Corse 9ème jour de grève des cheminots

Publié le 31 Janvier 2013

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Piquet de grève gare de Bastia 

 

Sous sarko on niait les grèves.


Sous Blummollet on file plein sud avec armes et bagages kakis, on réouvre le salon d'honneur de Roissy, ou on mobilise tout le débat parlementaire sur le sociétal (certes pas des questions mineures mais pas au point d'autoriser la transformation en raves indigestes les pommes d'or des promesses sociales du candidat maintenant élu), cela pour ne pas rendre de compte sur le social.


Pour autant, en plus de la manif des symbole de la casse de économico sociale qui ont manifesté à paris le 29, d'autre conflits sont cachés sous le boisseau de la désinformation.


Par exemple le conflit des chemin de fer corses. 


Pour mesurer la complexité de la situation :

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Un réseau routiers précaire, une géographie contraignante, un enclavement du coeur de l'île, un réseau de transport ferroviaire qui assure une part essentielle de ce désenclavement, réseau dont les luttes ont imposé la modernisation et un conflit dont la tutelle politique porte la totale responsabilité.

 

La Collectivité Territoriale de Corse est l'autorité organisatrice des transports, elle est présidé par Dominique Bucchini (PCF). Elle est la seule communauté territoriale propriétaire de son réseau ferroviaire (en cela attention à un rôle de pois(s)on pilote pour les régions sur le continent).


230 cheminots à l'effectif, 191 dénoncent une convention signé par le STC (majoritaire ?) et rejeté par la CGT minoritaire dans les urnes mais organisant la majorité  de l'effectif dans l'action contre l'accord signé par le STC et la (CTC).


Un statut particulier qui n'est pas celui de la SNCF.


le PM Bartoli président de l'office des transports est socialiste tendance "Corse Social Démocrate".


 

 

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Vers un 9eme jour de grève des cheminots

 

 

Les AMG 800 risquent donc, une nouvelle fois, de rester à l'arrêt pendant plusieurs jours dans les gares de Bastia et d'Ajaccio. En fin de soirée, la société des Chemins de fer de la Publié le mercredi 30 janvier 2013 à 20h25  - 

La grève conduite par la CGT se poursuit. Le trafic ferroviaire de l'île est toujours paralysé et le mouvement pourrait s'amplifier. Après huit jours de mobilisation, le dialogue entre le président de l'Office des transports de la Corse et les grévistes n'est toujours pas rétabli.

 

Les Cheminots des chemins de fer de la Corse sont rentrés une nouvelle fois en conflit social.

Cette fois, les revendications portent sur le statut social qui vient d'être mis en place par l'office des transports et qui concerne les CFC.

Hier matin, plusieurs dizaines de cheminots ont établi leur piquet de grève devant la direction des Chemins de fer de la Corse, à la gare de Bastia, afin de faire entendre leur voix.

« Nous entendons dénoncer les méthodes de travail employées par l'office des transports de la Corse. Ce statut social s'il est voté de la sorte par l'assemblée de Corse va entraîner des inégalités entre les salariés des chemins de fer de la Corse. Certains d'entre nous seront pénalisés sur l'avancement de carrière. Il y aura aussi des pertes de salaires. Cela, nous ne pouvons pas le tolérer. »

191 cheminots ont signé une pétition contre le statut social

Le statut social dénoncé par les syndicalistes de la CGT, mais ils ne sont pas les seuls apparemment, devra rentrer en vigueur après un vote de l'assemblée de Corse à ce sujet. Avant cela, ils demandent donc au président de l'office des transports Paul-Marie Bartoli de renoncer à présenter le texte dans sa forme actuelle. « Nous voulons que la CTC délègue à la direction de la SEM, qui est notre entité juridique, les discussions concernant les rémunérations. Nous invitons donc le président de l'office des transports à tenir ses engagements. Il avait déclaré que les questions du statut social seraient étudiées par tous. Cela n'a pas été le cas. Même si le STC qui est majoritaire a signé le texte nous ne pouvons pas l'accepter tel quel. À la lecture du document apparaissent beaucoup trop d'imprécisions et d'inquiétudes qui peuvent être interprétées de différentes manières. »

La centaine de grévistes n'a d'ailleurs pas apprécié d'entendre sur les ondes de RCFM que le président de l'office des transports à leur sujet parlait de « surenchère ». « C'est le statut du cheminot que nous défendons. Il faut savoir qu'à ce sujet, nous avons créé un collectif pour la défense de nos droits. Sur les 230 cheminots des CFC, la pétition que nous avons lancée à ce sujet a rassemblé 191 signataires. »

Forts de ce soutien, les grévistes n'ont pas l'air décidés à reprendre le travail de sitôt. D'autant qu'ils ont annoncé, hier, que le mouvement de grève allait s'amplifier.

 

Corse a fait parvenir un communiqué : « La société des Chemins de Fer de la Corse a le regret d'informer son aimable clientèle qu'en raison de la prolongation du mouvement social engagé le 24 janvier, aucun train ne circulera vendredi 25 janvier 2013. Pour les jours suivants, la circulation des trains s'avère incertaine à ce stade des discussions. La société des Chemins de fer de la Corse présente ses excuses pour les désagréments occasionnés. »


 

 


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Depuis maintenant une dizaine de jours les Corses n'ont pas de trains. Les cheminots corses n'ont pas de réponse à leur demande de rencontre.

 

Leur revendication est simple et claire : ils veulent un statut qui leur a été durant des années refusé, que la gauche s'est engagé à négocier et que maintenant au affaire elle "oublie" de concrétiser en particulier en laissant dans le flou artistique tous les aspects salaires et déroulements de carrière.  

 


 

"Une perte de revenus de près de 800 euros par an"

Pour la CGT Cheminot, de nombreux points posent problèmes, comme le risque, "d'une perte de revenus de près de 800 euros par an pour certains agents" a affirmé, Barthélemy Luciani, délégué CGT de la CFC. Pour être définitivement adopté, le statut social des cheminots doit être adopté par l'Assemblée de Corse. Ce sera fin janvier ou fin février au plus tard.

 

Les cheminots, qui ont été à la pointe du combat contre les pratiques économiques diverses et variées de la droite aux affaires, pratiques qui émaillent un folklore ouvrant sur des dérives maffieuses, ne peuvent accepter de servir de laboratoire du recul social par ceux là même qui ont été mis en place pour construire la rupture. 

Le silence de la majorité de la CTC qui manifestement tente d'imposer de force ses ukases est révélateurs de pratiques où là, il ne s'agit pas d'accompagner ou non le gouvernement, mais de répondre aux exigences revendicatives des salariés.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Rédigé par canaille le rouge

Publié dans #Du côté des luttes

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roger colombier 31/01/2013 09:54


Merde, heureusement que tu es là, parce que je n'ai rien lu sur l'Humanité.


Je te recopie et j'informe...


@+

canaille le rouge 31/01/2013 14:09



je subodore une once de narquoititude dans le propos