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Humanitaire : la Suisse toujours au dessus de tout soupçon *

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Faudrait peut-être mettre les SDF en uniforme, mais cela ne vaut-il pas aussi à Paname ? 

 

 

Au coeur de février pour vivre une époque formidable.

Un sien camarade de La Canaille le Rouge, lequel fut un actif militant de la banque, lui avait un  jour raconté que les salles des cofres des banques genevoise ou zurichoises était climatisé à 18°. La Canaile avait sursauté autant face à l'invraissemblance que devant ce gâchis dont son interlocuteur expliquait distancié et cynique le besoin devant la fragilité d'oeuvre d'art et la vulnérabilité thermique des rentiers venant visiter leur "bien" dans leur retraites blindées.

 

Cela crée des partiques et traditions, ce qui suit n'est ni à Zurich ni à Genève mais à Lausanne : 

 

Un gardien de nuit au parking de la Riponne, âgé de 60 ans, s’est vu signifier son renvoi pour le 31 mars. Son employeur lui reproche d’avoir, à plusieurs deux reprises, permis à des SDF de se réchauffer dans le parking souterrain. Ce qui est formellement interdit par le règlement.Offrir un peu de chaleur et une tasse de café à un sans-abri lors d’une nuit froide est-il un motif de licenciement? Apparemment oui. Le Courrier et La Liberté ont raconté jeudi la déroutante histoire arrivée à Bernard Kobel.

En décembre, par une nuit neigeuse, Bernard Kobel permet à quatre sans-abri de dormir dans le parking. Les caméras de surveillance filment la scène. La réaction de la direction de Parking Riponne S.A. ne se fait pas attendre. Elle adresse un avertissement écrit à son employé. Mais en janvier, le gardien de nuit récidive en accueillant quelques heures un jeune SDF dans sa loge. «Je suis humain, je ne pouvais pas le laisser dehors», insiste Bernard Kobel.

«C’est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase, tranche Roger Bornand, directeur de Parking Riponne S.A. On ne peut pas laisser dormir les gens dans le souterrain, il y a des risques sanitaires. C’est à la Ville d’ouvrir des abris de protection civile pour accueillir ces gens, il y en a assez à Lausanne.»

Le directeur assure que le gardien a reçu plusieurs avertissements verbaux. Et que d’autres motifs sont aussi entrés en compte pour son licenciement. Mais Roger Bornand refuse de les énumérer. «Cela relève de la relation employeur-employé», conclut-il. Bernard Kobel, lui, conteste le fait qu’il y ait d’autres motifs à son renvoi. «La direction nous disait que les SDF faisaient fuir les clients. Ce n’est qu’une question de fric.»(24 heures)

Créé: 14.02.2013, 19h10

 

Dédié à la partie sociale du rapport social d'exploitation.

 

* Du nom d'un remarquable bouquin déjà ancien de Jean Ziegler : "une Suisse au dessus de tout soupçon"

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Fitz Patricia 15/02/2013 08:55


Bel exemple de cette société qui se dit bien propre. Il est à parier que Monsieur Bornand va toucher un beau bonus pour bons services rendus.


Son argumentation de risques sanitaires... c'est pour laver sa conscience.


Il faut arrêter de se regarder le nombril. Réveillez-vous, adaptez vous au monde. Vous êtes peut être le SDF de demain.

Fitz Patricia 15/02/2013 08:48


Bel exemple de cette société qui se dit bien propre. Il est à parier que Monsieur Bornand va toucher un beau bonus pour bons services rendus.


Son argumentation de risques sanitaires... c'est pour laver sa conscience.


 Il faut arrêter de se regarder le nombril. Réveillez-vous, adaptez vous au monde. Vous êtes peut être le SDF de demain.