Goodyear casseur, et [Montebourg 1]

Publié le 31 Janvier 2013

http://t1.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcRJYYLgMOwZZW5T_boxPol7I2e_qEfqgJP-n4lkc5WO49-Azl4rrsmxFnVAJQ

 

 

Pourquoi se priveraient-ils, le gouvernement préfère tancer les travailleurs que s'en prendre aux patrons ?


Première réaction de Montebourg sur France inter après l'annonce de la multinationale, au nom du gouvernement :


" la CGT doit mettre de l'eau dans son vin", "il faut que chaqun y mette du sien". 


Il veut qui ? que la CGT dresse les listes de licenciements? Disent de combien il faut baisser les salaires ? Propose la semaine de 48h payée 32 ?

 

La déclaration de Montebourg est une vrai insulte aux travailleurs. 


Goodyear (la direction) a ainsi le vent en poupe pour repartir  à l'offensive pour fermer.


Chacun du sien ? Chiche que le patronat y mettent une part de ses profits accumulés sur la santé, la vie et la sueur des ouvriers du caoutchouc. Que Goodyear investisse dans l'outil de production. Mais ça ZapatAyrault et son aide de camp n'ont pas l'intention de prendre des mesures pour contraindre le capital.

 

 

http://i.ytimg.com/vi/mOnEKKY_H2Q/0.jpg

 

 

 

La CGT Goodyear annonce qu'elle ne laissera pas faire , le syndicat va remettre une nouvelle fois la gomme : 

 

Entre l'annonce et la fermeture, il y a de la marge. Ça fait six ans qu'on se bat contre 400, 800, 1 200 suppressions d'emploi, on va se battre et il y aura encore plus de monde", a immédiatement réagi Franck Jurek, délégué CGT (majoritaire), secrétaire adjoint du comité d'entreprise (CE). "C'est une mauvaise nouvelle bien sûr, on a un combat à mener et on le mènera jusqu'au bout."

"On est des Goodyear, on restera des Goodyear encore un bon moment. C'est une énième annonce, c'est dans la continuité. Le combat a commencé il y a cinq ans et il va continuer après, peu importe la décision", a estimé pour sa part Mickaël Mallet, délégué CGT, embauché il y a douze ans chez Goodyear. La CGT a d'ailleurs appelé à la mobilisation et à la grève le 12 février prochain à l'occasion d'un comité central d'entreprise.

 

Même s'il ne faut pas faire la fine bouche sur les réactions des élus, La Canaille commencera à les prendre aux sérieux quand ils s'opposeront à l'Assemblée et au Sénat à l'accord du 11 janvier ; c'est le même dossier sur le fond.

Le maire d'Amiens Slalommeur historique au sein des partis de la gauche parlementaire est dans la période adhérent du Parti Socialiste, 

 

"INACCEPTABLE"

Le maire PS d'Amiens, Gilles Demailly, s'est également indigné contre le projet de fermeture de l'usine d'Amiens Nord et souhaite rencontrer le premier ministre et le ministre du redressement productif pour évoquer ce "dossier national".

"La responsabilité de Goodyear est totale. Annoncer la fermeture totale est encore plus grave que ce que l'on pouvait imaginer. C'est inacceptable ! Nous voulons un projet industriel", a-t-il affirmé auprès de l'AFP, en marge d'une réunion sur lapolitique de la ville à Paris.

"La zone industrielle au nord d'Amiens sera en grande partie décapitée", a-t-il déploré, évoquant les 1 200 emplois directs menacés mais aussi 800 emplois indirects. "Nous voulons que Goodyear assume ses responsabilités", a-t-il ajouté.

       Amiens, ce n'est pas un îlot de l'archipel de Molène. Le maire peut et sait commen peser, s'il décide d'en avaoir la volonté politique. Peut-être l'aider en lui rappelant le calendrier et 2014...?    Quelle campagne va-t-il lancer avec son organisation pour imposer le rejet du projet Goodyear ?

Permettez à La Canaile de rester perplexe tant que des signes incontestable ne se manifestent pas.

En attendant, le cynisme patronal n'a pas de limite : 

 "SEULE OPTION POSSIBLE"

La direction de Goodyear France pour annoncer son projet de fermeture de son usine  qui menace 1 173 postes a déclaré.  "La fermeture de l'usine est la seule option possible après cinq années de négociations infructueuses",  précisant que le projet de fermeture avait été présenté au comité central d'entreprise (CCE) et fera l'objet d'une consultation des représentants du personnel. (la CFDT aura-t-elle des orgasmes stylographiques?)

"Nous sommes pleinement conscients de la gravité de l'annonce que nous faisons aujourd'hui et des conséquences lourdes de ce projet pour les salariés, leurs familles et les communautés locales", a déclaré pour sa part Henry Dumortier, directeur général de Goodyear Dunlop Tires France dans le communiqué. 

"Goodyear restera à l'écoute des initiatives qui pourraient être proposées par les parties prenantes, dans le cadre de la procédure entamée aujourd'hui", a-t-il ajouté.

Sont-ils braves ces salauds :

"Si vous nous laissez vous laminer, on cassera lentement mais on cassera. Pour l'instant venez travailler gratiutement quand on vous siffle sinon ce sera de votre faute si ça va plus vite". voila en substance ce que dit la direction de la multinationale. 


 "SAUVEGARDER LA COMPÉTITIVITÉ"

"Ce projet a pour objectif de sauvegarder la compétitivité des secteurs d'activité tourisme et agricole du groupe", justifie la direction. La production de pneus à Amiens Nord a engendré en 2011 une perte cumulée de 61 millions d'euros, selon la direction. Le site emploie 1 250 salariés.

"Nous sommes profondément déçus que cinq années de négociations n'aient pas permis de parvenir à un compromis avec les représentants du personnel d'Amiens Nord", a affirmé M. Dumortier. "L'annonce d'aujourd'hui est la seule option qu'il nous reste", ajoute-t-il. Cette annonce est intervenue à l'ouverture du CCE de Goodyear à son siège français, à Rueil-Malmaison.

 

Reste non pas une, mais LA question : va-t-on laisser détricoter le tissu industriel par des patrons voyoux qui après avoir tiré le maximum de jus de la force de travail, des cadeaux fiscaux et autres avantages péri-industriels,  s'en vont ailleurs parce que les conditions de surexploitation sont encore pire ? Ne pas prendre les dispositions politiques permettant de neutraliser ces pratiques (prises de controle, nationalisation, mise sous séquestres et autre transformation en établissements sous controle des travailleurs) est à chaque fois une capitulation qui encourage les suivantes.


C'est ce jeux de dominos qui permet à la bande des rapaces de Goldman Sachs (qui devraient tous croupir à Cayenne ou équivalent )de proposer une baisse des salaires de 30%, sans honte ni état d'ames. C'est la totalité de leur capitaux et des moyens de les accumuler qu'il faut s'approprier collectivement.

Même si ce n'est pas de la façon dont nos doctes professeurs en échec de prospective l'avaient envisagée, la question de la socialisation des moyens de production et d'échange refrappe à la porte. Ce coup ci même si les outils pour les maitriser sont à reconstruire, ne loupons pas le coche. 

 

Rédigé par canaille le rouge

Publié dans #Pour réfléchir ensemble

Repost0
Commenter cet article