Fa# en rêve, Cameron le fait et Apparu ici l'impulse

Publié le 9 Novembre 2010

 

 

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Apparu paru sur les ondes et un parvenu qui pue apparu

 .

Pour ce jeune loup aux dents si longues que le bitume devant son ministère semble avoir des rails de tramway, la reprise de l'idée du clone de Thatcher, l’obligation faite aux chômeurs anglais de longue durée de travailler 30 heures gratuitement pour la collectivité est « une excellente idée ».

Et il argumente le petit monsieur : « Que moralement, celui qui reçoit une allocation de la collectivité lui redonne quelque chose et reste dans la mécanique du travail, me paraît plutôt une bonne idée », s’est-il enthousiasmé ce 08 novembre sur RMC. « Mieux vaut travailler pour rien, que de ne rien faire du tout » : voilà le nouveau slogan du sarkozysme version Apparu. De quoi en finir avec ces fainéants de « profiteurs du système des allocations ». Enfin la valeur travail mise à sa place.

Mais, car il y a un mais :   « trouver une activité de 30 heures pour trois millions de personnes –au chômage-, c’est excessivement compliqué à organiser, dans un pays comme le nôtre où les entreprises ne prennent pas suffisamment de stagiaires et d’apprentis, si en plus, il faut leur dire vous devez prendre aussi ceux qui sont sans emploi, objectivement, elles n’y arriveront pas ». Il faut dire qu’il ne sert à rien de mener une politique favorisant l’emploi… si des obstacles mesquin se dressent.

La Canaille à une idée : et si sur fonds publics on payait les patrons qui acceptent de faire travailler gratuitement des chômeurs? Au hasard, en instaurant une sorte de taxe de séjour au travail de 1€ par jour payé par les privilégiés qui disposent d'un emploi par exemple.

Au fait qui rappellera à ces négriers du 21ème siècle les textes codifiés par l'OIT, le BIT et autres traités internationaux régissant travail gratuit, l'esclavagisme et autres ?

Propos farfelus ? Que nenni ma brave dame !! Pendant la campagne présidentielle une mesure du même genre. A été préconisé par un certain Nicolas Sarkozy, qui l'a même écrit. Cela figure dans ce qu'il à appelé son "Projet pour la France" en page 7, section 4 intitulée "Réhabiliter le travail" : "Je ferai en sorte que les revenus du travail soient toujours supérieurs aux aides sociales et que les titulaires d'un minimum social aient une activité d'intérêt général, afin d'inciter chacun à prendre un emploi plutôt qu'à vivre de l'assistanat." La menace est plus proche que cela paraît et parions que cela figurera soit dans la négociation conjointement demandé par Chérèque et Parisot ou au détour d'un de ces machin de fin d'année entre Noël jour de l'An sur les "cavaliers parlementaires".

Ne pas toucher aux rémunérations patronales, c'est le même qui dit : « Il se trouve qu’en matière de rémunération salariale, les patrons français ne sont pas les mieux payés du monde et d’Europe ».

Hier, la canaille vous passait l'info : le numéro 2 de LVMH, a empoché 18 millions d’euros d'un coup, en une journée, grâce à ses stock-options. Notre sinistre du logement n’est pas autrement choqué : « Tant mieux pour lui s’il gagne 5 millions d’euros (il n'a pas osé reprendre le chiffre réel). Mais les stock-options ne me pose pas de problème en tant que rémunération complémentaire (…), l’essentiel c’est qu’il y ait une fiscalité derrière pour que la collectivité bénéficie de cette richesse-là ».  Heureusement que le bouclier fiscal est maintenu, sinon au non de cette saleté de justice sociale, il aurait pu manquer !

Sinistre du logement, au bout de ce genre d'argumentaire, concernant le montant des cautions allant parfois jusqu'à un an de loyer (ce qui illégal) pour obtenir un logement, il a cru bon de préciser : « C’est un système de caution qui n’est pas hors-la-loi », a-t-il prétendu.

Vaste sujet  de réflexion pour élèves de l'école de la magistrature : ce qui est illégal (puisque le montant des cautions est toujours réglementé)  n'est pas hors la loi.

Voila l'arme fatale de la défense pour Woerth et consort.

Belle définition de ce régime.

 http://www.philippetastet.com/contenu/abonnes/Magic/images/france-proprietaires.jpg

Rédigé par canaille le rouge

Publié dans #Du côté du capital

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valentini 21/11/2010 11:36



 


L'esprit de réforme, sauce anglaise, à la chasse au renard ouvrier


 


L'Anglais standard est un type farci de bon sens. Comme il a deux mains, deux pieds, deux yeux, il sait, par expérience, que, dans la vie, tout va par deux: le haut, le bas, la gauche, la droite,
Laurel et Hardy. Les borgnes, les estropiés et les manchots, évidemment, ne comprennent rien à cette extension foudroyante, en droits, de l'homme, dans l'espace public, et donc s'ils tentent, à
leur corps défendant, de freiner la concurrence frénétique qui pour l'heure règne et divise entre eux les êtres humains, c'est qu'ils ont perdu tout sens commun. De ce don si
précieux de sa personne à la common decency, l'Anglais de haute basse cour a toujours tiré les moyens de son gouvernement. Il y a deux sortes d'hommes, dans la vie,
n'est-il pas! Le capitaliste que les lois empêchent, entravent, embarrassent et le prolétaire qui, sans la Loi, verserait, à toute vitesse, dans le caniveau. Nous venons de
résumer plus de quatre siècles de philosophie anglaise, en matière d'organisation sociale, soucieuse de pendre les pauvres par milliers et d'imposer le travail forcé, où et quand
sa mansuétude, à l'encontre des incapables économiques, l'exige.


Car nous ne cesserons jamais de le répéter, en dépit des tartufferies et jérémiades, à propos de la repentance, la colonisation des peuples, contemporaine de l'ouverture
du monde au monde du commerce moderne, cette armada ininterrompue de marchandises matérielles et humaines, a commencé aussi, ici même, en Europe. Aussi est-il logique qu'on persiste à parler
des aspects positifs du colonialisme, qui plus est, en appelant Marx à la rescousse, avec un toupet hors du commun, Marx qui n'a jamais dit que les classes capitalistes
étaient révolutionnaires, en tant que telles, mais, et c'est plus qu'une nuance, que le mode de production capitaliste avait révolutionné les sociétés, ce que personne
aujourd'hui ne songe à nier. Mais la goinfrerie inouïe des classes capitalistes, inquiètes de leur insatiable gloutonnerie, du moins du reflet, de l'image que cette dernière projette dans toutes
les couches et classes de la société, y compris parmi l'élite qui s'emploie, quel qu'en soit le motif, à défendre leurs intérêts, les poussent à exiger beaucoup plus que la simple richesse
matérielle. Elles veulent la reconnaissance qu'elles dénient aux classes sociales, sans lesquelles leur mode de vie disparaîtraient. C'est donc clôturer dans ses propres
certitudes intimes, doublées d'une arrogance sans borne, que le pragmatisme tyrannique anglais, qu'un million de pingouins, en France, applaudissent, vient de réinstaurer le travail
obligatoire.


 


Avant toute chose, bornés comme nous le sommes, par l'abjecte liberté des marchés, nous n'hésitons pas une seule seconde, à déclarer, au vu du nouvel esprit de réforme, qui nie,
comme un arracheur allemand de dents, et la rigueur et l'austérité, qu'entre la démocratie et le fascisme ou le
nazisme, la différence est de degré et non de nature. Cependant à cette humeur standard, qui diffuse aux quatre coins du monde, et pas seulement au-dessus de Saïgon, son parfum
concentrationnaire, nous prendrons le parti, chaque fois que possible, d'opposer à cette humeur bonhomme et bienveillante, un humour approprié aux hommes et femmes de fer de notre époque. Voyons
comme leurs têtes, aussi rondes et rouillées que des boulets plein de merde, explosent de joie, dès qu'il s'agit de soustraire le moindre penny. Si le pingouin français curieusement pousse et
crie simultanément au loup prolétarien, déboussolé qu'il est par la dérive des marchés, son riche voisin, qui vient d'abolir la chasse à courre, gueule, lui, comme un putois du tea
party: la chasse au renard a fait son temps, vive la chasse au renard d'un nouveau type! Tel est en l'état, l'esprit de réforme, à la sauce anglaise et toilettes sentimentales, qui
a enfilé des habits neufs de groom du capital. C'est que ça coince terriblement, il n'a plus un sou vaillant. Et donc, où en trouver ailleurs, nulle part mieux que dans le puits sans font de
l'estime de soi.


Le ministre du Travail et des Retraites, un Smith quelconque, a rétorqué à un bonnet ecclésiastique, enfermé, selon la presse-pudding-express, dans son big ben d'ivoire,
que: demander à quelqu'un qui est sans travail depuis longtemps de participer à un programme de travail pour stimuler son estime de soi n'est pas une recette de désespoir mais une façon de
réparer des vies brisées. Comme cette demande, d'une politesse aussi exquise qu'extrême, est un ordre huilée par le coude de la justice, que peut-on lui refuser? D'autant que ce stimulateur
d'énergie en chambre manifeste sa volonté admirable de réparer la vie cassée par ses amis de la City. L'ordure capitaliste ne hait pas la psychanalyse, surtout appliquée au
renard ouvrier qui, dans son terrier, se terre, c'est sa rente! Heureusement, il a un flair infaillible, pour faire le tri entre les vrais et faux chômeurs. Ces derniers, s'il les a dans l'pif,
instrument de la science la plus concentrée, c'est uniquement pour leur apprendre à connaître la vérité du bonheur dans le travail, étant donné que pas de revenu sans travail. Ce
point de vue universel, tous les escrocs étatiques le partagent. Ils suent sang et eau et mettent le monde sens dessous dessus, pour se saisir de toutes les opportunités qui se présentent. Et
cette activité-réflexe, autrement dit un atavisme, est proprement saisissante. Elle trouve à toute heure les plus-values nécessaires à la mise en oeuvre du plus merveilleux des programmes:
réaliser l'harmonie sociale. Cette harmonie articulée en une langue qui dure longtemps, ça donne: Arbeit macht frei! Et en plus, cerise sur le pudding, ça apaise les
actionnaires.


 


Capitalistes, descendez au cercueil!