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Fini de rigoler. il est temps de fermement rappeler à ceux qui en ont reçu un qu'un mandat n'est pas un blanc seing.

http://www.dna.fr/fr/images/AF7F03F1-A2A0-4813-A2B6-D52C0CF307CE/DNA_03/thierry-lepaon-(a-gauche-sur-la-photo)-qui-devrait-etre-intronise-leader-de-la-cgt-defilait-le-5-mars-aux-cotes-de-fo-contre-la-reforme-du-marche-du-travail-photo-afp.jpg

 

 

Il est des mots qui sonnent plus clairs que d'autre dans la tête de La Canaille. La déclaration de ce dimanche de Thierry Lepaon est de ce timbre.

Nous devrons approfondir le propos  sans laisser de zones d'ombre mais le callage initial paraît nettement plus appropriés qu'un rendez-vous pour compte rendu d'après discussion.

Alors que Le Monde.fr titre :

"Les partenaires sociaux reçus lundi à Matignon pour préparer la conférence sociale"

(Termes que La Canaille combat depuis plus de vingt ans tant il considère que le "partenariat" en la matière est de même nature que celui de Gallilé et de ses inquisiteurs)


L'Huma dans un papier nettement moins consensuel fait s'exprimer Th Lepaon et disons que le propos est nettement plus en phase avec la colère sociale que les approches quasi maréchaliste du quotidien de la rive gauche qui refuse de voir qui est celui qui lui offre le nom de son adresse domicilaire.


 

http://www.humanite.fr/sites/default/files/imagecache/une_article_horizontal/lepaon1205.jpg

 

Les propos rapportés par l'Huma :

 

À la veille d'une rencontre entre Jean-Marc Ayrault et les syndicats pour préparer la conférence sociale, le secrétaire général de la CGT, Thierry Lepaon, a appelé dimanche à "une irruption des salariés sur le terrain social" à propos de la future réforme des retraites, estimant qu'elle "va nécessiter une mobilisation d'ampleur".

 "La question des retraites va nécessiter une mobilisation d'ampleur des salariés", a déclaré Thierry Lepaon lors du Grand rendez-vous Europe1/i-Télé/Le Parisien-Aujourd'hui en France. "La question du rapport de force est une question essentielle. Il faut que les salariés s'occupent de leurs affaires", a-t-il ajouté, jugeant que "le résultat d'une négociation, c'est avant tout le résultat d'une mobilisation". "Il faut que les salariés arrêtent de penser que les syndicats, dans le cadre de négociations, peuvent obtenir des choses s'ils n'investissent pas le terrain social et s'ils ne se mobilisent pas", a-t-il précisé, appelant les salariés à une "irruption sur le terrain social".

Une tonalité nouvelle à ce niveau de responsabilité pas entendu depuis pas mal d'années.

L'article poursuit : 

Thierry Lepaon s'exprimait à la veille d'une rencontre entre le Premier ministre Jean-Marc Ayrault et les syndicats pour préparer la prochaine conférence sociale des 20 et 21 juin. Le numéro un de la CGT a demandé une réforme "structurelle" du financement des retraites qui passe, selon lui, par l'augmentation des salaires, ainsi que par l'emploi et la croissance. Refusant une nouvelle adaptation du système actuel, il a prévenu que la CGT n'accepterait ni un allongement de la durée des cotisations ni une baisse du montant des pensions. Faute de quoi, le syndicat appellerait à des manifestations. "Si on allait vers un salaire minimum à 1 700 euros, on n'aurait pas de problème de retraite", a-t-il dit. "L'autre curseur, c'est l'emploi et donc la croissance", a-t-il estimé. Selon lui,"si on augmente les salaires et si on augmente le nombre de salariés au travail, on n'a pas de problème de retraite".

 

Cela va sans dire mais c'est tellement mieux en le disant.


Par ailleurs, il a jugé qu'en contrepartie du délai accordé par Bruxelles pour ramener le déficit budgétaire à 3%, le gouvernement "a lâché sur la question de la flexibilité, de la retraite et de la politique industrielle, et notamment sur la cession d'actifs de l'Etat dans deux grandes entreprises, EDF et la SNCF". "Cela veut dire que demain on risque d'avoir une ouverture à la concurrence, voire une privatisation de deux grandes entreprises qui aujourd'hui structurent notre pays", a-t-il estimé. "La question de l'égalité de l'accès à l'énergie et aux transports ferroviaires, ce sont des questions sur lesquelles, sans débat national, le gouvernement est en train d'opérer des choix", a-t-il affirmé.

 

 

La CGT, première organisation syndicale et de loin tant dans le secteur privé que dans le public,  dans les grandes entreprises comme sans les TPE dit 'NON".

 

Si le gouvernement persiste dans ses choix (et on ne voit pas comment sans mobilisation devant aller jusqu'à l'administration d'une raclée politique méritée il changera d'avis et reste la question des forces pour l'alternative) sa déclaration de guerre officielle aux salariés, actée par l'attaque frontale contre la classe ouvrière et l'assistance à la répression patronale est un de ces moments de l'histoire où le monde du travail doit prendre l'initiative pour tordre fermement et même plus le bras qui le menace.

 

Que le secrétaire général de la CGT éclaire les enjeux dans ce sens ne peut que réjouir tout ceux qui refusent consensus et concessions. Pour Canaille le Rouge la situation murie et le besoin d'aller demander des compte à ceux qui trahoissent les exigences qui les ont portées au pouvoir se précise. Un élu reçoit  un mandat, il ne dispose pas d'un blanc seing. tout est là. Ce thème, à affuter devrait tracer son sillon dans les manifestation à venir.

 

Dans les déclarations de la CGT, il y a encore des zones à éclairer (en particulier contester le dogme des 3% et la notion de déficit public qui n'est que la socialisation des pertes du capital privé) mais déjà, éclairer le chemin de l'action de cette façon est une approche plus en phase avec les conceptions revendicatives que la recherche préalable d'une impossible unité, de fait fictive, entre le troupeau et les chiens du berger quand les maitres se baffrent.

 

Le la étant donné, regradons si tout le monde à la même partition, est décidé à se mettre au diapason et à participer à la chorale. Chacun de celles et de ceux qui veulent chanter avec chacune et chacun son registre sera bienvenu(e). 

 

Les semaines qui arrivent risquent d'être passionnantes et Zapatayrault pourrait vite fait retrouver sa villégiature des bords de Loire traduisant son échec et la reprise du jeu en main par le mouvement populaire.

 

Réponse au Medef disant qu'il y a problème avec le coût du travail, aux salariés non pas de le nier mais de taper du poing sur la table pour dire que c'est vrai et qu'il est urgent de le payer plus, de dire aussi à l'UE que s'il faut reconsidérer la place du public dans l'économie, nous sommes d'accord, c'est en l'élargissant par la confiscation des secteurs que le capital a repris ou conserve sous sa coupe.

 

Cela s'appelle reprendre l'offensive. De ce qu'entend La Canaille, il semble être de moins en moins marginal sur cette longueur d'onde là, les propos de Thierry Lepaon tend à le confirmer.

 

Pour cela la déclaration du SG de la CGT qui marque un changement dans la façon d'aborder la question de la place et la construction du rapport des forces est une très bonne nouvelle... à faire partager.


 

 

 

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