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Express régionaux

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http://www.cheminotcgt.fr/new_site/cheminotcgt_communiques/logos_libres/logo_fede_cheminots.jpgDimanche 5 décembre 2010, la direction de la SNCF a annoncé une hausse des tarifs des trains de voyageurs supérieur à l’inflation pour le début de l’année 2011. Cette annonce, qui a reçu l’approbation du Secrétaire d’Etat aux Transports, M. Mariani, est présentée comme une nécessité pour entretenir et rénover le réseau ferré français.

Depuis la séparation du système ferroviaire en deux entreprises publiques : SNCF et RFF, le système ferroviaire est englué dans la spirale du déclin. Réseau Ferré de France (RFF) plie sous le poids d’une dette énorme et ne cesse d’augmenter les péages que doit payer la SNCF pour faire circuler ses trains, alors que l’état du réseau reste très dégradé. Cette stratégie se traduit chaque année par une inflation des tarifs supportée par les voyageurs. 

La Fédération CGT des Cheminots dénonce cette augmentation des tarifs qui pèse sur le pouvoir d’achat des usagers sans régler le financement de l’entretien et du développement des infrastructures ferroviaires. 

La création de RFF, le désengagement de l’Etat de ses responsabilités en matière d’aménagement du territoire, la politique fiscale menée par le Gouvernement sont autant de choix qui conduisent à de telles dérives. 

Dans une période où la crise économique et financière frappe si durement les citoyens français, ce sont d’autres décisions qui doivent être prises. 

La SNCF doit revenir à une politique tarifaire juste et équitable sur tout le territoire qui favorise les déplacements dans le respect des valeurs de service public. 

L’Etat doit reprendre la dette du système ferroviaire et jouer un rôle d’aménageur du territoire en garantissant pour tous un réseau ferré fiable et moderne. 

La Fédération CGT des Cheminots rappelle la nécessité de revenir à un système ferroviaire unique et intégré au sein d’une seule entreprise publique SNCF, afin de répondre aux besoins des populations dans la cadre d’un service public ferroviaire efficace.
 
Montreuil, le 07 Décembre 2010 

 

 

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Ce communiqué qui remet bien les pendules à l'heure du point de vue du désengagement de l'état mérite deux trois précisions de la part du citoyen cheminots pour ceux qui sont hors de l'entreprise.
En particulier avec la nouvelle convention qui prévoit le "statut" des trains inter-régionnaux (corail téoz)
Des idées qui sont le fond commun des militants cheminots mais qu'il n'est pas inutile de remettre sur la table pour que les usagers puissent le rester et s'opposent à leur transformation en clients captifs:

Le rappel des principes du services publiques qui stipulent l'égalité de traitement en tout points du territoire et la péréquation tarifaire ainsi que l'autonomie de gestion à partir des orientations définies par la collectivité pour son service public rassemblées dans son cahier des charges.

Commençons par la troisième : établir l'organisation d'une activité par un contrat semble séduisant. Sauf que la pérennité n'est pas assurée et laisse celle-ci tributaire des contractants. Les volontés sont moins contraignantes qu'un cahier des charges et telle que réalisées organisent l'accès des trafics historiques de la SNCF à des opérateurs privés dès le prochain appel d'offre pour renouveler le contrat, craintes renforcées par la durée anormalement courte de ce premier contrat.

Le deuxième point, un des principe fondateur du "service public à la française", la péréquation tarifaire qui fait que les activités en recettes excédentaires financent celles déficitaires, sachant que dans la période, celles déficitaires le sont pour deux raisons : soit elles viennent compenser d'autres déficits géographiques et sociaux dans le cadre de l'aménagement du territoire sans moyens abondés pour cela, soit elles sont le fait d'une sous tarification à motivation commerciale ou "philosophique" comme c'est le cas du transport marchandise qui, curiosités des critères des "libéraux" n'est plus sous-tarifé dès lors que la SNCF le cède à des opérateurs privées.  C'est ce qui fait que cette partie de l'activité n'entre pas dans les grilles de lecture du service public telles que définies dans le cahier des charges même si un service public des transports industriels est une mission à reconstruire dans l'activité d'une SNCF réunifiée. Et donc, prétendre financer les engagements de l'état par une taxe pompée sur le prix déjà trop cher du billet de train lui permet à bon compte de faire vivre ce vieil adage des  camelots  "si vous le payez, on vous l'offre".

Enfin cette question de l'égalité de traitement en tout point du territoire qui pose la question du coût, de la fréquence et la qualité des dessertes ainsi que leur pérennisation par des investissements en infrastructures et des dotations en capital par l'État représentant la nation propriétaire de son entreprise publique. Cela doit être de la responsabilité de l'entreprise publique devant la collectivité et non pas le fruit de tractation aléatoire, d'autant plus aléatoire qu'on connait la qualité de la parole de l'état en matière de financement : à l'image des transferts aux collectivités territoriales, elle est à l'identique de la continuité de présence des glaciers alpins, en recul permanent.

Le train est trop cher, il n'y en pas assez et là où ils existent la SNCF privilégie l'accès de type train d'affaire à celui de l'accès populaire sauf quand le populaire se révèle un marché porteurs (événementiel ou saisonnier). Ce sont  ses choix de gestion. Les directives données au CA de la SNCF par le commissaire du gouvernement alimente ce divorce d'avec les impératifs sociaux et d'aménagement du territoire (la réduction catastrophique des trains auto quand on nous serine avec le "grenelle de l'environnement " et la sécurité routière en sont des exemples flagrant).

Il est vrai que l'ancien chef de cabinet de Martine Aubry qui préside au destinée de la SNCF se donne les moyens pour aller vers la casse : entre une responsable des gares qui vient du cabinet de Lagarde, celle des activités voyageurs qui a exercées ses talents organisatrice de la privatisation de France télécom ou celui des activité marchandises (surnommé en 1996 "presse profit"  par "l'"expansion",  militant de l'ultra libéralisme surtout connu pour son parcours des sidérurgistes de Pont a Mousson e jusqu'à la SNC en passant par Géodis ou la FNAC. C'est comme si comme si on nommait Barberousse patron de l'amirauté, un Attila de l'emploi et des conventions collectives, un de ses fleurons étant la liquidation de Moulinex avec les dégâts humains, financiers et les suites judicaires qui ne sont pas à sa décharge), il a su s'entourer de compétence rare pour liquider le service public. 

 

 http://farm4.static.flickr.com/3394/3555083606_befa9ecbaf_z.jpg

 

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Tourtaux 19/12/2010 09:23



Je ne peux plus voir l'effigie du congrès de Reims tant celui-ci m'a terriblement affecté.


Bien que je savais tomber dans une embuscade tendue par les réformistes collabos de Champagne-Ardennes, je ne sors pas indemne physiquement et moralement de ce congrès où on a achevé de détruirte
un militant un homme.