Courroie de transmission?

Publié le 19 Mai 2010

http://img.directindustry.fr/images_di/photo-g/courroie-de-transmission-plate-249644.jpgC'est dans l'Express.fr:

"Eric Aubin, membre de la direction confédérale de la CGT réagit aux propositions dévoilées mardi par Martine Aubry.

Le contre-projet socialiste colle-t-il aux revendications de la CGT ?

 

Sur les 60 ans, c'est clair, nous sommes sur la même ligne que le PS (souligné par la Canaille en rappelant que le PS propose d'inciter à retrader le départ en faisant miroiter une pension plus élevée ceux qui partiraient "plustard"): pas question de toucher à l'âge légal du départ à la retraite. Dans le projet socialiste, l'hypothèse d'un allongement de la durée des côtisations est reportée à 2025, on se donne tout le temps de regarder cela plus tard. Pour nous, c'est plutôt positif. Augmenter la durée de cotisation revient à baisser le niveau des pensions : ça signifie appliquer une décote qui pénalisera le salarié.

Vos préconisez, comme le PS, de mettre à contribution les revenus du capital...

Le gouvernement nous dit : "on a un problème démographique et on va le résoudre par la démographie", c'est à dire en allongeant la durée du travail. A la différence d'Eric Woerth, le ministre du Travail, nous estimons à la CGT - comme au PS -(c'est la cgt qui parle là croire que pour que la courroie tienne bien, c'est Montreuil qui fournie la résine) que c'est un problème de financement.  Colère de la Canaille: Faux,ce n'est pas un problème de financement mais un problème de choix de société : soit on accepte le prima du marché comme le PS et maintenant le PCF soit on le combat et là, quel mandat du congrès de la CGT pour modifier l'approche au point d'être d'accord avec le parti de DSK et de Jospin? En lisant le document d'orientation remis par le gouvernement, qui entretient savamment le flou, nous sommes persuadés qu'il n'y aura que quelques financements à la marge, cela ne comblera pas les besoins de notre système par répartition. Il faut trouver ailleurs de nouvelles ressources pour nos régimes.

Par exemple ?

Nous proposons que les revenus financiers des entreprises soient mis à contribution : cela représente 20 milliards d'euros. Il faut aussi élargir l'assiette de cotisation, dont le manque à gagner, selon la Cour des Comptes, est estimé à 3 milliards d'euros pour nos régimes de retraite. Troisième proposition : moduler les cotisations sociales en fonction du rapport masse salariale/valeur ajoutée : il n'est pas normal qu'un artisan paie des cotisations sur la même base qu'un grand groupe comme Total ! Quatrième proposition : stopper les exonérations sociales qui n'ont eu aucun effet sur le niveau de l'emploi. Enfin, nous préconisons d'augmenter les cotisations des employeurs (Il ne s'agit pas de cotisations des employeurs mais d'une part socialisée du salaire elle n'est payée qu'à partir de la création dela valeur par le travail et rien d'autre. Qu'un dirigeant de ce niveau alimente de telles inepties permet de mesurer la réalité de l'effondrement des repères et la responsabilité de leurs prédécesseurs est aussi sur le coup engagée). Pour qu'elle soit cohérente, il faut surtout remettre l'emploi au centre de la réforme, on ne peut pas rester avec un taux de chômage de 10%, sinon on court à la catastrophe.Avis un tantinet irrité de la Canaille et c'est quand que le syndicaliste ramène le débat sur son coeur de métier comme dirait le patron : l'augmentation massive des salaires? qui est la solution du financement et qui tape effectivement sur la capitalisation quelle qu'elle soit. 

Rédigé par canaille le rouge

Publié dans #Coup de gueule

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