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Débat France - Allemagne. Quel débat ?

 

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 Hollande : “Je suis le nouveau…”   Merkel : “… le nouvel élève, je sais !”

 

L'Allemagne est-elle le problème ? Son gouvernement à coup sur pour les allemands même si comme ici il s'acharne à pratiquer une alternance entre lit en gravier et planche à clous.

 

A en croire les agitateurs de leur rose muleta il s'agirait de dompter le fauve d'outre Rhin.

Le PS découvrirait incidemment que la politique menée par A. Merkel serait contraire aux intérêts populaires et donc Don Bartolone et ses spadassins se sentent missionner pour sen aller bouter leur nouveau moulin à vent. Sancho Sapin disant que la méthode est peut-être maladroite.

Maladroite peut être mais bien à gauche certainement pas…ou alors cette gauche newlook, moléculaire et toxique élaborée sur les fourneaux de la gestion de la crise.

Si la politique menée par l'Allemagne n'est pas bonne est-ce du à Goethe, au Bayern de Munich ou aux actionnaires de Porsche et à ceux de Siemens et quelques autres réunis ?

Canaille le Rouge, par reflexe, se sent plus proche de Marx que de Jean-Marc Sylvestre lequel brûle des cierges pour Merkel parce qu'elle représente la bonne vieille droite qui de Thatcher à Rajoy en passant pas Sarkofillon et Cameron mènent la même politique que …Rocard, Schmidt, Blair ou …ZapatAyrault.

La politique de la patronne de la "Deutsches-Liga" n'est pas liée à des caractères chromosomiques  mais bien à son choix de servir ceux qui interdisent outre Rhin l'existence de l'équivalent d'un smic, d'une sécurité sociale digne de ce nom ou de régime de retraite qui assure l'avenir de tout ceux qui emplissent les coffres du capital à base germanique...ou helvètes. Tout comme les efforts de tous les gouvernements successifs en France depuis 2/3 de siècle travaillent aux mêmes objectifs avec le patronat français y compris pour faire de plein des mêmes coffres d'Helvétie.

 

http://images.huffingtonpost.com/2012-02-15-120214_delucq_versionoriginale_pt.jpeg

« il est indispensable que la France et l’Allemagne aient une approche économique et sociale de plus en plus similaire, pas forcément identique mais similaire et ce que veut dire le mot convergence, c’est réduire les divergences » (L Parisot)


Comme en France la croissance des profits est à deux chiffres, comme en France le pouvoir d'achat des salaires s'effondre. Donc ce n'est pas le pays qui est problème mais bien ses critères et modes de fonctionnement.

Il est aussi futile d'agiter le spectre teuton en 2013 que de dire que c'est le peuple français qui tirait profit de l'empire colonial, comme si l'ouvrier de Michelin tirait profit des plantations d'hévéas du même en Indochine, comme si l'OS de chez VW était responsable des choix de Mittal-Blummollet en Lorraine.

Ce n'est pas le peuple français qui guillotinait les patriotes algériens mais bien Mitterrand pour défendre les intérêts du capital français en Afrique comme Sarkozy l'a fait en Lybie un demi-siècle plus tard.

Avant d'aller plus loin rappelons que nos coqs de combat à crêtes rose qu'avant de caqueter aujourd'hui dans la bassecour ont dressé leurs ergots pour défendre le TSCG (Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance) ce pacte européen d'austérité.

Ajoutons pour faire bon poids que ces protestataires du jour sont ceux qui hier ont intégré l'accord scélérat du 11 janvier dans le droit français pour s'aligner sur le modèle allemand.

Cela fait plus que relativiser la portée de leur fronde, la ramène à sa dimension réelle et montre son caractère politicard.

Pour les deux peuples et donc ici pour ce qui nous concerne, la question n'est pas celle de l'affrontement ou le partenariat avec le capital allemand dans la sphère capitaliste mais celle de coopérations de peuples souverains (les trois termes indispensables) contre l'union de ceux qui les divisent et les exploitent pour en tirer profit.

Or, et c'est là la diversion que tente d'installer la partie du PS qui voit venir la dérouillée, les peuples d'Europe peuvent-ils coopérer souverainement dès lors que la dite souveraineté est confisquée par le système industrialo financier, avec l'aide permanente et inconditionnelle du PS, lequel système impose sa loi. C'est le socle de cette UE. Laquelle loi fabrique de la crise et précipite les peuples dans la tourmente.

Cette confiscation opérée à chaque fois avec la participation active et ultra majoritaire dans ses rangs d'un parti socialiste mentant effrontément et en toute connaissance de cause au peuple qu'il prétendait vouloir emmener vers les rives du bonheurs radieux mais le précipite dans les fosses de la surexploitation et du laminage des droits politiques et sociaux.

La bataille politique majeure c'est de quitter cette UE qui sème menaces et désespoir.

Constat : l'économie allemande (lire ici sa partie profit accumulation et autres critère) semble jusqu'à ce jour florissante. Pourquoi cette force du capital allemand ? Parce que la création de richesses repose d'abord et toujours dans la production de bien matériel et donc d'une base industrielle. Les profits issus des services ne sont que bulles périphériques. C'est d'ailleurs pour cela qu'alors que l'empire industriel allemand qui devait être démantelé pour son imbrication et son tutorat sur l'appareil nazi, il ne l'a pas été par les Anglo-américains rejoint rapidement par les français.

L'industrie allemande comme celle du Japon ou celle de l'Italie ont été réorganisées pour un redémarrage à partir de leur industrie de guerre remasterisées, le plan Marshall organisant l'éloignement des espaces sous sa tutelle du plus grand nombre possible de repères et organisation publiques ou socialisés. 

Ces conditions de redressement ce capital allemand dès 1945 à coup de milliards de dollars puis d'autres milliards d'unités monétaires de la CEE puis de l'UE demandent que tous les peuples aillent demander des comptes à ceux qui ont organisé l'opération.

En France principalement à ceux qui vénèrent le collabo Schumann, les décorés de la francisque et conseillers de Pétain en tête desquels Pinay et ses acolytes. Les plis marqués avec la CECA, ensuite aidés par Mollet à Mitterrand le francisqué de Vichy en passant par Pompidou et Giscard, ils ont poussé à ces abandons de souveraineté.

Faire monter les tensions entre état pour masquer les coalitions transfrontalières du capital à depuis 1870 été la pratique de la bourgeoisie française pour se dégager des pressions que ses crises font subir au peuple. Quitte ensuite à aider l'impérialisme d'outre Rhin à réprimer son peuple puis l'aider à s'armer avant de collaborer avec lui contre la population française.

Les coups de menton matamores des caciques du PS face à ceux de leur commère Angéla ne servent qu'à masquer l'urgence des deux côtés du Rhin de couper le capital de ses racines pour réussir à l'abattre. Ce qui sauf dépêche de l'AFP avant mise en ligne de ce texte n'est toujours pas sur la feuille de route des socialistes qui depuis que les traités européens font leurs délices de Capoue ils ne veulent surtout plus jamais en entendre parler.

S'ils le voulaient, sans coup de tambour autre que le respect de la démocratie, ils ont à disposition le NON de 2005 sous le coude qui le leur permettrait en s'appuyant sur les exigences exprimées comme le dit notre Constitution par le "Peuple Souverain".

Ils s'opposent de toute leurs forces à tout ce qui pourrait tenter d'aller dans ce sens et laisse se développer les vieilles lunes et autres fariboles.

Dont ce hochet d'un gouvernement d'union nationale qui historiquement dans tous les cas de figure a répondu aux besoins du capital contre le monde du travail (et a souvent précédé des carnages ou les victimes étaient balayées tandis que les responsable trinquaient à la santé de leur patrimoine). Ce GUN   est brandi fort opportunément pour tenter de remettre de l'ordre dans les rangs.

Dans la campagne qui se construit sur "confrontation avec l'Allemagne" se cache l'idée que l'ennemi n'est pas le capital dominant, dont sa composante allemande au même titre que toutes les autres, mais un état qui pas plus que le notre n'est autonome dans ces choix. Angéla Merkel est tout comme les transalpins petits clones de Prodi, ici ZapatAyrault, ailleurs Rajoy ou Cameron des serviteurs d'un système drivé via Golden Sachs et autres outils par le capital.

Et donc au final, la domination du capital germanique n'est pas liée à des causes "chromosomiques" mais à des choix de rentabilité de tout le capital et aux besoins de le sanctuariser là où les institutions construites par nos bourgeoisies communes lui assurent base industrielle et meilleure protection institutionnelle.

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