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Et un de moins

Moubarak a dégagé. 

 

http://adjimdanngar.files.wordpress.com/2011/01/egyptemoubarakb.jpg?w=450&h=593


INFOS REPRISES DU BLOG du Sanglier Rouge (J.TOURTAUX) suivi des réactions à chaud de la presse parisienne

Depuis quelques jours,

Les grèves s'amplifient en Égypte.

Le mouvement s’est étendu aux usines, dans les campagnes et dans les services publics.

 

Ceux qui s’étaient réjoui de l’échec de l’appel à la grève générale du 31 janvier, trop « politique », ont dû déchanter. Les personnels des services publics réquisitionnés pour casser le mouvement se rebiffent à leur tour : les employés des chemins de fer, échaudés par l’ordre des autorités de stopper le trafic ferroviaire pour empêcher les manifestants de rejoindre la capitale, ont occupé les voies pour réclamer des augmentations de salaires, de meilleures conditions de travail et davantage de respect. Ils ne veulent plus être réduits au rôle de simples supplétifs complices des « baltaguiyas ». Les conducteurs de train et les chauffeurs de bus annoncent à leur tour une grève jeudi, pour les mêmes raisons. Ici ou là, des comités populaires se constituent sur les lieux de travail pour conjurer les provocations.

De leur côté, des dizaines de fonctionnaires des musées exigent de meilleurs salaires et davantage de moyens, dénonçant la réduction des budgets et s’interrogent sur où est passé l’argent d’un secteur – celui des Antiquités – prestigieux. La fin de la corruption se retrouve ainsi au cœur de nombreuses grèves. A Mahalla-El-Koubra, bastion ouvrier du textile, par exemple, les grévistes dénoncent un management corrompu et le détournement de l’argent d’une entreprise aux comptes déficitaires alors que sa productivité est conséquente. Au Caire, des centaines d’électriciens de la South Cairo Electricity company réclament la démission de son directeur.

L’industrie pétrolière est touchée à son tour, et des grèves illimitées ont éclaté à Alexandrie, Port Saïd et Suez. Dans cette ville marquée par de violents affrontements avec la police fin janvier, près de 5 000 travailleurs de diverses entreprises – y compris les chantiers navals – ont fait grève sur leur lieu de travail.

 

Les mal-logés et les paysans s’y mettent aussi

A Port-Saïd, 300 mal-logés d’un bidonville ont incendié le bâtiment du gouvernorat pour protester contre l’absence de construction de logements décents, puis ont installé un campement sur la place des Martyrs, en plein centre-ville. La police, elle, semble ici en pleine déroute. Ailleurs, la colère monte contre les exactions policières des jours passés, qui ont provoqué la mort de 5 personnes dans l’oasis de Kharga, dans le sud. Enfin, près d’Assiout, quelques 8 000 paysans et chômeurs ont dressé des barricades de palmiers enflammés sur l’autoroute et les voies ferrées, et ont caillassé la voiture du gouverneur qui a pris la fuite. Leur revendication ? Du pain !

Du pain. La liberté et la dignité. Un emploi ou un revenu décent. Des logements pour tous. La fin de la corruption. Une redistribution équitable des ressources et des richesses. Autant de revendications populaires maintes fois répétées place Tahrir. Pourtant, des journalistes continuent à demander si les grévistes sont vraiment solidaires des manifestants du Caire, comme s’ils doutaient encore de la convergence des luttes sociales et politiques contre le régime et le système Moubarak.

 Synthèse Mogniss

 http://www.24heures.ch/files/imagecache/468x312/story/251601_ALEX99_1cb0dfd6.jpg

 

La presse parisienne à chaud devant l'évènement 

Les centaines de milliers de manifestants réunis place Tahrir au Caire ont explosé de joie vendredi à l’annonce de la démission du président égyptien Hosni Moubarak après trente ans au pouvoir, ont constaté les journalistes de l’AFP sur place. «Le peuple a fait tomber le régime! le peuple a fait tomber le régime!», scandait une foule en délire sur cette place devenue symbole du mouvement de contestation déclenché le 25 janvier contre M. Moubarak. Certaines personnes se sont évanouies sous le coup de l’émotion. D’autres serraient la main de soldats juchés sur des tanks postés autour de la place. (libé 11 02 18h30)

Après dix-huit jours de protestations, le président égyptien Hosni Moubarak a quitté ses fonctions, transmettant le pouvoir à l'armée. Le vice-président Omar Souleiman a fait cette annoncé, vendredi, provoquant une explosion de joie sur la place Tahrir au Caire. 

Sous la pression des manifestants, l'ex-président égyptien s'était réfugié ce matin avec sa famille dans la station balnéaire de Charm el-Cheikh, dans le Sinaï. Son vice-président Omar Souleimane prend la suite, chapeauté par l'armée.(le Monde 18h30)

 


http://www.lefigaro.fr/medias/2011/02/11/ff21b13c-3606-11e0-878a-6ecfea49c1b9.jpg

 

 Hosni Moubarak a fui. Le vice-président Omar Souleimane a annoncé la démission de Hosni Moubarak de la présidence de l'Egypte. Le numéro deux prend la suite. Mais l'avenir de l'ancien chef des services secrets égyptiens à la tête du pays n'est vraiment pas assuré depuis son intervention à la télévision jeudi soir, dans laquelle il demandait aux manifestants de rentrer chez eux. "Moubarak, Souleimane, dégagez", criaient ce matin les manifestants sur la place Tahrir.

Ce vendredi matin, Hosni Moubarak avait quitté Le Caire en compagnie de sa famille pour se réfugier dans l'une de ses résidences, dans la station balnéaire de Charm el-Cheikh, dans le Sinaï.

Explosion de joie partout en Egypte. Le million de personnes qui manifestaient contre le raïs à travers le pays a explosé de joie vers 17 heures 30 à l'annonce de la démission de Hosni Moubarak. "Le peuple a fait tomber le régime! le peuple a fait tomber le régime!", scandait une foule en délire sur la place Tahrir du Caire, devenue symbole du mouvement de contestation déclenché le 25 janvier contre M. Moubarak, qui a fait selon des bilans non confirmés, au moins 300 morts. Les manifestants hurlaient de joie et agitaient des drapeaux égyptiens. Certaines personnes se sont évanouies sous le coup de l'émotion. (l'huma 18h30)


 Une fois n'est pas coutume, ce soir, même seul pour trinquer, La Canaille prend l'apéro.

http://69.64.95.168/~liberte//apps/edition/images_editions/5593/dilem.jpgPourquoi arabes, pourquoi qu'arabes?

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