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Circulez, "y a rien n'a voir" ou de Wikileaks à ...plus large

 

http://2.bp.blogspot.com/_CbfUDOLdnyM/S4LQRRLg7mI/AAAAAAAAAEQ/xIFQvlMrFUI/s400/coyote.moon.jpg

 

http://kiosquec.pagesperso-orange.fr/diaporamas/politique/images/Sarkoyote.jpgDans la presse "papier" ou la presse du web, chacun peut prendre connaissance de la haute estime qu'a la diplomatie des USA concernant Fa#, mais pas que çà .

Reconnaissons que sur la partie "psycho" les diplomates du big Brother ne tombe jamais  très loin : ils notent son style "non présidentiel" et "ses inclinations pour les paillettes". Ils relèvent aussi que des motifs de satisfaction : "une approche durcie envers la Russie et l'Iran""un possible retour dans l'OTAN", et, concernant les deux guerres américaines, "un inversement du soutien auparavant déclinant sur l'Afghanistan" et "un changement spectaculaire de politique sur l'Irak".

L'ambassade US à Paris se réjouie des vœux de Fa# au corps diplomatique pour le Nouvel An 2008, et se félicite de cette touchante référence au "retour de la France au cœur de la famille occidentale". Nicolas Sarkozy a "repositionné la France aux côtés des États-Unis, et non plus en alternative du leadership américain". La relation franco-américaine est examinée au binoculaire et  le bilan des laborantins est sans appel : La relation franco-américaine est au beau fixe.

WWOOuais… mais il faut aussi voir qu'un ministre de la république fait savoir que contre l'avis de son gouvernement, lui , qui se déclarera là bas avant ici vouloir être khalife à la place du khalife, il aurait engager les troupes aux  côtés de celle du suzerain qu'il s'est choisi (et sans en référé au peuple souverain (c'est la constitution).

En langage de la droite des années 60, Fa# c'est le parti le l'étranger (quand celui-ci était tout sauf de ce bleu "Wall Streets" qui héberge agences de notation, futurs ministres des pays de l'UE, fabriquant de napalm et de bombes à fragmentations.

 

http://www.lespolemiques.fr/wp-content/uploads/2010/10/nicolas-sarkozy.jpgCette allégeance ne date-t-elle que de l'élection on n'y croit pas mais officiellement c'est daté. Ce morceau d'anthologie paru dans le Monde cerne l'agenda : "Un homme que Washington connaît bien. On découvre dans ces mémos que Nicolas Sarkozy et ses conseillers fréquentent assidument l'ambassade américaine de Paris, ainsi que les dignitaires américains de passage en France. Signe de cette proximité, Nicolas Sarkozy, qui n'avait certes pas fait mystère qu'il pensait à la présidentielle "pas seulement en se rasant" et qui ne masquait pas ses ambitions, annonce sa candidature aux Américains le 1er août 2005, soit seize mois avant qu'il ne l'annonce, le 29 novembre 2006, au peuple français. "Je vais être candidat en 2007", confirme M. Sarkozy à l'ambassadeur Craig Stapleton et au conseiller économique du président Bush, Allan Hubbard. Pour la France, c'est déjà à l'époque une évidence, mais encore non déclarée (précise le journaliste du Monde)"

Une chose que tout le monde sait,  voit et ne relève pas frontalement, comme la tricherie de Nixon, les choix idéologiques de Pétain ou le fait que Jean Moulin a été trahis : Il se confirme que si le parti républicain (et celui démocrate) ont leur représentant officiel en France (adulés par les titres de presse qui accueillent ces cow boys avec un enthousiasme qui n'a d'égal que le niveau de stigmatisation des "moscoutaires" des années 60). Le candidat de Bush a un nom il s'appelle Sarkozy, il a même un adjoint qui sévit à l'Élysée conseiller diplomatique de l'Elysée d'aujourd'hui, Jean-David Lévitte "l'ambassadeur aux États-Unis" , les dépêches précisent aussi pour ne pas faire de Jaloux : …Hervé Morin (digne héritier de Lecanuet) au ministère de la défense ("Proche de l'ambassade, amical et direct, il assume son affection pour les États-Unis et est parmi les plus atlantistes des députés"), ainsi que de l'entrée au gouvernement de " l'un des plus vieux amis et alliés politiques de Sarkozy "Brice Hortefeux ("Il a maintenu des liens très étroits avec l'ambassade depuis des années…)

D'autant que sur les questions diplomatiques nos conseillers spéciaux du Département d'État dont on ne sait jamais s'ils sont beaucoup ou totalement drivés par Langley (Virginie) nous en rajoute :

Ils sont vite rassurés sur "le maintien de l'engagement français en Afghanistan".

Un aveu, touchant :"'Ils m'appellent 'Sarkozy l'Américain', a-t-il dit. 'Eux considèrent que c'est une insulte, mais je le prends comme un compliment'. Sarkozy a souligné à quel point il 'se reconnaît' dans les valeurs américaines", écrit le diplomate. "Il a raconté que, lorsqu'il était enfant, il a dit à son père qu'il souhaitait devenir président. Son père d'origine hongroise a rétorqué 'dans ce cas, vas en Amérique, parce qu'avec un nom comme Sarkozy, tu n'y parviendras jamais ici'. Prouver que c'était faux, a dit Sarkozy, est la pierre angulaire de ses efforts à la fois pour réussir [à devenir président] et à transformer la France."

Cette petite dernière pour ne pas alourdir de trop le brouet : "Sarkozy s'est lamenté de l'état troublé des relations entre les États-Unis et la France au cours des dernières années, écrit le diplomate. Affirmant que c'est quelque chose que lui 'ne ferait jamais', il a évoqué l'utilisation, par Chirac et Villepin, du veto de la France au Conseil de sécurité [de l'ONU] contre les États-Unis en février 2002 [sur l'invasion de l'Irak] comme étant une réaction injustifiable et excessive." C'est l'ambassadeur de Washington à Paris qui le dit.

Donc Bush à mis ses bisons dans la place.

Même si le chef des bisons ressemble parfois plus à un coyote.

C'est à ne pas oublier pour les débats à venir.

Mais alors, changer de politique impliquerait donc si ce n'est à un basculement d'orientation au moins de revenir sur un positionnement de type gaulliste sur les grands dossiers internationaux ?  OTAN, Moyen Orient, "interventions extérieures" et engagement des forces militaires.

C'est avec stupeur pour les plus naïfs, colère pour les gens de bonne foi et sans surprise pour ceux qui connaissent un peu d'histoire que nous avons appris par la voix de Laurent  Fabius ce que serait la position du PS en la matière : L'ancien premier ministre du programme de 81  et "coprivatiseur" des industries de défense du gouvernement Jospin était, le 23 novembre, invité à déjeuner par l'Association de la Presse Diplomatique.

C'était l'occasion pour lui, qui a présidé la convention du PS sur la politique étrangère et de défense, d'exposer la position des socialistes sur les dossiers internationaux les plus importants.

Sur l'Otan et la réintégration de la France dans le commandement de l'Alliance Atlantique, il a été étonnement précis. Le PS s'était déclaré très hostile à ce retour. C'était même par la voix de Laurent Fabius qu'au cours du débat parlementaire les positions de la rue de Solferino avaient été affirmées.

Dans leur plate forme de politique étrangère, les socialistes avaient écrit que, lorsqu'ils reviendraient au pouvoir, ils "réexamineraient la situation".

Aujourd'hui, Laurent Fabius affirme: "On ne ressortira pas du commandement". C'est rééxaminé.

Il ajoute: "Nous demanderons que les deux exigences formulées par la France - un poids accru de notre pays dans les structures militaires et une défense européenne plus forte - soient satisfaites."

Donc "on ne ressortira pas". Otan en emporte le vent des promesses socialistes… qui ne feront  même pas l'objet d'un débat public national.

 

Cela dit pourquoi s'étonner ?

Voici la dernière phrase du communiqué du PS lors du 40ème de l'anniversaire de la mort de De Gaulle :

 

"Alors que cet héritage est aujourd’hui mis à bas, nous ne l’oublions pas, pas plus que nous n’oublions nos désaccords : il n’avait pas compris le besoin de libéralisation de la société et l’attente de plus d’égalité". (Ce "besoin de libéralisation" est souligné par la Canaille)

 

C'est ce libéralisme qui fait que la France est donc mandatée pour rester avec la droite ou le PS le bras armée de l'Otan sur le vieux continent.

 

Avec des dégâts collatéraux annoncés:

Dans le cadre de la deuxième réunion du Conseil de l’Internationale Socialiste (IS) qui s'est tenue du 15 au 16 novembre à Paris, Martine Aubry a accueilli Ehud Barak, président du "Parti Travailliste israélien" et vice-président de l'IS. Accueillir Barak, le même qui occupait les fonctions de ministre de la « défense » lors de l'attaque israélienne contre Gaza en décembre 2008-janvier 2009 qui a fait officiellement plus de 1.350 morts et 5.450 blessés et maintien Gaza comme un gigantesque camp de concentration.

L'opportunisme est le voltigeur des bataillons réactionnaires.

C'est un évènement qui illustre les liens étroits unissant le PS français aux dirigeants sionistes : Le keffieh pour ratisser les voix dans les citées, la kipa pour rassurer le lobby israélien, une croix sur les valeurs progressistes…et la bibliothèque de la littérature socialiste dans les caves d'un musée…dont ils ont jeté la clef.

 

Dans ce cas on comprend pourquoi les USA ne sont pas trop inquiet entre l'excité bulbe et les ventres mous de la gestion de l'impérialisme leur hégémonie est garantie.

 http://www.bakchich.info/IMG/jpg_wikileaks-oliv.jpg

 
 
 
 
 

 

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