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Fallait-il attendre quelque chose de Copenhague ?

Je n'étais pas à Copenhague et donc la réaction  qui suit est construite à chaud à partir des informations recueillies dans la presse.

Combien les gouvernements occidentaux ont-ils mis sur la table il y a un an pour sauver les banques ?

Combien les mêmes mettent  sur la table pour tenter de sauver la planète?

Deux questions qui résument le débat.

 

09-12-19-Petite-sirene-etetee.jpg 



La presse titre "échec de Copenhague".

Pourquoi ? Il fallait en attendre quelque chose?

 

Dès lors que les pays capitalistes développés avaient décidé faire front pour garder un mode de fonctionnement exclusivement basée sur la création de la valeur et son accumulation comme passage obligé avant la réponse aux besoin sociaux, le sort des peuples et la planète qui les porte passait au second plan.

 

Hors l'intervention des peuples, sans passer par une délégation de pouvoir à des intégristes de la décroissance face à d'autres intégriste du tout libéral, le combat ne pourra pas être bien engagé et ne pourra pas être gagné.

 

Le non accord de Copenhague ouvre les vannes à des rancœurs aux causes légitimes: continuer au nom d'égoïsme intolérable à imposer à toute la planète des choix contraire à l'intérêt l'immense majorité des peuples peut avoir des conséquences terribles.

 

Le dérèglement climatique n'est pas dans le logiciel du monde de la finance et de l'accumulation. A une échéance que l'incurie du système économique fait se rapprocher tragiquement cela peut conduire à la disparition de l'humanité.

 

Il serait d'ailleurs plus que temps qu'un appel ayant l'ambition de ce que su faire l'appel de Stockholm contre l'arme atomique recale le débat et permette aux peuples de la planète de s'en emparer : un autre développement, une croissance maitrisée et tournée vers les besoins des femmes et des hommes, à l'avenir des enfants.

 

En culpabilisant à égalité de responsabilité l'exploiteur et l'exploité, celui qui est contrait de défricher pour survivre et les majors de la déforestation de la planète, celui qui faute d'infrastructure rejette ses eaux usée n'importe comment et celui qui pour augmenter ses profits se sert de la mer comme d'une poubelle, les détenteurs de la puissance économique militaire et politique, ceux qui pilent le potentiel naturel pour des activités contraire au besoin de l'humanité se défaussent sur les peuples de leur responsabilité propre.

 

Dans ce cadre avoir transformé le CO2 en un marché avec ses bulles spéculatives ses dividendes, avoir modélisé les droits à polluer ne peut qu'aggraver  le processus. Là, d'accord avec les mouvements écologistes, on va dans le mur.

 

Mais parler de décroissance comme le fond certains idéologues sans regarder quelle forme de croissance est responsable, qui en récupère les fruits, sur le dos de qui elle s'opère est une escroquerie intellectuelle. Faire passer la ligne de partage entre pays riches et pays pauvres sans tenir compte de l'immense majorité des pauvres des pays dit riches et les fortunes  obscènes des  dirigeants des pays rendus pauvres par la surexploitation de leurs ressources en est une deuxième. Elles escamotent la nature capitaliste du dérèglement climatique.

 

Aller proposer de consommer moins là où on ne peut pas consommer, c'est de la provocation.
Cela vaut bien sûr pour les pays écrasés dans la misère, mais pas qu'eux.
Ce n'est pas dans les citées populaire qu'on gaspille l'énergie.
Ce ne sont pas les barres des HLM qui sont éclairée à giorno à trois heures du matin mais les tours de La Défense.
Ce n'est pas sur le marché de Vitry qu'on achète des haricots verts en décembre mais celui de la rue du Rocher.
Avec ces cultures de négoce, qui tue l'autosuffisance alimentaire de l'Afrique de l'ouest ?

 

L'échec des expériences socialiste est aussi celle-là: Copier le modèle de croissance par l'accumulation au nom des moyens à dégager pour progresser sans faire de la consommation massives des richesses créées et donc leur nature intégrée aux besoins de l'humanité les a conduits à la faillite économique sociale et politique. La politique des blocs et les tensions militaires ont une grande part mais, par exemple, elles n'expliquent ni ne peuvent justifier les désastres écologiques du Caucase et ses conséquences géopolitiques.

 

Quand c'est le complexe militaro industriel qui pilote la recherche, peu de chance de voir s'épanouir les sociétés humaines. Cela crée des oligarchies à l'est comme à l'ouest, au nord comme au sud. Elles se rémunèrent sur l'exploitation la plus forte possible des salariés toujours sous payé et précarisé, allant parfois jusqu'au travail forcé,

 

Total et la Birmanie, Bolloré et l'Afrique, les compagnies minières ou forestières en l'Amazonie ou en Afrique sont les pendants aussi brutaux avec la force de travail que les oligarques russes,

 

Surexploitation des ressources naturelles rime avec surexploitation des hommes et des femmes,  pouvoir autoritaire et dictatoriaux pour pérenniser cette exploitation.

 

La façon dont trente chefs d'état autoproclamés différents des autres ont humilié ces autres présents à Copenhague et les organisations qui sont pour une grande part à l'origine de la prise de conscience et de la réunion de la conférence en dit long sur la volonté du capital de ne rien lâcher qui pourrait attenter à la loi d'airain de la suraccumulation du capital.

 

Ce n'est pas la Chine et les USA qui ont fait échouer Copenhague. Trop facile. Bien sûr qu'ils ont leur part, et elle est grande, celle de la chine persistant à rattacher son modèle de développement à un faux communisme, faisant, après la faillite de l'URSS, d'une utopie généreuse un repoussoir.
Mais derrière parfois des effacements ou des positionnements de matamore donneur de leçon, l'UE n'a pas fait rupture avec le camp du capital quand l'heure de faire bloc a sonné: pour obtenir l'accord des pays les plus immédiatement menacé, le cynisme colonialiste à parfois été utilisé en conditionnant les aides à la signature.

 http://www.economiesolidaire.com/wp-content/uploads/2008/12/pollution-industrielle.jpg

Chavez a donc bien raison quand il affirme que si le climat avait été une banque, les crédits auraient été immédiatement engagés pour le sauver.

 

 

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