Equateur : la rage des Chicago boy's, la joie populaire

Publié le 18 Février 2013

 

 http://www.la-croix.com/var/bayard/storage/images/lacroix/actualite/monde/rafael-correa-reelu-a-la-tete-de-l-equateur-_ng_-2013-02-18-912143/29310918-1-fre-FR/Rafael-Correa-reelu-a-la-tete-de-l-Equateur_article_popin.jpg

L'huma a cru fin de titrer :

 

Rafael Correa va pouvoir continuer sa "révolution" en Equateur.

 

Titre un peu méprisant pour le peuple équatorien et pour une expérience inédite dans un pays qui vit la construction de son processus démocratique lié à la reconnaissance historique des peuples andins.

Pour Canaille le Rouge, voir un pays jusqu'à il y a peu contenu dans la cloture du jardin privatif des USA mener une expérience socialiste, s'en prenant aux oligarchies latifundiaires et au capital devrait réjouir tout ce qui se réfère à l'idée communiste.

L'Huma aurait au moins pu faire comme libé qui indique que Correa a recueilli 56% des voix au premier tour plutôt que de donner (comme le Monde) les 24% de son banquier libéral d'opposant 

Mais bon  la suite de l'article est "moins pire". 

Rafael Correa devance nettement son principal concurrent, le banquier conservateur Guillermo Lasso, crédité de 24% selon ce décompte partiel publié par le Conseil national électoral (CNE). "Cette nuit, je dois reconnaître le triomphe du président Rafael Correa", a annoncé cet homme d’affaires de droite du Mouvement pour la création d’opportunités (Creo), lors d'un discours devant ses partisans, réunis dans le port de Guayaquil (sud-ouest). Le chef de l'Etat "a obtenu la réelection et cela mérite notre respect", a ajouté son rival. 

Le Monde lui, traite l'évènement de cette façon :

Rafael Correa, dirigeant charismatique et populaire, économiste de 49 ans qui a impulsé un virage socialiste depuis son arrivée au pouvoir en 2007, a promis derenforcer sa "révolution" durant le dernier mandat de quatre ans que lui autorise la loi. "Merci pour cette confiance. Nous ne vous décevrons jamais, cette victoire est la vôtre", a lancé M. Correa, depuis le balcon du palais présidentiel de Quito, devant des milliers de partisans en liesse.


 

"Nous ne vous décevrons jamais, cette victoire est la vôtre", a lancé M. Correa à ses partisans depuis le balcon du palais présidentiel de Quito.

 

      Les agences rendent compte de cette élection de cette façon : 

"Cette révolution, personne ne l'arrête. Nous sommes en train de faire l'histoire", a encore déclaré le chef de l'Etat, vainqueur dès le premier tour avec plus de 56 % des voix, après le dépouillement de près de 40 % des bulletins. M. Correa devance nettement son principal concurrent, le banquier conservateur Guillermo Lasso, crédité de 24 % selon ce décompte partiel publié par le Conseil national électoral.

 

Trois sondages, réalisés à la sortie des urnes, ont également donné M. Correa vainqueur, avec une marge confortable sur son concurrent direct, qui a reconnu sa défaite. Le président sortant a "obtenu la réélection et cela mérite notre respect", a admis M. Lasso, au bord des larmes, devant ses militants, réunis dans le port de Guayaquil (sud-ouest). Cet éphémère ministre des finances, balayé durant la crise qui a entraîné la dollarisation de l'économie en 2000, s'est posé en chef de l'opposition en tant que "second leader politique d'Equateur".

 

 "ÉNORME LÉGITIMITÉ"

Après l'annonce des résultats, les rues ont été envahies par une forêt de drapeaux verts, la couleur du parti présidentiel Alianza Pais"Rafael, on t'aime", a crié la foule, au milieu des pétards et concerts de klaxons. Favori depuis des semaines, le président vise une majorité absolue au Parlement, où son parti ne dispose que de 42 % des sièges, après les élections générales de dimanche, durant lesquelles les Equatoriens choisissaient aussi leurs représentants. "Même le pouvoir ne s'attendait pas un un tel score. Cela lui offre une énorme légitimité pour le prochain mandat", selon Santiago Basabe, politologue à la Faculté des sciences sociales de Quito, qui estime que le défi de M. Correa est désormais de "consolider la démocratie".

Près de 30 % des Equatoriens vivent encore sous le seuil de pauvreté, selon le dernier rapport de la Banque mondiale en 2011, un taux que le gouvernement se targue d'avoir réduit à 16 %. Le style intransigeant de M. Correa, qui a imposé un moratoire sur la dette extérieure et contraint les multinationales pétrolières àverser plus de dividendes à l'Etat, lui a permis d'obtenir une longévité record dans un pays qui a vu défiler les dirigeants avant son arrivée.

Malgré le triomphe annoncé de M. Correa, la haine d'une partie de la population à son encontre demeure puissante. Les milieux d'affaires lui reprochent aussi defaire fuir les investisseurs étrangers et de vouloir mettre au pas les grands groupes de communication avec une loi de régulation de la presse. Ses détracteurs pointent ses amitiés avec Cuba et le soupçonnent de briguer la succession de son allié vénézuélien Hugo Chavez, auquel il a dédié sa réélection. Même s'il affiche une attitude plus pragmatique, M. Correa a nargué récemment Washington en accordant l'asile au fondateur australien du site WikiLeaks, Julian Assange. Après sa réélection, il a appelé à trouver une "solution rapide" pour le cybermilitant, réfugié dans son ambassade à Londres, estimant que son sort était"dans les mains de l'Europe".

 

Petit plaisir pour finir , le traitement réservé par le Figaro fait que si la casse a conduit à ce qu'on ne désesperera plus Billancourt, il est possible de filer des boutons à  Passy Auteuil Neuilly, le Figaro devenant une sorte de mini flute de pan aphone à coté des flute andines :

Fort de ce plébiscite, le président Correa entend poursuivre sa «révolution citoyenne».

C'est avec plus de 30% d'avance sur son principal challenger que le présidentRafael Correa est parvenu à se faire réélire dimanche en Équateur. Cet autre leader du «socialisme du XXIe siècle» montre ainsi la consolidation de ce mouvement en Amérique latine après la victoire d'Hugo Chavez le 7 octobre au Venezuela. 

Rédigé par canaille le rouge

Publié dans #L'Utopie - çà se construit.

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