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La filière "lendemain de réveillon" :


Le copain et hôte généreux de la clique voyageuse des oligarques français et de ceux qui les imitent.

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Si une grève ne fait pas une révolution il n'y aura pas de signes anonciateurs sans l'existence d'une ou plusieurs de celle-ci.

Pour connaître la carte des mouvements populaires à venir faut-il suivre à la trace les élites politiques de notre pays ? 

Alors que la crainte de contagion des révoltes de Tunisie et d'Egypte

inquiète les Occidentaux...

 

Vive tension sociale au Maroc


Manifestation à Rabat

 

 

 

Jeudi 10 février 2011

     

 

Outre l’appel, sur Facebook, à une grande marche pour le 20 février prochain, suivi par celui de l’association Justice et Bienfaisance, pour un “changement urgent”, le Maroc a été secoué, hier, par une grève des personnels des différents départements ministériels, des collectivités locales et autres établissements publics. Des avertissements à accélérer les réformes promises.

Pour protester contre la dégradation du pouvoir d'achat, l'échec du dialogue social depuis 2008 et les tergiversations du gouvernement dans l'application de ses engagements relatifs à la suppression des échelles de un à quatre, les personnels de différents départements ministériels, les collectivités locales et les établissements publics marocains soumis au statut de la Fonction publique, ont observé, hier, une grève qui a été suivie d’un sit-in devant le siège du ministère de la Modernisation des secteurs publics.
C’est à l’appel de l’Union syndicale des fonctionnaires, affiliée à l’Union marocaine du travail (UMT) que cette action a été décidée. Elle revendique notamment une augmentation générale des salaires, la suppression des échelles de 1 à 4 dans les collectivités locales et les établissements publics et une promotion exceptionnelle des fonctionnaires depuis 2003. Elle réclame aussi le respect des libertés syndicales.
 
Pour rappel, les fonctionnaires des collectivités locales marocaines avaient observé, fin janvier, une grève de 24 heures en signe de rejet d’une décision unilatérale prise par le ministère de tutelle de promulguer des décrets relatifs aux statuts spéciaux  pour certaines catégories de fonctionnaires.
Dans cette ambiance de protestation sociale, le mouvement islamisteJustice et bienfaisance, considéré comme l'un des plus importants du Maroc, avait appelé lundi à un “changement démocratique urgent” et à “l'établissement de mécanismes mettant fin à l'autocratie”. Cet appel intervient après celui du “mouvement du 20 février, le peuple veut le changement” et du “Mouvement de liberté et démocratie maintenant”, ainsi que d’autres groupes qui opèrent de façon similaire à ceux des internautes tunisiens et égyptiens avec les conséquences que tout un chacun connaît.
Nous appelons tous les Marocains à manifester le 20 février pour la dignité du peuple et pour des réformes démocratiques”, indique la “plate-forme” de ce groupe créé sur Facebook.
Quant au texte publié par l’association Justice et Bienfaisance, sur son site internet, il “salue les manifestations en Tunisie et en Égypte” et appelle “à un changement fondamental démocratique urgent (...) afin d'instaurer une véritable séparation des pouvoirs”. “Des millions de Marocains souffrent de la pauvreté et du manque. Il est injuste que la richesse du pays soit accaparée par une minorité”, souligne le mouvement. “Nous demandons aux autorités de mettre un terme à la “benalisation” que connaît le Maroc et à crédibiliser les institutions constitutionnelles”, précise encore Justice et Bienfaisance.
 
Dans le même ordre d’idées, le commissaire européen chargé de l'ÉlargissementStefan Füle, a estimé que le Maroc doit veiller à ce que les bénéfices du développement économique “soient partagés par tout le peuple marocain”, en évoquant les “leçons” des événements de Tunisie et d'Égypte.
Soulignant que sa visite au Maroc intervenait quelques semaines après la révolte tunisienne qui a chassé l'ex-président Ben Ali et tourné l'attention sur la région du Maghreb, Füle a souhaité que les autorités marocaines “avancent davantage” sur la voie des réformes qu'elles ont engagées. Il a notamment cité les domaines de “l'éradication de la pauvreté, du développement social (...) des réformes démocratiques, de la liberté d'expression et de la réforme de la justice”, lors d'un point de presse commun avec le chef de la diplomatie marocaine Taieb Fassi Fihri.
Évoquant les “leçons à tirer” de ce qui vient de se passer en Tunisie, M.Füle a souligné que le “développement ne devrait jamais sous-estimer les aspirations légitimes des jeunes à accéder au travail et à la liberté d'expression”. Il a aussi insisté sur l'importance d'éviter un écart trop important entre développement économique et développement humain et social. Le commissaire européen a indiqué avoir souligné, lors de ses entretiens à Rabat, “l'importance de veiller à ce que les bénéfices du processus de réforme soient partagés par tout le peuple marocain”.

 

    

 

 

 

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Publié le 10 février 2011 avec l'aimable autorisation de Liberté.

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