Comment combler les bétonneurs en creusant les déficits ?

Publié le 15 Janvier 2013

 

 http://www.daily-bourse.fr/images/bourse/news/2012/02/15/BOUYGUES-SIGNE-LE-CONTRAT-DU-FUTUR-PALAIS-DE-JUSTICE-DE-PARIS.jpg

Combien de sans papiers,

Combien de noir travail

Iront couler l'béton

Pour les futurs prétoires.

Et que Bouygues consacré justiciable honoraire

Pourra sans problème continuer  

Fouler l 'code du travail 

 

Ne vous gratter pas la cervelle, demandez donc à ZapatAurault, il a la martingale :

 

A ceux qui disait que l'ex maire de Nantes privilégie Vinci, le démentie est cinglant. Chacun des promoteurs, bétonneurs et autres spéculateur aura droit à sa part de ces finances publiques, et toujours une grasse grosse part. Ces finances publiques dont ont nous rabâches qu'il faut être économes et donc ne pas satisfaire les exigences revendicatives ou investir dans les services publics ne justifient pas d'être pingre avec ces pauvre petits gars du BTP.

 

Le premier ministre a tranché : le nouveau Palais de justice de Paris sera bien construit aux Batignolles (sur des terrains piqués à la SNCF et la RATP) , dans le 17e arrondissement de Paris, par le groupement Arelia, mené par Bouygues Bâtiment Île-de-France, à un coût pharaonique.


Comme le dit Le Monde, La Garde des sceaux n'était pas enthousiaste. Elle avait même annoncé vouloir renégocier le contrat. Le constat était sans appel."Aux termes de ce contrat de 27 ans, en 2043, avait indiqué la garde des sceaux le 30 octobre 2012, l'Etat, deux générations après nous, aura payé 2,7 milliards d'euros pour un investissement de 679 millions. Comme démonstration de bonne gestion, je crois qu'on a déjà fait mieux."

Et bien, si, il y a eu appel, et madame Taubira mange son chapeau.

Le Monde entre des détails ; passionnant :

La ministre avait réclamé trois rapports : un à l'inspection générale des finances, un  à l'inspection générale des services judiciaires, et le troisième à Jean-Paul Jean, avocat général à la Cour de cassation.

il fallait faire vite: les lettres de mission, envoyées le 27 juillet 2012, exigeaient une prompte réponse, au 30 septembre, avant le débat budgétaire.

Pour des raisons de transparences…Les trois rapports sont restés confidentiels.

Le Monde de ce jour détaille : ceux des inspections sont très techniques, celui de l'avocat général plus politique : il conclut que si la cité judiciaire des Batignolles est sans conteste une mauvaise affaire pour l'Etat, il est possible d'en renégocier une partie.

PARTENARIAT PUBLIC-PRIVÉ

Le déménagement du Palais de justice de Paris, à l'étroit dans l'île de la Cité, est une vieille affaire ; il ne devrait plus, à terme, abriter que la cour d'appel et la Cour de cassation.

Après l'échec en 2005 de la candidature de la capitale aux JO, le maire de Paris s'était dit que le la ZAC des Batignolles non utilisé pour l'hébergement des athlètes durant in mois , pourrait bien accueillir la nouvelle cité judiciaire. Nicolas Sarkozy  le 29 avril 2009a sauté sur l'occasion comme Joe dalton sur une liasse de billet.

Lle 15 février 2012, l'état par un partenariat public-privé (encore de ces PPP dont l'interdiction légale sera un signe fort de changement de société.), fait cadeau à Bouygues de la maitrise de l'opération. Avec un jeune architecte dans le besoin qui avait réalisé Beaubourg il y a trente-cinq ans.

L'architecte a vu haut : quatre bâtiments empilés, d'une hauteur de 160 m. Après 39 mois de travaux, le palais devrait être livré en novembre 2016, et mis en service l'année suivante.

Le problème, ce n'est pas la hauteur du bâtiment mais celle de la facture.

C'est là que tout le génie économique des socialistes se manifeste : pour tromper l'ennemi, faisons comme lui. Et là, depuis les privatisations de Rocard Fabius, il excelle : Rappelons encore que les terrains sont des terrains SNCF et RATP donc publics que Bouygues n'achète pas mais que l'état va acheter à sa place avant que par un tour de passe-passe Bouygues les revende à l'état.

L'état achète des terrains qui lui appartienne et les confie à un bétonneur qui pour une mise de 1 va revendre au final environ 4 les coûts de maintenance étant supporté non pas par le bailleur (la loi) mais par le locataire (via un loyer) en l'occurrence les citoyens justiciables ou non.

Le coût du bâtiment serait pour Bouygues de 570 millions d'euros (hors taxes), plus 92,8 millions d'emprunts, pour un total estimé à 790,80millions d'euros TTC. A charge pour le consortium de gérer la maintenance, et de restituer la cité judiciaire en parfait état en... 2043. L'État, en échange, devra lui verser un loyer de 90 millions d'euros chaque année – 84,7 millions en 2017, mais 114,5 en 2043 – soit au total, entre 2,45 et 2,68 milliards d'euros. Camarade qui entre dans la production, d'ici ton départ en retraite 30 ans de TVA, IRP, et autres taxes auront servi à ce que Bouygues se fasse "des couilles en or", encore heureux si pour cela tu peux t'acheter des nouilles.

 

PLUSIEURS COÛTS ONT ÉTÉ OMIS

Pour mémoire, le projet initial à Tolbiac (que ces égoïstes de cheminots ont fait capoté contre l'avis du député socialiste du coin et qui a renvoyé Toubon à ses chères études, en imposant le maintien de la gare d'Austerlitz en empêchant la braderie totale des terrains), était alors en maîtrise d'ouvrage public évalué à 575 millions.

Or, laissons le Monde poursuivre sa démonstration : "le budget de la justice étant en 2013 de 7,7 milliards d'euros, dont un peu plus de la moitié absorbée par l'administration pénitentiaire, comment dégager une centaine de millions d'euros tous les ans pour le seul tribunal de Paris ? Notons que l'équipe à Fillon qui appelait aussi au sacrifice avant que ZapatAyrault ait repris le Flambeau filait allègrement Bouygues un demi budget du ministère de la justice, étranglement budgétaire qui justifiait que la place Vendôme passe des PPP pour que Vinci Bouygues et leurs potes construisent des prisons privées que l'état aurait financé en privatisant d'autres espace publics.

Stop Canaille ! Es-tu sur que l'imparfait et le futur antérieur se justifient regarde autour de toiu : ligne TGV l'aéroport de Notre Dame des Landes etc. Et qui encaisse ?

Un système légalisant des pillages à partir de sous estimations des couts pour justifier ces choix

D'autant, soulignent les rapports, que plusieurs coûts ont été omis. La sécurité, d'abord : celle du palais de la Cité est assurée par la gendarmerie, qui a fait savoir qu'elle n'irait pas en plus s'occuper des Batignolles gracieusement. Coût estimé : 3,6millions par an. Le transfert des 20 tribunaux d'instance parisiens, ensuite : rien n'est résolu dans le contrat. S'il faut le modifier, il faudra payer un surcoût. La restructuration de l'actuel Palais de justice, enfin, évaluée par une entreprise privée (mais le chiffre est contesté) à plus de 30 millions. Sans compter le colossal déménagement, qui n'a été chiffré par personne. En revanche, les différents locaux loués par le ministère à Paris reviennent à une vingtaine de millions par an, qui seront économisés."

Devant ce gâchis tout homme ou femme disant avoir sa boussole à gauche crie "Halte au feu" et fait vérifier les conditions juridiques du cadeau d'autant que le Troll de Neuilly avant d'être éjecté a fait le coup à Balard pour des montants de même grandeur avec le ministère des armée. Noter que la justice et l'armée dans les mains du BTP c'est encore plus fort que Busch filant la logistique de la guerre en Irak à Haliburton la boite de son vice président.

Il y a évidemment une possibilité de rompre le contrat, en vertu d'une "clause d'intérêt général". Mais le troll et son redevable patron de TF1 ont blindé les clauses, la demande doit être fortement motivée. Une association d'avocats, "La Justice dans la cité", a attaqué le projet devant le tribunal administratif. Mais plus les travaux avancent, plus c'est cher : au 14 janvier, le dédit était estimé à 80 millions d'euros. Et si la chancellerie négociait avec Bouygues un projet alternatif, elle pourrait être attaquée par Vinci (coucou le revoila) , candidat malheureux de l'appel d'offres : le risque contentieux est estimé à 100 millions d'euros.

C'est ainsi qu'en raison de "la continuité de l'Etat", des dépenses déjà engagées par le précédent gouvernement (145 millions en achat de terrain et ses aménagements, dont 52 restent à verser), Matignon s'est résolu à poursuivre le contrat léonin avec Bouygues. Si on ajoute le report de l'aménagement du quartier, qui lui n'est pas à la charge du ministère de la justice, la facture approcherait, selon la ministre, les 400 millions. "Nous veillerons à ce que la renégociation soit substantielle", a assuré Mme Taubira.

Rédigé par canaille le rouge

Publié dans #Coup de gueule

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