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Faire résonner pour interdire de raisonner. Vuvuzelas du capital (suite)

 

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VUVUZELAS bleu horizon

 

 

 

Surtout ne pas perdre de vue le fond.

Dans les jeux du cirque, il y le jeu, pour attirer; le cirque, pour faire luire toutes les ors et paillettes.

Mais surtout ne pas perdre de vue le projet.

Tout mobiliser pour ne pas perdre ce fond : obtenir par tous les moyens une occupation permanente du terrain idéologique.

Montrer remontrer et montrer encore, montrer toujours le groupe qui s'offre si opportunément à la stigmatisation, clone médiatique qui fait écran à celui aux mœurs aussi identique qui pilote tous les autres .

Là ce n'est pas le joueur qui se prénomme Nicolas même si en terme de vulgarité il n'a rien à en rabattre. C'est le sélectionneur du groupe qui veut de la discrétion et qui en profite pour avancer ses pions.(sélectionneur et à se titre admis aux délibérations, mais pas au comité directeur).

Ils ont mis des boules dans le sapin, posé les guirlandes pour décorer le cirque.

Manque de pot la déco se fond dans le paysage social des décorateurs. Le "bling-bling" à crampons rejoint celui des stocks option. Même venant de banlieue, avec de l'argent, on fabrique du bourgeois; tout comme avec des idées courtes on fabrique du Besson.

Alerte !! Fixer le regard sur les premiers pour épargner les seconds et si possible en profiter pour maintenir le balisage idéologique du terrain.

Le coup de tête de 20 gugusses plein aux as grâce au système à qui ils servent d'écran et qui décident de ne pas courir, une grève ?

"Ils font grève" reprend le cœur effarouché des vierges aux plumes vitriolées. Tant qu'à faire, vite en remettre une couche pour stigmatiser ce mot qui fait peur au bourgeois.

Grévistes ?  Pourquoi grévistes?

Ce n'est pas aux lecteurs de la Canaille qu'on va expliquer ce que c'est de faire grève.

Par contre il est possible ensemble de réfléchir comment la réaction fait flèche de tout bois pour atteindre les idées qui la dérangent et qui pourraient s'opposer à ses projets. Y compris au passage si elle peut salir l'idée de lutte revendicative, tant qu'à faire.

Pas mieux dans la période pour détourner les regards des mœurs de la bourse et ses commanditaires, entreprises et humanoïdes qui les "possèdent". Oui, vraiment, il n'y a pas mieux. C'est le cas de le dire, il n'y a pas de petit profit.

Les propos tenus dans les vestiaires, pour choquants qu'ils puissent être pour certaines oreilles ne sont pas plus obscènes que ceux qu'on peut entendre dans les salles d'audience des tribunaux parisiens de la quinzaine.

Ils ne sont pas plus immoraux que ceux rapportés dans la presse à propos de prévarications éventuelles entre le monde des affaires et la politique officielle.

Pas plus obscènes que la manière dont l'exploitation des corps et des esprits des producteurs de richesses est quantifiée et rationalisée dans les bilans et projets de conseil d'administration des grands groupes.

Devant l'Humanité victime des crimes du capital, les propos d'un joueur de foot ne sont pas pires que les pratiques inhumaines des sponsors de la FIFA ou des dégâts que subissent les pays des équipes participantes. On ne coupe les débats en tranches. Ces questions forment un tout ou l'argent est le ciment.

La pornographie n'est pas la trivialité du langage (Pétrone, Rabelais ne sont pas obscène), c'est l'idée portée et la façon cynique de la farder de vertu pour donner à croire à sa moralité. Une prise en flagrant de délit de spéculation avec ou sans trader, une déclaration d'un avocat d'un groupe de cosmétique, les pollutions masquée des Cie pétrolières le sont tout autant que leur considération commune du monde salarial comme des ressources humaines. Le "star système" sportif y aspire certaines ses élites écrémées pour cela.

C'est pour que ces questions ne soient pas posé que les tambours battent et résonnent, qu'ils occupent et balisent les terrains idéologiques, tous.

La "coquetterie" des "opérateurs de terrain" en or massif de la FFF n'est pas une grève. Au pire une absence irrégulière, au mieux un droit de retrait à discuter. Et tout syndicaliste sait que la différence d'avec une grève n'est pas qu'une mince nuance.

 

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