Gratin sauce verte ou quand l'accroc coûte 380 000 € en liquide

Publié le 16 Octobre 2012

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Il y a dans cette histoire de maire adjointe architecte écolo, lutte de classe à 380 000 € en espèce, un aspect pour le moins surprenant :


C'est en soit très révélateur des mœurs de cette société. A l'image du treizième arrondissement de Paris qui aux côtés d'historiques cités populaires dispose de ses coquets petits Neuilly confidentiels aux pavillons de meulières. Devinez où crèche notre architecte ?  Ses fenêtres ne subissent pas le tapage permanent de la circulation du périf ni celui des hélicos des urgences de la Salpé. Loin des grincements du métro aérien ou du trafic des trains de la ligne C du RER, là où ont poussé, loin des berges de Seine, du Parc Montsouris ou des îlots de verdures, les HLM qui donnent au biotope de La Canaille sa caractéristique populaire.


Le nom de la dame est donnée en pâture à la presse mais ceux des autres présentés comme "notables en col blanc" bénéficie d'une protection de leur état civil, un black out protecteur que bien des petits dealers auraient aimé avoir plutôt que de voir caméras et représentants officiels des syndicats du pays bleu évoquer la totalité de leur fratrie devant les caméra.


Oui, curieuse enquête et curieux mœurs quand un avocat peut dire sans coup férir "pas de trafic de drogue tout au plus une fraude fiscale". Surprennant que devant un trafic de foin euphorisant le souci "de frauder le fisc ou de masquer des abus de biens sociaux"(sic) soit pour leurs défenseurs une circonstance atténuante 


Ainsi donc truander la République pour une élue du Peuple au moment où tout ses co-appartenant politiques en appellent au sacrifice et à la décroissance (elle semble avoir de la marge) serait beaucoup plus excusable que de faire du commerce parallèle tout aussi illégal dans les citées et quartiers.

 

Finalement Copé aurait tord de ne pas barbotter dans la piscine de Takieddine.


Pour notre avocat pré cité, homme de robe à défaut d'être de justice, la fraude fiscale ne serait guère plus condamnable que le serait un ramasseur d'escargots ne faisant pas la taille, les abus de bien sociaux bien moins répréhensible que la pose d'un collet au fin fond des Cévennes.


Jouer à saute frontières avec son escarcelle serait bien moins coupable que "d'emprunter" plus ou moins durablement un scooter.


A ce compte là Woerth peut aller demander un prix de moralité


L'échelle des valeurs est bigrement pervertie. Va-t-il falloir, pour notables et leurs auxiliaires juridiques, instaurer un permis à point avec stage obligatoire ?


Les cours de morales, on commence dans les écoles ou, la promiscuité avec la notabilité voire des mandats de toute nature, d'abord dans les salles et hémicycles où se concentrent la faune habituelle des fraudeurs fiscaux ?


Au fait la dame sous les projecteurs allait-elle dans les écoles pour impulser la dite instruction civique ?


Quant aux préservés des spots on aimerait bien savoir combien sont domiciliés dans des ZUP et les conditions de leurs vacances chez leur ami le roi ou autre paradis fiscaux ou non.


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Rédigé par canaille le rouge

Publié dans #se coltiner au quotidien

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Comparon Robert 30/10/2012 10:14


Dans les banlieues, on a affaire aux mêmes mécanismes mafieux. Pour l'avoir vécu moi-même à mes dépens, je puis en témoigner.Et affirmer avoir fait l'objet d'un contrat mis sur ma tête par un
conseiller municipal de Pantin, socialiste, pour avoir réagi contre les trafics. J'ai failli y rester. Aucune nouvelle de ma plainte depuis cinq ans. Le député du coin d'alors, XXXXXX, averti,
n'a pas réagi. Le conseiller municipal en cause, dealer de renom, a démissionné du Conseil peu après l'envoi d'une lettre  sentie et relatant les événements au Procureur de Bobigny. Bien que
celui-ci ne m'ait jamais répondu officiellement. Je n'ai jamais reçu non plus d'avis de classement sans suite de ma plainte (15 jours d'ITT, un tympan éclaté, un genou abîmé, quatre dents
cassées, une dizaine d'hématomes consécutifs aux coups encaissés de la part d'une dizaine de nervis sous mon immeuble et à vingt mètres à peine du commissariat  de la ville !). A ce jour,
toujours rien, mais les trafics continuent de plus belle au fur et à mesure que la ville se "boboïse", protection évidente par la police de ses "balances", et donc des gangs -composés d'éléments
de plus en plus jeunes- qui continuent de terroriser les habitants. Drogue et politique sont évidemment liées, avec présence manifeste d'édiles complètemlents pourris au sein des représentations
démocratiques !

thierry cayol 17/10/2012 04:38


Je suis tout à fait en accord avec toi. L'affaire que tu évoques nous renvoie aux multiples questions qui minent notre république: Qui est qui ? Qui a fait quoi ? Dans l'intérêt de qui ? Qui sera
jugé ? Qui sera protégé ?


La démocratie, sinon la révolution, ne peut-être envisageable que si l'on éradique la vermine.


Thierry Cayol