La foire aux hommes, un marché aux esclaves en 2012- (♫ ♫)

Publié le 2 Octobre 2012

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Chaque matin, du lundi au samedi dès 9h00, à la limite de Paris et d'Ivry, entre le port au matériaux du BTP et le siège national de Leclerc, sur le parking du magasin Baktor (matériaux de construction et outillages), le long de la RN 19, une foire aux bestiaux humains se tient au vu de tous, services officiels compris.


Chaque jour, Des dizaines de voitures de police passent et ne s'arrêtent jamais pour faire cesser ce trouble manifeste à l'ordre public.


En moyenne entre 70 et 130 hommes, jeunes, de toutes provenances de toutes les régions de la planète (France profonde et capitale comprise) sont comme à l'étal pour le choix de ceux qui les font monter dans une de ces camionnettes anonymes pour aller bosser au black sur des chantiers où les grandes enseignes du BTP font la pluie et le beau temps.


Comme à Fort de France sous la restauration, Gorée ou la Malaisie, comme dans les plantations et mines de l'empire colonial, comme en Bretagne ou le Limousin à la St Michel d'avant 89 où l'on tâtait le muscle et regardait les dents.


Dernier maillon de la chaine de la sous-traitance ils seront les premiers à s'écraser au sol rompus par la fatigue, chutant des échafaudages non conformes que le nombre insuffisant de contrôleurs et d'inspecteurs du travail ne permet pas d'aller vérifier. Payés de la main à la main pour une poignée d'Euro et s'ils protestent la menace du patron de les dénoncer comme sans papier pour un grand nombre d'entre eux.


C'est un des chemins pour aller de Paris à Évry et Emmanuel Hortevalls le sait.


Le ministère du travail le sait, Du temps de X. Bertrand on pouvait si ce n'est admettre mais au moins saisir pourquoi il ne faisait rien. La droite, c'est la droite et le BTP y a son nid.


Mais aujourd'hui, ce Sapin qui cache la forêt du travail au noir, à quoi sert-il à part dire que Continental avait des raisons légitimes de casser l'emploi à Clairoix ?


Vite, vite que les esclaves et ceux qui s'ils ne font rien risquent de le devenir se révoltent.

 


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2010 : la révolte des eclaves du textile au Bengladesh (là où sont fabriqués nombre de vos vêtements avec entre autres marques :  JC Penney, Wal-Mart, H&M, Kohl’s, Marks & Spencer ou Carrefour.)

Rédigé par canaille le rouge

Publié dans #Du côté du capital

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