Chypre : morceau de décodeur

Publié le 25 Mars 2013

 

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Canaille le Rouge n'a pas la prétention à lui tout seul de fournir clés en main une explication de la crise infligée à Chypre et le fonctionnement de tous les mécanismes qui la parcourent.

 

Plutôt alors éclairer les espaces volontairement laissés dans l'ombre pour aider à y voir clair et pour cela partir de ce qui se véhicule comme pensée dominante.

 

Il arrive parfois à Libé d'avoir de ces raccourcis qui tapent juste à condition de ne pas les lire comme pivot de boussole.

 

A propos de Chypre au lendemain du garrotage du pays par la Troïka et les coups de Knout pour les survivants, celui ci en est un :

"Paradis fiscal au bord de la faillite, l’île met Bruxelles en difficulté, contraint de sauver un de ses membres en exigeant une refonte de son système bancaire, sur lequel repose toute l’économie du pays."

 

D'abord un rappel : c'est à cause de son statut fiscal déréglementé que le capital européen a tenté d'arraisonner ce porte-avions qui pouvait lui devenir une superbe plate forme offshore, base arrière des armateurs grecs pour lessiver l'argent plus ou moins propre des marchands de ces "minerais alimentaires", de canons, ou autres.

 

D'autres hors UE s'en sont aperçus et les oligarques Russes ont fait de même avec une monnaie non soumise directement aux bouliers des spéculateurs de l'UE et avec des reins autrement solides. L'idée d'aller pomper dans de l'argent à peu près aussi douteux que celui du capital made in UE et d'une ignorance crasse sur les interaction globales au sein DU capital ou plutôt un révélateur sur l'état réel de la crise du capital. S'en rendant compte les crânes d'œuf de la Troïka cherchent à limiter les dégâts en pompant sur les richesses autochtones (les armateurs hébergés préalablement ailleurs) pour éviter le retour de flamme.

 

Autre rappel une île qui est sous statut d'une partition politique après que deux puissances de l'Otan une déjà dans l'UE, en crise : la Grèce, et l'autre qui piaffe d'y rentrer, la Turquie (celle des droits de l'homme, de la neutralité dans les conflits au moyen orient et de la démocratie avec son propre peuple) ait envahi e la moitie de l'île avec la bénédiction de l'Otan de l'autre. Ces deux pays consacrent le plus gros de leurs ressources (pas ou peu touché par les restrictions budgétaire) à passer commandes aux marchands de canons pour partie établis sur la lessiveuse chypriote. 

 

Curieux aussi que personne ne disent mot de la présence britanique (10% du territoire quand même) qui est sur Chypre comme USA à Cuba, à une demi heuyre d'avion des zones de conflits du moyen orient.

 

Mais l'UE, si pressée de s'occuper des banques, comptoirs et coffres, se moque (qui s'en étonnera) comme de sa première grève des mineurs de son pseudo préambule sur les valeurs universelles de la paix et des coopérations sauf entre les ministères des armées de l'intérieur et des finances.

 

Le comble, à lire le titre si délicieusement acidulé de Libé, c'est que ce serait Chypre qui mettrait Bruxelles en difficultés et non pas le gang des banksters qui "squattent" (encore que étant chez eux les occupants officiels ne sont que du petit personnel à leur service) dans le luxe les institutions de l'UE.

 

La canonnière financière tire à bout portant. Pour mesurer les dégats, c'est comme si demain les mêmes disait à la France : " nous mettons la main sur les avoirs de la Caisse des dépôts et les Caisses d'Épargne, nous vous laissons LCL, la SG et BNP Paribas qui dorénavant seront seul habilités à traiter des opérations financières et donneront les autorisations à Bercy. En attendant nous raflons 40 % des comptes locaux (pour les plus petits, nous faisons un geste d'autant plus gratuit que nous nous rattraperons avec les impératifs de privatisations et d'étranglement budgétaire).


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Pour qui connait ou a jeté un œil sur l'Histoire de Chypre, quelque chose dit à la Canaille que cela ne sera pas si simple. Il serait étonnant que les Dalton de l'axe Bruxelles Frankfort et ceux qui les assistent depuis les autres capitales aillent passer des vacances sereines dans l'Ile. Elles risqueraient pour nombre d'entre eux de devenir définitives.

 

 

 

Pour un rappel certes à ne pas lire comme "bible", juste une approche prise sur wikitruc: 

Le territoire de l'île est aujourd'hui divisé entre trois souverainetés de facto :

  • celle de la République de Chypre, la seule internationalement reconnue. Elle dispose d'un siège à l'ONU et est membre de l'Union européenne (UE). Elle est réputée exercer sa souveraineté sur l'ensemble de l'île; cependant elle ne contrôle en pratique que la partie méridionale (environ 50 % du territoire, 10 % étant contrôlés par la Grande-Bretagne).
  • celle de la partie nord (40 % du territoire occupés par l'armée turque depuis 1974, y compris une partie de sa capitaleNicosie) autoproclamée République turque de Chypre du Nord (RTCN) le 13 novembre 1983, qui n'est reconnue que par laTurquie. La Ligne verte dite « ligne Attila », la sépare du reste du pays. Elle est peuplée presque exclusivement par des Chypriotes d'origine turque (qui formaient 18 % de la population avant 19743) et par des Turcs issus de la politique de colonisation organisée à partir de 1974 ; un village mixte avec minorité Chypriote grecque, subsiste dans la presqu'île de Karpassia ou Kırpaşa. Depuis 2004, l'Organisation de la conférence islamique accorde à la RTCN le statut d'observateur sous le nom d'« État turc de Chypre ». L'Azerbaïdjan et le Pakistan sont les rares pays présentant le souhait de considérer cette République autoproclamée comme un État à part entière.

 

Rédigé par canaille le rouge

Publié dans #Paix et droits des peuples

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