Fralib, réveillon A+3 ; chapeau !

Publié le 4 Janvier 2013

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Il y a des messages qui arrivent et qu'on ne fait que faire rebondir.


Juste redonner un tout petit peu d'élan tant ils n'ont pas besoin d'être mis en page ou remaquetté pour s'inscrire naturellement dans le support qui a plaisir à les héberger.


Celui là en est un.


Juste avant de vous laisser avec eux, le temps de leur souhaiter une grande belle bonne année de succès parce que pour la lutte ils donnent déjà et de quelle belle façon.


Bonne année Camarades!

 

 

Les Fralib et Rouge Midi vous souhaitent une bonne année !

 

Mardi 1er janvier 2013 
par Rouge Midi 

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Faut-il préciser que dans le cas présent, l’expression « bonne année » contient en elle-même un nombre important d’autres mots parmi lesquels « lutte » tient une place importante ?

 

Hier c’était le 3ème réveillon de lutte des Fralib (et le 3ème Noël et le 3ème anniversaire de mariage comme disait Omar !).

 

Le premier en 2010 c’était juste après l’annonce de la fermeture le 28 septembre, fermeture présentée par certains comme une mesure de rétorsion après la longue grève du printemps pour les salaires, mais en réalité mesure logique pour le groupe UNILEVER dans un système où le fric est roi et les travailleurs un coût, un simple coût, même quand celui-ci ne représente, comme dans le cas des Fralib que16 cts sur une boite de thé vendue en moyenne 2 € dans le commerce soit à peine 8% du prix de vente.

 

En décembre 2010 donc, la direction de Fralib avait annoncé la fermeture de l’entreprise entre Noël et jour de l’an mais les salariés à l’appel de leurs syndicats, loin de partir en congés, avaient mis l’entreprise sous surveillance et lancé une grande campagne d’affichage sous le thème « l’éléphant vivra à Gémenos » . Et, alors que le conflit du printemps avait eu du mal à percer le mur médiatique, cette campagne fut le véritable début de la médiatisation de la lutte dans cette entreprise.

 

Le deuxième réveillon, celui de décembre 2011 avait eu lieu un peu plus d’un mois après la victoire devant la cour d’appel d’Aix qui avait cassé le Plan de Sabordage de l’Emploi d’UNILEVER et dans un contexte où la direction, loin de reprendre la production arrêtée depuis le 6 mai, manœuvrait en essayant en vain d’interdire l’accès de l’usine aux ouvriers grâce à une armée de vigiles et en préparant activement une 3ème version de son plan de casse. Réveillon où la victoire récente était donc dans toutes les têtes, mais la vigilance aussi.

 

Le 3ème réveillon avait donc lieu hier au soir. Empreint comme toujours à Fralib de fraternité, mais aussi de simplicité et de sérénité, dans les locaux administratifs décorés de photos montage où l’on pouvait admirer Dominique en gendarme de St Tropez, François et Bob en bébés calins, Elodie en maman Noël moderne…bref tous les occupants relookés pour la circonstance...

 

De Fralib à la SCOP TI

 

Inévitablement tout en trinquant, des images et des souvenirs de ces 825 (premiers !) jours s’échangent. On est là entre ouvriers de l’usine, leur famille et un petit nombre de ces camarades qui ont été là tout au long de ce conflit (et même avant si on prend en compte les 58 jours de la grève du printemps 2010). On reparle du début et du mot d’ordre du boycott des sachets pyramides, devenu le boycott des thés LIPTON et maintenant des produits UNILEVER. Mon voisin de table Omar me dit à un moment « tu peux pas savoir tout le mal qu’UNILEVER a fait à des familles entières en particulier pour ceux qui travaillaient au Havre. Y en a je me demande comment ils ont fait pour tenir et comment ils sont toujours dans la lutte. » Un peu plus tard Gérard me parlera d’un autre en me disant « Lui c’est un pilier. Il est là tous les jours depuis le début. Rien que pour des camarades comme lui on ne peut pas perdre ».

 

Aujourd’hui le projet de la SCOP TI (Thés et Infusions) avance. De nouvelles rencontres et étapes judiciaires (et en particulier le 28 janvier le passage en appel sur le plan de casse) se profilent dans les semaines qui viennent et sont autant de sujets de discussions entre les plats qui défilent. Ce n’est pas un réveillon grand chic où l’on dépense des fortunes (ici l’argent récolté va à la solidarité de lutte), mais une fête entre amis qui partagent leur joie d’être ensemble tout en gardant les pieds sur terre et c’est là tout notre luxe et notre chance.

 

Les Conti et leur victoire récente que beaucoup des présents de ce soir sont allés fêter avec eux et les PILPA toujours en lutte sont présents dans les conversations. Dans la soirée ils sont aussi nombreux à avoir un mot et une pensée pour Sabrina qui campe devant Pôle Emploi et qui n’a pas voulu venir malgré nos insistances conjuguées : « je n’ai pas envie de faire la fête » a-t-elle répondu à Jean-Claude et Nadine venus la chercher en « voisins » et à celles et ceux qui ont essayé de la convaincre.

 

A minuit quand les bouchons de champagne sautent, au milieu des embrassades et des sms que chacun essaie d’envoyer et qui partent moins bien que les boules de sarbacanes et autres facéties, celui que tout le monde surnomme affectueusement le « vieux » arrive. Il s’agit de Bernard, retraité de Fralib, ancien délégué syndical de l’entreprise puis dirigeant de l’Union syndicale agroalimentaire qui est lui aussi constamment à leurs côtés.

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Au dessert évidemment il y a des glaces PILPA que Jean Michel a achetées car comme le dit Olivier il n’était pas question de manger d’autres glaces !!

 

Les salaires, la précarité se glissent entre les coupes qui s’entrechoquent. De toute façon nous n’avons pas d’autres choix que de continuer à nous battre. On évoque les prochains rendez-vous, le 10 janvier devant Pôle Emploi au Pharo, les vœux des organisations qui côtoient et soutiennent le combat. La soirée s’achève comme elle a commencé, sereinement. Comme on aurait dit en d’autres temps à propos d’une autre lutte longue qu’a connue ce département, c’était tout simplement une soirée avec des gens ordinaires qui réussissent par leur unité et leur détermination à faire des choses extraordinaires…

 

Gérard a le mot de la fin « Si l’an prochain on fait encore le réveillon ici c’est qu’on ne sera pas loin de la victoire !!! ».

 

Les seuls combats qu’on est sûr de perdre ce sont ceux que l’on ne mène pas.

 

Parmi les rendez-vous, bonne note est prise de celui que l’on donne pour vous et pour eux :

 

Bienvenue vendredi 25 janvier 18h aux vœux de Rouges Vifs 13

 

Rédigé par canaille le rouge

Publié dans #L'Utopie - çà se construit.

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