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Houellebecq, suite de l'article du 18 novembre

Dans cette article, il était question des contorsions (en particulier fiscales)de l'ex futur Balzac du 21ème siècle:

http://canaille-le-rouge.over-blog.com/article-entite-nationale-et-fiscalite-61231342.html

Au delà de ses dérapages fiscaux, notre Daudet du jour,mérite d'être regarder comme homme de plume : Daudet est une bonne toise pour prendre la mesure (à peine Alphonse, beaucoup Léon, réac comme les deux et toujours dans le même camp). Il mérite d'être connu pour ce qu'il est.

Ce qui suit est tiré du site de Michel Collon ( http://www.michelcollon.info) que La Canaille vous conseille: de la rigueur, des choix affirmés et des restitutions non caviardées, c'est rare dans la période)

 

En allant chercher dans les archives, Michel Colon nous ressort de la vasière ces purulentes pépites régurgitées par un homme qui certes a le droit d'écrire mais dont on a aussi le droit de dire qu'acheter ses livres alimente les flatulences de fosses nauséabondes.

Avis de la canaille  : le talent de cet homme, c'est un peu Céline moins le courage de l'hideux, avec la haine qu'il assume, mais sans la plume. 

Donc surtout ne pas l'interdire mais le combattre le contrer et éclairer le fond fangeux d'une pensée.


1er Septembre 2001 : alors que certains s’apprêtent, dans dix jours à peine, à lancer avec brio le concept du choc des civilisations, le magazine Lire publie une longue interview de Michel Houellebecq à l’occasion de la sortie de son roman intitulé « Plateforme », ou l’histoire d’une romance anéantie dans un attentat islamiste. Extraits non tronqués :

 

Pour l’Islam, ce n’est plus du mépris que vous exprimez, mais de la haine ?

 

M.H. Oui, oui, on peut parler de haine.

 

Est-ce lié au fait que votre mère s’est convertie à l’islam ?

 

M.H. Pas tant que ça, parce que je ne l’ai jamais prise au sérieux. C’était le dernier moyen qu’elle avait trouvé pour emmerder le monde après une série d’expériences tout aussi ridicules. Non, j’ai eu une espèce de révélation négative dans le Sinaï, là où Moïse a reçu les Dix Commandements... subitement j’ai éprouvé un rejet total pour les monothéismes. Dans ce paysage très minéral, très inspirant, je me suis dit que le fait de croire à un seul Dieu était le fait d’un crétin, je ne trouvais pas d’autre mot. Et la religion la plus con, c’est quand même l’islam. Quand on lit le Coran, on est effondré... effondré ! La Bible, au moins, c’est très beau, parce que les juifs ont un sacré talent littéraire... ce qui peut excuser beaucoup de choses. Du coup, j’ai une sympathie résiduelle pour le catholicisme, à cause de son aspect polythéiste. Et puis il y a toutes ces églises, ces vitraux, ces peintures, ces sculptures...

 

Votre personnage principal en arrive à prononcer cette phrase : « Chaque fois que j’apprenais qu’un terroriste palestinien, ou un enfant palestinien ou une femme enceinte palestinienne, avait été abattu par balles dans la bande de Gaza, j’éprouvais un tressaillement d’enthousiasme... »

 


M.H.
 La vengeance est un sentiment que je n’ai jamais eu l’occasion d’éprouver. Mais dans la situation où il se trouve, il est normal que Michel ait envie qu’on tue le plus de musulmans possible... Oui... oui, ça existe, la vengeance. L’islam est une religion dangereuse, et ce depuis son apparition. Heureusement, il est condamné. D’une part, parce que Dieu n’existe pas, et que même si on est con, on finit par s’en rendre compte. A long terme, la vérité triomphe. D’autre part, l’Islam est miné de l’intérieur par le capitalisme. Tout ce qu’on peut souhaiter, c’est qu’il triomphe rapidement. Le matérialisme est un moindre mal. Ses valeurs sont méprisables, mais quand même moins destructrices, moins cruelles que celles de l’islam.

 

Quant aux propos qu’il fait tenir au narrateur de « Plateforme », ils sont du même tonneau :« L’islam ne pouvait naître que dans un désert stupide, au milieu de bédouins crasseux qui n’avaient rien d’autre à faire – pardonnez-moi – que d’enculer leurs chameaux(…). Le soir tombait : quelques moutons terminaient leur journée. Eux aussi étaient stupides, peut-être encore plus que le frère d’Aïcha ; mais aucune réaction violente n’était programmée dans leurs gènes. »

 

Poursuivi en justice par des associations musulmanes pour injure raciale et incitation à la haine religieuse, Michel Houellebecq sera finalement relaxé. Invités le 8 septembre 2001 dans l’émission« Tout le monde en parle » de Thierry Ardisson, l’actrice Lubna Azabal et le comédien Daniel Prévost, tous deux d’origine arabe ou berbère, ont réagi avec indignation aux propos du romancier.

 

 

 

Un an plus tôt, c’est encore chez Thierry Ardisson qu’un aveu inattendu de la part d’un invité se produit. Interrogé sur un prix Goncourt manqué de peu, Michel Houellebecq révèle tout haut ce qui apparaît alors comme un secret de polichinelle : il ne pouvait pas obtenir le prestigieux prix car sa maison d’édition, Flammarion, n’avait « pas de ligne budgétaire pour acheter les jurés ».Dix ans plus tard, l’auteur est revenu dans le même groupe éditorial. Sa consécration, ce lundi 8 novembre, serait donc le signe d’une corruption enfin réalisable et brillamment parachevée, du moins si l’on en croit ses propos antérieurs. Cette fois-ci, Michel Houellebecq, qui s’estime aujourd’hui « profondément heureux », a bel et bien mérité son prix.

 

 

 

 

Dans la figure du paria qu’il a choisi d’incarner, son collègue, rival, et ancien voisin d’immeuble, Marc-Edouard Nabe, peut aujourd’hui se remémorer la phrase prononcée jadis par le nouveau lauréat et rapportée dans son roman, « Le Vingt-Septième livre  », paru en 2009 : « Si tu veux avoir des lecteurs, mets-toi à leur niveau ! Fais de toi un personnage aussi plat, flou, médiocre, moche et honteux que lui. C’est le secret, Marc-Édouard. Toi, tu veux trop soulever le lecteur de terre, l’emporter dans les cieux de ton fol amour de la vie et des hommes !... Ça le complexe, ça l’humilie, et donc il te néglige, il te rejette, puis il finit par te mépriser et te haïr »... Michel avait raison. Un best-seller a toujours raison ». Chantre de la médiocrité, faux lunaire et clown triste de l’islamophobie, Michel Houellebecq est désormais consacré par le système qu’il prétend abhorrer. Le couronnement d’une stratégie bien rôdée, basée sur le talent d’un communicant drapé en dépressif perpétuel. « Mabrouk ! », aurait pu s’exclamer sa mère pied-noir, ancienne militante au Parti communiste algérien et nullement convertie à l’islam, s’ils n’avaient pas rompu tout contact pour un motif ô combien révélateur. Comme elle l’a raconté au journaliste Denis Demonpion, auteur d’une biographie non autorisée sur Houellebecq, son fils lui a fait une terrible scène, en 1991 dans un McDo, quand il a appris qu’elle souhaitait se faire enterrer à Alger. Michel Houellebecq aurait alors tenu des propos violemment racistes pour tenter de la dissuader. Quand il s’agit de dévoiler les secrets les plus noirs de leur progéniture, les mères rejetées sont impitoyables.

 

Voila, vous avez les éléments à disposition.

Les fêtes arrivent. Achetez, offrez des livres y compris d'auteurs que par ailleurs on peut considérer de beaucoup de façon. On ne fera pas de Jean D'Ormesson ou de Bernanos des Barbusse ou Romain Rolland ni de Michel Déon ou Modiano des Che Guevara de l'épopée révolutionnaire. Ils ont des idées une plume... qu'ils trempent dans l'encre, pas dans la fange.

Impossible de laisser banaliser ce scribe des De Villiers du Bottin mondain, de ceux des Hortefeux des prés déterminés aux charters, ce Bigeard et Aussarès de la plume.

Les passerelles vers le FN, basta.

Même bourré de talent, Steinbeck crèvera perclus d'ignominie quand du haut des B52 il saluera les bombardements des populations du Vietnam. Ce Houellebecq n'est qu'un insipide mini Steinbeck.

La liberté de plume et de diffusion n'autorise pas de cesser de faire front devant l'ignoble même quand il est imprimé. Si ce n'était pas opportuniste et récupérateur, on pourrait dire que si la diffusion de ces écrits devait au nom de la loi de la demande rester marginale, ce serait de plus faire œuvre d'écologie au regard des hectares de forets landaises ainsi épargnées.

Les jurés du Goncourt en enfilant les bottes idéologiques de leurs fondateurs ne se sont pas grandis

 

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