Histoire bretonne, jubilatoire, à faire partager

Publié le 30 Novembre 2012

Une singularité Bretonne : C'est dans le télégramme de Brest de ce jour.

http://www.republicain-lorrain.fr/fr/images/B8618D5B-9880-4FD2-BE01-7A670326F6BC/LRL_03/souffle-breton-sur-passe-lorrain.jpg

veste rouge, biniou,et présence religieuse un coktail parfois surprenant 

 


Connaissez vous Eréac ? Je vous vois venir avec vos jeux de mots presque aussi pire que ceux de La Canaille : "bretagne, réac ça rime!" 

Alors lisez ce qui suit. Si il y a un ministère de la marine en Suisse pourquoi n'y aurait-il pas un un maire curé militant de la laïcité républicaine en Bretagne. Il ne semble pas porter d'étiquette politique affirméé. 

Ce qui suit est la reprise d'un l'article du Télégramme de Brets du 30 novembre, Eréav est une commune des côtes d'Armor qui à dépassée ses 650 ans d'existence.

Pourquoi en parler ? Pour montrer que si la betise humaine dispose toujours de solides points d'ancrage dans ce pays et si le monde catholique n'est pas en queue de liste pour les afficher, il existe aussi des exeptions qui tranchent au milieu des conformismes et qui disent les choses comme il n'est pas mal qu'elles soient dites (qui sont la pensée de leur auteur et ne coïncident pas avec ce qu'en pense La canaille, idées qu'il a précisé par ailleurs sur la question général du mariage): 

 

"Mariage gay. Pas d'états d'âme pour le maire et prêtre

Elie Geffray, maire d'Éréac et prêtre, estime que la «clause de conscience» n'a pas à peser en la matière...

leslois, en vertu du principe dela laïcité, beaucoup trop négligé aujourd'hui. Il n'a pas à faire intervenir ses convictions religieuses dans l'exercice de sesfonctions. Ou alors, il démissionne». Des propos d'autant plus décoiffants qu'ils sortent dela bouche d'unprêtre. 

La vertu de la laïcité
 

Élie Geffray confesse avoir été très excédé par l'attitude de François Hollande quant àl'application de la loi sur le
 mariage pour tous. «Si, à chaque fois qu'on vote une loi, on peut ne pas l'appliquer en raison d'une clause de conscience, c'est dangereux... Que les cultures puissent s'exprimer, c'est normal, affirme le maire d'Éréac. Mais que l'on veuille imposer sa différence religieuse, je ne suis pas d'accord. Et cela, quelle que soit la religion. Je suis chrétien sans complexe, soit, mais aussi sans arrogance... Dans l'espace public, la laïcité est cette vertu qui régule nos différences. Et je suis pour le moins étonné que le président de la République ne s'en sente pas le garant rigoureux». 

Légiférer pour pacifier
 

Quant au
 mariage gay, Élie Geffray, en tant que prêtre, confie avoir desérieuses raisons d'être contre, au niveau anthropologique. «Mais d'un point de vue pratique, il y a de bonnes raisons d'être pour. Le mariage gay, dans dix ans, ce sera anodin et ça ne perturbera pas la société. C'est comme le Pacs. Sur ce genre de question, il vaut mieux légiférer pour pacifier la société. Imaginez ce que serait la société française si on n'avait pas réglementé le divorce, la contraception ou l'avortement... En Espagne, où le mariage gay existe, c'est plus la crise financière qui perturbe la société que cette question-là. À cet égard, je préférerais que les évêques français mettent plus leur énergie à lutter contre une société qui détruit des familles et supprime toute perspective à la jeunesse qu'à combattre le mariage homosexuel. Même si je comprends leurs réticences, il faut une hiérarchie des urgences...».

 

L'homme est atypique en plus ou a côté d'être maire prétre il est aussi socialogue philosophe et géographeEn plus, clin d'œil , être maire dEréac et tanser les éveques comme il le fait , sur ces thèmes, cela ne s'invente pas.

La Canaille ne résiste pas au plaisir de vous donner à lire sa déclaration devant le monument au mort de sa commune le 8 mai 2012 :

 

 

DECLARATION DE Elie Geffray, maire d’Eréac, devant le monument aux morts
lors de la cérémonie du 8 Mai.

Il y a quatorze noms de victimes de la guerre 39-45 sur notre Monuments aux Morts. Avant d’observer la minute de silence traditionnelle , je voudrais que l’on pense à eux d’une manière particulière, en raison des circonstances que je vais expliciter ici.

Il y a 79 ans, en 1933, en Allemagne, un sinistre personnage entamait son accession au pouvoir, tranquillement, par les urnes, au cours d’un scrutin démocratique. Ce personnage, c’était Adolph Hitler. Son langage était simple. Il exaltait la nation allemande bien au-delà du patriotisme. Avec fanatisme. Son nationalisme s’accompagnait de la haine des étrangers et se focalisait sur les juifs. La doctrine du nazisme a eu les résultats que l’on sait et les 14 noms gravés sur ce monument  nous la rappellent concrètement.

A l’instant, dans la déclaration de Marc Laffineur, secrétaire d’Etat auprès du Ministre de la Défense Nationale, on nous disait qu’après plus de cinq années de luttes acharnées, le nazisme avait été anéanti. Est-ce si sûr ? On vient d’apprendre qu’en Grèce, un parti néo-nazi a fait un score de 8% aux élections législatives. Profitant de la crise, l’extrême-droite remporte des succès dans de nombreux pays européens. Chez nous, pendant la campagne électorale qui vient de s’achever, on a entendu ces deux thèmes refleurir : le nationalisme et la haine des autres. Les autres désormais, ce ne sont plus les juifs, mais les immigrés, les arabes, les noirs. Nous avons été particulièrement complaisants à l’égard de ces thèses. J’ai ressenti comme une humiliation et comme un déshonneur qu’Eréac leur ait accordé 20% de ses suffrages le 22 avril. Si nos quatorze héros de la guerre pouvaient parler, ils nous auraient certainement rafraîchi la mémoire. Mais ils ne peuvent plus parler. Alors, c’est à nous de le faire et en particulier aux Anciens Combattants qui sont chargés de la vigilance et à qui je vais écrire. Mais aussi à nous tous qui sommes conscients des dangers qui nous menacent.

Et c’est en ce sens que je vous convoque à cette minute de silence qui sera à la fois celle de la mémoire et de la réparation ».

 Elie Geffray, 8 mai 2012

 

Curé, monsieur le maire et voisin de conscience,  si Canaille le Rouge passe un jour par chez toi sort les verre et un de tes vins de messe j'apporteraiu de quoi accompagner. Nous trinquerons à la tolérance la Laïcité et aux lois républicaines et pour le reste, tu sembles être homme de débat, on verra mais je crois qu'on ne s'ennuiera pas .

Rédigé par canaille le rouge

Publié dans #Pour réfléchir ensemble

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