Colère froide et interpellation.

Publié le 25 Mars 2012

 

http://hrono.ru/img/1917/lenin1874.jpg

U n certain Vladimir Ilitch Oulianov jeune fils de noble héréditaire à quatre ans 

 

 

 

Que cela arrive une fois par accident, nul n'est à l'abri d'un dérapage et s'il se reprend…


Mais quand dans la même période trois messages de sources différentes reprennent une même idée il ne faut pas laisser passer.


A trois reprises, après les meurtres de Haute Garonne, La Canaille a reçu un message où était mis en comparaison le nombre d'enfants assassinés par les impérialismes en Afghanistan, en Palestine ou plus globalement au moyen orient, mis dans une équation barbare avec ces trois gosses assassinés par un fou de dieu qui n'a rien à envier aux premiers.


Message du genre "relativise n'en fait pas trop la balance est déséquilibrée".


Du point de vue de La Canaille, ce sont les auteurs de ces messages qui ont tendance à le devenir, déséquilibré.


En feuilletant les p@ges du carnet de La Canaille, bien malin qui y verrait un signe ostentatoire de défense d'un sionisme sur le fond de tout temps ici combattu ou la moindre recherche d'une légitimation au comportement criminel du gouvernement de Tel Aviv.


Devant ces messages qui commencent à devenir aussi envahissant qu'insupportable, expliquons nous une bonne fois pour toute.


Précisons, puisqu'il le faut, que si "Dieu", pour La Canaille entité indiscernable parceque hors de son champ de pensée, pris individuellement peut éventuellement être une issue qui appartient à chacun, dès qu'il est instrumentalisé par un groupe, sous toutes les latitudes et de tous temps, produit des outils de coercitions qui ont comme nom toutes les déclinaisons possibles en toutes langues sur tout Livre de croisade et inquisitions, tortures et massacres.


Ce qui fait la différence entre l'humanité et la barbarie c'est justement la volonté des tenants de la première de s'affranchir des ténèbres de la seconde. C'est le sens de tous le combat émancipateur qui porte les luttes de libération nationale comme les luttes sociales et politiques. Il prend parfois  du fait de la barbarie de ceux qui s'opposent aux avancées de l'humanité, des formes guerrières qui conduisent à des affrontements de plus en plus violents.


Ce qui fait une autre différence dans ces affrontements, c'est la façon de mener le combat. Les maquisards, puis les militaires qui ont traqué les responsables de Tulle et D'Oradour ne les ont pas pendus aux réverbères ou brulés dans une église ; ils les ont capturés pour permettre de les juger.


La 2ème DB et la colonne Fabien arrivant en Allemagne n'ont pas brulé des écoles maternelles pour venger Oradour. Ni Guernica ni Nankin ne peuvent justifier Dresde ou Hiroshima. Demandez aux palestiniens si comptabiliser les tués de Toulouse est une aide à Gaza ? Vous ne le ferez pas parce que vous connaissez d'emblée la réponse.


Tuer des enfants pour les seuls critères qu'ils seraient ceux d'un camp honnis met les auteurs du crime et leurs justificateurs dans le camp des barbares. Le camp de ceux qui défendent le droit aux représailles meurtrières commises par l'armée impérialiste d'Israël. Ils sont à mettre au même niveau que ceux qui ont défendu les exactions des armées françaises, américaines et autres en Algérie en Afrique au Vietnam ou ailleurs. Cela s'applique à toute ces pratiques. Partout et pour tous.

 

Poussons le bouchon : un des signes des basculements clairs est toujours quand une armée de libération devient une armée d'oppression. Cela vaut de Phnom Penh à Alger, et aussi de Prague à Kaboul. Quand ce signe apparaît il est prémisse à l'effondrement et l'impérialisme non seulement gagne à tout les coups mais se renforce de ces basculements.


Donc tenir cette arithmétique nauséeuse du type "certes c'est pas bien mais en face il font pire" ne diminue pas le pire mais tend à justifier les exactions à venir. C'est de plus affirmer l'idée raciste de la culpabilité des enfants des crimes attribués à leurs parents.

 

De Toulouse, il y a quelques siècle, Simon de Montfort avait lancé "tuez les tous, Dieu reconnaitra les lies siens". Les horreurs qui suivirent et leur rejet ne sont pas pour rien dans le cheminement en France d'une pensée collective conduisant à l'émergence de l'esprit laïc et républicain singulièrement dans le midi rouge.


Justifier ou ne pas condamner des assassinats d'enfants quelques soient les choix intellectuels politiques spirituels de leurs parents renvoi à Simon de Montfort.


Plus tard, les camisards, puis les maquisards ont traqué Dragons de Louis XIV et milices de Pétain pas les enfants de Dragon ou ceux de miliciens.


De plus par une curieuse théorie des ensembles antiscientifique ou une sorte de darwinisme politique dire que spontanément un gosse scolarisé dans un lycée juif est condamné parce que c'est un repère du Betar avec filière pour l'armée d'occupation, même si la possibilité existe voire est parfois réelle, cela justifie-t-il d'abattre des gosses de trois ans ?


Avec ce raisonnement, lequel d'entre vous aurait assassiné Lénine noble héréditaire par la grâce du Tzar, ou Marx fils de bourgeois et capitaliste, brûlé Voltaire élevé par les jésuites, guillotiné Louise Michel puisque fille de Châtelain mais épargné Doriot qui n'a jamais fréquenté de lycée ?


Désolé le combat pour l'émancipation humaine n'est pas un jeu de rôle sur console informatique où l'ont peut revêtir l'armure de son choix. Dans le combat politique l'uniforme que chacun se choisi montre le profond de ses préférences.


Et puisque ceux qui parfois véhiculent ces idées se piquent d'une culture théorique, rappelons leur cette phrase de Lénine : "toute pratique est pratique d'une théorie" et incitons les à lire avec attention deux livres : "l'Impérialisme stade suprême du capitalisme" et "la maladie infantile du communisme", cela pourra éclaircir les idées.


La Canaille, lui, est du côté de ceux qui traquent les obscurantistes à croix, croissant, étoile ou Haut de forme, trident ou cordes à linges s'ils existent, et les forces de répressions officielles ou officieuses qui les servent.

Rédigé par canaille le rouge

Publié dans #Coup de gueule

Repost0
Commenter cet article

charlotte 27/03/2012 10:29


Tu fais bien de dissiper la très grande confusion qui rêgne dans les rangs d'une certaine gauche qui amalgame juifs et gouvernement impérialiste d'Israel. faut-il rappeler qu'il existe une
opposition aux exactions de ce gouvernement en Israel même ? Doit-on aller tuer les enfants musulmans pour les crimes commis par l'Arabie Saoudite, pleinement engagée auprès de l'armée américaine
? Ce mode de comptage des meutres, comme si, certains n'avaient aucune importance relève d'un racisme antisémite dont cette gauche n'est pas sortie. Et effectivement il n'y a pas eu de
"vengeance" chez ceux que les allemands qualifiaient de "terroristes". En revanche les nazis, eux, s'en prenaient aux populations civiles, et Pétain-Bousquet-Papon aux enfants juifs. Toute la
lumière n'est pas faite sur ce tueur et ses liens avec la DCRI et les organisations djihadistes. Quoi qu'il en soit, des enfants ont été cruellement assassinés, avec vidéo à clé par un fanatique.
Il faut vraiment être tordu du bulbe pour cautionner cet acte.

Roquet 27/03/2012 08:23


En réponse à ta réponse,je précise que mon commentaire n'avait qu'un caractère technique. Je suis totalement d'accord avec ce que tu exprimes dans l'article, mais comment savoir que cet article,
par exemple, fait l'objet de commentaires ? Dans la page d'accueil, rien ne l'indique. Il faut ouvrir l'article pour s'apercevoir qu'il comporte des commentaires, et alors, mais alors seulement,
on peut cliquer pour en prendre connaissance. Serait-il possible d'informer de l'existence de commentaires dès la page d'accueil, telle est la seule question posée par mon commentaire, et elle a
certes bien moins à voir avec Vladimir Ilitch Oulianov que ta très intéressante et très juste réflexion. Fraternellement, Roquet  

canaille le rouge 27/03/2012 08:43



Ce que tu pointes est une des limites de la forme blogue (que je persiste à appeler c@rnet).Chez "Over-Blog" Seul le minuscule renvoi sous l'article dit s'il y a eu commentaire ou pas. Sinon il
faut ouvrir un forum et là c'est une somme de travail trop grande si celui qui le pilote veut maitriser dans la durée la tenue des propos. Sinon c'est un fourre-tout avec point "point golwin " en
trois coups.


Quand les commentaires m'arrivent via over blog, je mets en ligne.(sauf injures et autres délicatesses du genre). Venant d'ailleurs, louangeurs ou critiques si besoin je m'appuie dessus pour
répondre (c'est là le cas) sinon je laisse filer.



Roquet 26/03/2012 19:24


Où étaient donc les trois commentaires que tu as reçus et dont tu fais état ? Il est dommage qu'avec chaque amorce d'article dans tes pages d'accueil, il ne soit pas indiqué, outre "écrire un
commentaire", l'information de "commentaires reçus", ce qui inciterait davantage à plonger dans l'article. Bien fraternellement, Roquet

canaille le rouge 26/03/2012 21:22



normalement, c'est en cliquant voir le commentaire. mais là il s'agit de messages mels très élliptiques dont deux signés. Par délicatesse j'ai préféré ne pas mettre leurs auteurs en difficulté.
Leur silence après ma réponse tendrait à indiquer plus une faiblesse qu'un choix mais le nombre m'a posé problème (trois de trop) donc j'ai poussé ce coup de gueule.


Qu'en as-tu pensé ?



Lagarde Jean Jacques 26/03/2012 08:30


Totalement d'accord avec ce commentaire juste et nécessaire. Merci. Je fais suivre