La hiérarchie de leurs normes.

Publié le 25 Octobre 2012

 

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Des causes bien moins importantes que ce qui se passe entre Neuilly, avenue de Breteuil et la Seine et Marne

 

 

C'est dans l'actualité du jour et cette façon de traiter les évènements est en soit révélatrice de l'environnement idéologique.

 

Ce jour, les cheminots sont en lutte. Quatre organisations syndicales appellent à faire grève pour l'avenir du service public, l'emploi et les salaires. Même les plus habitués du stylo à parapher les reculs s'y sont mis ; c'est dire si ça chauffe.

 

Outre les conséquences ponctuelles pour le "client" redevenu l'espace d'un jour "usager pris en otage" cela concerne des millions de personnes quant au devenir de leur entreprise publique nationale (le service public appartient à la nation, c'est un des lieux de la souveraineté populaire). Le journal de déférence titre : " Trafic perturbé à la veille des vacances de Toussaint"

 

Ce même jour la droite tiraillée entre vernis de respectabilité et rapacité pour revenir aux commandes (et La Blumollet'connexion l'y aide bien) se déchire entre les "voulant s'installer faschos aux cotés des faschos" et ceux qui disent que "ce n'est pas encore mûre pour le faire ouvertement".


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Que croyez vous qu'il va arriver ? Entre service public et querelles privées c'est sur les seconds que micros caméras et rotatives sont branchés.

 

Les conditions de déplacements des habitants de ce pays, celle de la maîtrise de l'acheminement des marchandises ne comptent que pour peu au regard du grand Guignol ubuesque. Pourtant les cheminots en ont des propositions pour que la SNCF fonctionne mieux. Ils savent techniquement, financièrement comment moderniser le réseau. Des propositions pour qu'économiquement cela soit efficace et même, osons le mot, sur des critères autres que ceux aujourd'hui dominant "rentable". Cela intéresse moins que le combat des Horaces Fipé avec les Curiaces Coillon. Mais le gratin médiatique du Siècle en a décidé" ainsi, ce sera "au théâtre ce soir" revu par Bigard, Dieudonné aux éclairages.

 

Pauvre Jean Vilar qui 40 ans après sa mort, son glorieux  TNP amputé de  son "populaire" va être une seconde fois navré.

 

Une confiscation du service public de la télévision un peu comme quand une multinationale privatise Versailles pour une de ses soirées guindées où la police nationale tient le citoyen à distance des lumières du château. Mais là, on ne lira pas dans le quotidien de révérence "programmes TV perturbés par la veillée des outrances de ces malsains".

 

C'est dans l'air du temps et personne semble-t-il ne proteste. Dès lors pourquoi se priveraient-ils de confisquer la démocratie au nom du bipartisme et de faire du champ social une variable d'ajustement par la façon dont les coups lui sont portés ? De cette façon, par leur primaire après celle du PS, ils s'assurent que le système ne soit pas menacé.

 

 

 

Rédigé par canaille le rouge

Publié dans #polémique

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