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L'Humanité : où en est le curseur ?

 

 

 

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La Canaille reçoit parfois des rappels de bons camarades lui repprochant d'avoir la dent un peu dure avec l'Humanité.

 

Pour éclairer ce débat, copie du titre en une de l'huma.fr de ce 1er février après les déclarations de Berger sur "l'intransigeance suicidaire" de la CGT :

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Et voici in extanso l'article qui accompagne la saisie d'écran ci dessus :


 

Le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger a estimé vendredi sur LCI que la CGT porte une responsabilité dans le projet de fermeture du site de Goodyear à Amiens Nord, faute d'avoir négocié un accord pour sauver l'emploi. Ce reproche de Laurent Berger met en exergue les différences d'appréciations des deux centrales concernant l'accord sur la sécurisation de l'emploi que la CFDT a signé, non la CGT.

"La direction et l'organisation syndicale majoritaire (la CGT, ndlr) portent une responsabilité dans ce qui se passe, (...) à part égale", a déclaré Laurent Berger, qui reproche à la CGT une "position dogmatique. On voit bien que, quand il y a des dogmes, et pas de volonté de sauver l'emploi, on va dans le mur."

Le successeur de François Chérèque fait référence aux accords conclus entre syndicats et direction qui avaient permis le maintien du site voisin d'Amiens Sud, où travaille un millier de salariés. En revanche, la direction de Goodyear France a annoncé jeudi son projet de fermer son site d'Amiens Nord (1200 emplois), où les salariés ont rejeté le chantage à l'emploi exercé sur eux depuis 5 ans.

Accord du 11 janvier

Plus globalement, Laurent Berger justifie la signature par sa centrale syndicale de l'accord dit de sécurisation de l'emploi, dont le principe est d'échanger localement de la flexibilité en temps de travail et salarial au profit de la direction, contre la promesse faite aux salariés de maintenir l'emploi. Le leader de la CFDT appuie d'autant plus cet accord signé avec le patronat, la CFTC et la CFE-CGC, mais rejeté par la CGT et FO, que, selon lui, il permet de renchérir le coût des plans sociaux qui ne seraient décidés que pour des raisons de gains financiers.

Pour l'instant, cet accord ne stipule aucunement que les plans sociaux dits boursiers puissent être renchéris. Mais la CFDT a bon espoir que le gouvernement, chargé de rédiger le projet de loi, ou les parlementaires, qui le voteront, ajouteront des dispositions afin de permettre la sanction de ces licenciements dits abusifs. Le texte ne prévoit pour l'instant qu'un contrôle formel du respect des procédures (calendrier des réunions avec les représentants du personnel, etc.) De même, la CFDT espère que la loi sur les cessions de sites rentables, qui sera débattue au printemps, pourrait aussi introduire des mesures permettant de renchérir le coût des licenciements dits boursiers.

Les "méthodes" de la CGT à PSA Aulnay. Laurent Berger a rappelé vendredi que son organisation n'avait pas appelé à la grève sur le site PSA d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) et a regretté les recours à la menace sur les personnes et les biens. "Ce sont des méthodes que je ne partage pas", a-t-il dit, dans une allusion aux récents mouvements de grève et occupation du site lancés par la CGT minoritaire.

Fin de citation

or, la réalité sur le terrain, c'est cela, et l'Huma le sait:


A LA UNE

Depuis que la grève a repris à l'usine d'Aulnay, la direction met le paquet pour tenter de l'arrêter. Elle a fait venir, en toute illégalité, une centaine de vigiles qui paradent en uniformes et rangers autour de l'usine. Le préfet de Seine-Saint-Denis, averti plusieurs fois de cette situation, refuse systématiquement de dénoncer la direction, alors que le droit du travail est explicite sur ce sujet.

Des cadres sont envoyés à Aulnay avec doublement de leur salaire et une prime de 10%. Ils ne sont pas là pour travailler mais servent à intimider et impressionner les salariés grévistes et non grévistes. La direction a embauché en toute illégalité des intérimaires pour remplacer les grévistes.

Bref, PSA viole la loi. Et ce multirécidiviste n'est pas inquiété par les pouvoirs publics complices de ces délits.

En revanche, des camarades de la CGT subissent de plein fouet la répression patronale. 6 militants CGT, organisateurs de la grève, sont convoqués à la Sureté Territoriale, c'est-à-dire directement au Parquet. D'après les dires des policiers eux-mêmes, ils seraient accusés des altercations avec des huissiers payés par la direction. 4 de ces militants convoqués par la police sont aussi sous le coup d'une procédure de licenciement avec mise à pied conservatoire à effet immédiat. L'enquête n'a pas démarré, mais la direction veut les mettre dehors. Elle montre ouvertement qu'elle cherche à casser la grève.

Vendredi 1er février, un rassemblement aura lieu devant la sûreté territoriale à Bobigny, 45 rue de Carency, derrière le TGI. Que les camarades viennent nombreux soutenir les militants CGT injustement accusés. Ne laissons pas le patronat et le gouvernement réprimer la lutte syndicale. 

Mardi 5 février, un grand rassemblement sera aussi organisé sur le parking de l'usine, à partir de 13h30 pour protester contre cette répression. Venez nombreux soutenir la lutte des salariés de PSA Aulnay.

Mardi 29 janvier, plusieurs centaines de grévistes d'Aulnay ont participé aux différentes manifestations organisées à Paris contre l'ensemble des licenciements que le monde du travail subit de plein fouet. Virgin, Sanofi, Goodyear et tant d'autres entreprises licencient alors qu'elles encaissent toujours plus de profits. Ne laissons pas les patrons nous jeter dans la misère. Organisons la riposte du monde du travail.

Ce même mardi 29 janvier, deux bonnes nouvelles sont tombées :

D'abord, l'action en justice des camarades de la CGT de Faurecia a porté ses fruits. Une fois encore PSA démontre qu'il ne respecte aucune loi et aucune procédure. Du coup, son plan social est suspendu provisoirement car le CCE de Faurecia n'a pas été consulté. Ce n'est qu'un petit recul, mais c'est quand même un camouflet pour PSA. Tant mieux ! Et nous allons utiliser ce temps gagné pour tenter d'amplifier la lutte.

Ensuite, à la réunion de négociation au siège de PSA, la direction concédait de nouveaux reculs. On reste loin du compte. Mais ces reculs sont la conséquence directe de la grève. Cela ne peut que renforcer notre détermination de la poursuivre.

Mercredi 30 janvier, 150 grévistes d'Aulnay se sont rendus en délégation, rencontrer les travailleurs en grève de Renault Cléon. Le rassemblement a été chaleureux, malgré la pluie normande !

Ces actions aident à populariser la grève et elles renforcent aussi la conscience que nous avons tous les mêmes patrons, les mêmes attaques et que nous ne pourrons nous défendre que tous ensemble. Ces actions préparent l'avenir.

À l'usine, malgré les tensions et les provocations organisées par la direction, la grève se poursuit. Des intérimaires débrayent régulièrement pour réclamer le paiement de la semaine de chômage partiel.

 

Après l'absence de soutien (pas même de commentaire) durant les deux jours sans diffusion pour cause de lutte -à l'appel de la CGT) contre la liquidation des messageries de la presse, cela commence à mettre de la pression dans le bouteillon.


Alors maintenant, si la garde rapprochée du PS Berger en tête veut aller vendre ce qui reste de ce qui fut l'Humanité à la porte de PSA (et là, les vendeurs ne risqueront pas les horions des milices patronales), c'est leur droit. Mais voir l'Huma prendre la neutralité d'un entomologiste devant un affrontement de fourmilières est peu conforme aux principes fondateur du journal et de sa recherche de la vérité pour la dire.


Reconnaissez le droit à celui qui comme des générations de militants d'entreprises, communistes et syndicalistes a été CDH pendant plus de trente ans (1969-2002), ceux qui ont été sanctionné pour vendre le journal dans leur entreprise quand celui-ci à l'époque prenait fait et cause pour les grévistes et dénonçait les briseurs de grève, oui reconnaissez à Canaille le Rouge le droit de dénoncer une trahison qui n'a d'égale que son soutien aux plus obscurantistes des miliciens syriens tel que manifesté lors de l'affrètement du train pour Strasbourg.

 

Je suis certains que ceux des camarade de La Canaille qui en passe aujourd'hui par où celui ci est passé il y a une décennie se décilent, ils mesureront où se trouve exactement le curseur sur le gradiant des renoncements

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Lagarde Jean Jacques 01/02/2013 19:19


Totalement d'accord. Leur combat est un combat contre le capitalisme, son système.


Alors que le patronnat et leurs colabos, syndicalistes vendus, socialistes, journalistes etc, veulent les mettre à genoux pour pérpétuer ou aider à pérpétuer la prédation, le P(c)F et ses
responsables auraient dû mettre le "paquet" pour soutenir ces combats.


Dans les valises du PS, la tête amidonnée et dans un corset, ces "pôvres" lacheurs sont trop occupés à vouloir conserver quelques strapontins.