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Contribution aux débats

Je repique cela volontier du blog de l'ami Jean.

Ses idées se frôlent et le plus souvent se rencontrent et s'articulent avec celles que je partage avec d'autres amis et camarades sur cette question.

Plein de choses nous sont communes.

Des petits points divergence à la marge existent, ne pas les édulcorer d'autant qu'elles ne touchent pas au fond mais à ses conséquences :

Mélanchon n'est pas un sujet de Polémique mais au plus qu'un outils d'intégration d'une part du courant révolutionnaire aux visées de la Sociale démocratie. Buffet le sait et partage cet objectif, les déclarations sur 2012 le montrent.

Cela doit-il freiner le débat parmis ceux qui refusent de mordre à cet hameçon rouillé ?

Non.

Donc, ce texte.

Il sera suivi d'un autre de la canaille qui porte quelques réflexions sur l'ornière actuelle et les nouvelles approches possibles pour en sortir, le besoin pour cela d'une organisation révolutionnaire.

 


 

Une nouvelle Révolution française ?

 

par Jean LEVY

 

Vivons-nous dans la décennie qui verra éclore une nouvelle Révolution française, comme nos aïeux dans les années 1780 ?

Certes, la situation est différente à beaucoup d’égards.

 

Cependant nous assistons à la fin d’un monde. Le capitalisme, dans toute sa logique, semble au bout du rouleau. En France, le pouvoir politique, qui en émane, se fissure en maints endroits. Son audience se réduit comme peau de chagrin. L’opinion publique se détache massivement de ses représentations. Plus de la moitié des électeurs boudent les urnes, de 70 à 80% dans les quartiers populaires. L’ensemble des formations, de la majorité comme de « l’opposition », subit une érosion croissante de leurs soutiens. Le discrédit majeur atteint, en premier, le président de la République, qui personnifie par sa politique et son style, ce que rejette la population.

 

Malgré cela, le pouvoir, comme s’il avait conscience de ses limites, tente pourtant de profiter du vide idéologique dans lequel s’agitent les partis dits « de gauche », pour charger la barque  et « faire passer » le maximum de réformes dans un minimum de temps.

C’est ainsi que sont menacés directement de démantèlement ce qui constitue encore les remparts de la République : le cadre administratif issu de la Révolution, tels les municipalités, les départements, les éléments de protection sociale qui subsistent encore dans le système de la sécurité sociale, des retraites, du Code du travail. Sont attaqués de front l’Education nationale, la santé, les services publics.

 

Cette offensive accélérée du capital peut faire illusion sur sa force supposée. En fait, celle-ci n’est forte que de la démission des partis et syndicats, qui lui font face.

Nous ne sommes pas éclairés par les Lumières, comme au XVIIIème siécle, ni par les analyses marxistes du XXéme.

 

Pourtant, le rejet populaire du système capitaliste n’a jamais été aussi vaste. Jamais, les pseudo élites, qui nous gouvernent, n’ont été si réduites en nombre et isolées dans le pays.

 

Alors pourquoi ce divorce entre les potentialités de révolte et la passivité apparente des masses ?

 

Il faut le reconnaître : le capital et ses hommes liges ont su, avec la construction européenne, placer les Nations dans un état de dépendance, qui aliène leur liberté de mouvement, la souveraineté de leurs peuples.

Après avoir fait miroiter les fausses espérances d’un avenir radieux dans le cadre de l’Union européenne, et corseté à travers elle, toute velléité d’indépendance, le capital s’est évertué à pilonner l’idée que « l’Europe était un horizon indépassable » et qu’il était impossible de s’en détacher. Or, ces notions sont conjuguées sur tous les temps par l’ensemble de l’arc-en-ciel politique, de la vraie droite à la fausse gauche.

Si bien, que cette pseudo fatalité conduit notre peuple sur le chemin de la passivité.

 

Il faut donc lutter contre le renoncement à la lutte, jugée à tort, inutile ou impossible, en finir avec le renoncement à l’espoir.

Mais qui peut songer à des « lendemains qui chantent », lorsqu’on nous dit condamnés à perpétuité à la misère et à l’austérité ?

Or, de cette prison, l’Union européenne, il faut s’évader.

C’est non seulement nécessaire, mais c’est également possible.

Chacun, dans sa cellule, en détient la clef.

 

Que pourrait faire « l’Europe », Bruxelles et BusinessEurope, si dans un Etat, le nôtre, par exemple, un gouvernement, issu du peuple, décidait souverainement, d’une politique de progrès social et de véritable démocratie, ouvertement contraire à celles d’aujourd’hui, dictées aux nations par l’Union européenne ?

Aucune force ne pourrait se mettre en travers d’une volonté populaire ainsi affirmée.

Ce serait une nouvelle Révolution française

Encore, faut-il en convaincre l’opinion.

Et pour cela, commencer le débat.

 

Par Jean Lévy - Publié dans : Politique 
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