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Incorruptible ? pas tant que cela annonce les inrockuptibles

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Pour clore ce jour et avant la manif, en guise d'apéritif pour demain midi : 

Au repas des Borgia, le troll mènera le dessert...pomme d'amour façon Blanche-neige sauf que Grincheux est complice.

Le détail mercredi ça sent le rodéo en fin de semaine :

 

Une centrale atomique pour Kadhafi contre la libération des infirmières bulgares : des documents confidentiels montrent que c’est le deal conclu en 2007 entre la France et le colonel Kadhafi. Révélations, dans les Inrocks de mercredi, sur un secret que Nicolas Sarkozy protège depuis cinq ans.

Extrait de l’article à lire dans les Inrocks en kiosque mercredi.

http://www.lesinrocks.com/wp-content/thumbnails/uploads/2012/04/sarkozy1-604x405.jpg


“C’est dur”, se plaignait à l’époque Nicolas Sarkozy, qui négociait avec le colonel Kadhafi la grâce des cinq infirmières et du médecin bulgares emprisonnés à vie pour avoir, selon la justice libyenne, volontairement inoculé le virus du sida à des enfants.

Ce fut “dur” mais il y parvint et ce fut son triomphe : tous furent libérés. Depuis, les soupçons pèsent : qu’a promis Nicolas Sarkozy à Kadhafi en échange de son geste humanitaire ? Le jour même du retour des infirmières en Bulgarie, les Verts français l’accusaient d’être allé jusqu’à acheter la clémence du dirigeant libyen en échange d’un objet dangereux : la puissance atomique.

Depuis cinq ans, Nicolas Sarkozy oppose à cette accusation toujours la même réponse : rien, rien offert, rien dealé en cachette. Comment aurait-il donné l’atome à un fou, et en échange d’un cadeau diplomatique ?
Les Inrocks ont eu accès à des documents diplomatiques confidentiels qui révèlent ce qui s’est négocié, en juillet 2007, entre le dirigeant libyen et la France. Tout, dans ces documents, contredit la version du président de la République.

Des armes et une centrale atomique

A l’époque, Kadhafi sait que Sarkozy a besoin de cette victoire humanitaire pour briller sur la scène internationale. Habilement, il demande au Français des armes et une centrale atomique. Les documents révèlent que Paris a accepté de les lui fournir, s’il libérait les infirmières bulgares.

C’est la France, la première, qui propose au Libyen un accord, le 17 juillet, via son ambassadeur à Tripoli. Le texte de cet accord reprend des thèmes que Nicolas Sarkozy et le colonel Kadhafi avaient auparavant discutés au téléphone, tels la lutte contre le terrorisme, l’immigration illégale, la sécurité ou le nucléaire.

Mémorandum d’entente

Kadhafi répond trois jours plus tard mais en faisant monter les enchères. Il demande à la France de signer un accord militaire et un accord nucléaire spécifiques, comprenant la livraison d’une centrale atomique. Le dirigeant libyen fait passer le message à Sarkozy qu’il veut l’atome et les missiles, et que la satisfaction de sa demande pèsera dans les ententes à venir.
Paris reçoit le message et accepte, le 23 juillet, de signer un “mémorandum d’entente” nucléaire reprenant la demande des Libyens. Préféré à un “accord”, le “mémorandum” permet à la diplomatie française de contourner les accords internationaux en matière de non-prolifération. Mais Paris pose une condition à l’entente nucléaire. Il faut d’abord que Kadhafi libère les infirmières bulgares.

Ce sera chose faite le lendemain, 24 juillet. Le succès est complet : Kadhafi accepte que les infirmières soient ramenées en Bulgarie dans un avion de la République française. Le lendemain, Nicolas Sarkozy atterrit à Tripoli et son ministre Kouchner signe l’entente sur le nucléaire et l’accord militaire…

Michel Despratx

 

 

 

Extrait de la version que l'on peut lire ce soir de l'autre côté du Léman :

 

http://files.newsnetz.ch/story/3/1/3/31387594/5/topelement.jpg

 

...Nicolas Sarkozy, qui vient d’être élu à la présidence française, s’activait à persuader Kadhafi de libérer les Bulgares accusées en Libye d’avoir inoculé volontairement le virus du sida à des enfants. Le 16 juillet, rapportent Les Inrockuptibles, l’ambassadeur de France à Tripoli Jean-Luc Sibiude reçoit un télégramme de Paris lui demandant «d’approcher au plus haut niveau les autorités libyennes pour leur soumettre un projet d’accord-cadre de coopération franco-libyenne», selon le message confidentiel cité par le magazine.

"Ce texte pourrait être signé lors de la visite qu’envisage de faire le président de la République en Libye, si nous avons reçu d’ici là la confirmation de l’extradition des infirmières", explique un conseiller de Bernard Kouchner (ministre des Affaires étrangères) à l’ambassadeur. Paris énumère les domaines sur lesquels il pourrait porter parmi lesquels le "nucléaire", souligne Les Inrockuptibles.

Deux jours plus tard, toujours dans un télégramme, l’ambassadeur de France informe son ministre de tutelle que Kadhafi a apprécié le mot «nucléaire.» "Les Libyens attendaient ce signal qui répond à une demande personnelle du colonel Kadhafi", écrit-il.

Pas de contreparties?

Dans la nuit du 23 juillet, l’ambassadeur reçoit un nouveau télégramme de Paris annonçant que l’accord nucléaire souhaité par Kadhafi est accepté par Paris. Le «oui »français doit être remis au Libyen "dans les meilleurs délais", mais "uniquement si les infirmières et le médecin sont d’ici là libérés", souligne le télégramme, cité par le magazine.

"Cela marche, commente l’hebdomadaire. Le lendemain, mardi 24 juillet, Mouammar Kadhafi libère les infirmières bulgares". Interrogé en 2007 par une commission parlementaire, Claude Guéant, alors secrétaire général de l’Elysée et plus proche collaborateur de Nicolas Sarkozy, avait assuré que la libération des soignants bulgares n’avait pas donné lieu à des "contreparties". 


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