ni le fruit d'une alliance contre nature, il porte le contraire.

Outre que trouver des passerelles entre le refus des forces sociales de progrès avec la pire des réactions relève du crétinisme politique quand elle ne sert pas de cache sexe à une abyssale mauvaise fois, elle permet de détourner les regards sur la coalition réelle entre les partisans du "oui" rassemblés sur un même programme fédéraliste.

Entre les projets du PS et ceux de l'UMP pas de différence. De plus, que Copé comme pour le Danemark ou l'Irlande laisse planer l'idée d'un retour aux urnes jusqu'à ce que son découpage de la souveraineté populaire puise s'imposer montre la qualité du démocrate.

En parlant de démocratie, il serait bon que les citoyens regardent des plus près les contorsions techniques qui permettent à 13% de votant d’imposer sa loi à 87% des autres. Et après cela droite et le PS vont stigmatiser les minorités agissantes.

Poussons l'argument comme la presse le pousse : la coalition PSUMP pour réelle qu'elle est dans la campagne comme devant ses regrets devant les résultats n'est pas, elle, qualifiée d'hétéroclite. Dont acte. Notez bien que ce n'est pas Canaille le Rouge qui le dit, mais bien les hauts parleurs et placetistes du politiquement correct qui avancent l'idée

Le titre du Monde daté des 7 et 8 avril (paru donc le 6) déjà traçait le cercle : "le NON menace la fusion des départements" c'est donc bien que l'objectif était là et qu'il était partager par l'arc fédéraliste dans les même termes.

Conclusion la coalition de cet arc serait vertueuse? Qu'en pensent les électeurs du PS ? Combien de temps eux mais aussi ceux des partis qui refusent de condamner ce PS qui s'est ressoudé à son historique logique munichoise vont-ils se laisser faire ?

 

Rédigé par canaille le rouge

Publié dans #Pour réfléchir ensemble

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