Chypre, le diktat de l'UE, ce qu'en disent les communistes chypriotes

Publié le 23 Mars 2013

http://l.yimg.com/bt/api/res/1.2/bwLZDzffWecoJ07LNuUVZA--/YXBwaWQ9eW5ld3M7Zmk9aW5zZXQ7aD00NDM7cT04NTt3PTUxMg--/http://media.zenfs.com/fr-FR/News/Aurel/chypre-banques-troika.jpg

 

D'abord, pour cadrer l'état du débat au moment où ces lignes sont tapées :

Le très libéral  président chypriote Nicos Anastasiades est à Bruxelles pour des discussions avec les dirigeants de l'Union européenne, alors que la Troïka impose une course contre la montre pour conclure avant lundi avec les partenaires européens ce plan de sauvetage.

 

La Banque centrale européenne (BCE) ayant annoncé que faute d'accord acceptable, elle couperait ce jour-là le robinet des liquidités aux banques.

 

Traduction : si tu n'acceptes pas d'être étranglé on te noie.Tu veux crever sec ou mouillé ? 

 

La Crise secoue tous les espaces du pays : le chef de l'Eglise orthodoxe de Chypre, "Mgr Chrysostomos", s'est déclaré en faveur d'une sortie, à terme, de la zone euro.

 

"Nous devons y consacrer autant de temps que celui dépensé pour entrer dans l'eurozone", juge ce prélat, réputé pour son sens aigu des affaires à la tête d'une Eglise qui est le premier propriétaire foncier de l'île méditerranéenne et l'un de ses grands acteurs économiques.

 

"Avec de tels comportements, l'euro ne peut pas tenir, je ne dis pas qu'il va s'effondrer demain mais avec les cerveaux qu'ils ont à Bruxelles il est certain qu'à long terme il ne tiendra pas, et le mieux est de réfléchir au moyen d'y échapper", affirme-t-il au quotidien Realnews.


Mgr Chrysostomos confirme aussi que son offre d'hypothéquer les biens de l'Eglise pour dégager des fonds pour l'Etat, présentée mercredi au président chypriote Nicos Anastasiades, reste valable.


En se situant bien dans la logique de leur exigence de souveraineté, partagé par La Canaille, cet appel des communistes chypriotes pour une sortie de la crise qui passe par la sortie de l'Euro.

 

Précisons ici : pas la sortie de Chypre exclusivement, non, la sortie des états, dont le notre, de ce piège à capter les richesses pour la rentabilité financière.


L'efficacité du fond de l'argumentation des communiste chypriote n'est pas circonscrite à leur île mais est bien le dénominateur commun des urgences pour les peuples. Seuls des adaptation ponctuelles en raison de conditions politiques économiques diplomatiques particulières peuvent moduler le sens de l'orientation, mais pas la contredire. 


Il ne faut pas s'y résigner mais plutôt se battre pour aller dans ce sens sinon Nicosie sera rapidement jumelée à Rome, Madrid, Lisbonne ,et Paris comme elle est tiré vers Athènes.


 

Il n' y aura pas d'issue durable pour les peuples d'Europe à l'intérieur d'un système monétaire vassalisé par l'impérialisme, un système qui combat tout droit à la souveraineté et qui construit la richesse insolente des grands groupes et de ceux qui les possèdent sur l'élargissement d'une misère de masse. S'obstiner dans ce sens conduit vers des désastres sociaux, économiques, humains majeurs, c'est un ferment de conflagration et de basculement dans la barbarie.


 

http://img.over-blog.com/200x174/0/32/46/53/illustration18/CHYPRE-AKEL2.jpg

 

Les communistes chypriotes (AKEL) lancent un appel à la résistance à la politique de l'UE

 

« La solution se trouve en dehors de la troïka »

 

Communiqué de l'AKEL repris par http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

La voie qui nous conduira à traiter la racine du problème est encore longue. En tant qu'AKEL nous réaffirmons notre profond désaccord avec l'accord récent conclu par l'Eurogroupe avec M.Anastasiadis. Il est clair que l'Eurogroupe a pris sa décision sur des critères politiques, et pas uniquement financiers. L'objectif est l'asservissement économique et la vassalisation politique de la République chypriote. Si nous laissons faire, aucun doute que les conséquences seront extrêmement négatives en dépit des efforts que nous déployons pour résoudre la question chypriote, et exploiter nos richesses naturelles dans les intérêts de notre peuple.

 

La réaction de nos partenaires européennes, à l'annonce du rejet de cet accord inacceptable, confirme nos inquiétudes : ce n'est pas la fin du tunnel, mais le début de nouvelles souffrances pour le peuple de Chypre.

 

Toute acceptation de ces exigences sans précédent de la part de la Troïka [Union européenne, Fonds monétaire international, Banque centrale européenne], qui violent les résolutions auparavant entreprises par l'UE, conduira à un cercle vicieux de nouvelles exigences douloureuses.

 

Il paraît évident à tous les citoyens européens que les cercles dirigeants de l'Union européenne ont décidé de concentrer leur revanche sur Chypre dans le même temps où la Turquie bénéficie d'un traitement indulgent, elle qui se trouve ici depuis près de quatre décennies, occupant illégalement une partie de notre territoire.

 

Il faut que l'AKEL insiste pour chercher une solution à nos problèmes en dehors du cadre de la troïka. En s'appuyant sur nos propres forces, et sur le soutien des pays qui ont de bonnes raisons de nous aider.

 

Parce qu'il continue à exister des avis différents sur où nous conduira l'acceptation des propositions de la Troïka et le cercle vicieux qui s'en suivra, nous proposons que la décision quant à savoir si la solution recherchée se trouve dans ou hors de la Troïka, ce soit le peuple chypriote qui la prenne.

 

Il est, à notre avis nécessaire, sur une question aussi cruciale qui influencera la vie de nos concitoyens pour les années à venir, que la décision soit prise par référendum, le plus tôt possible.

 

Ce lundi, M.Anastasiadis a proposé que l'on sollicite une aide au président russe Vladimir Poutine et nous avons contribué à créer le contact. Nous saluons les efforts actuels et confirmons notre volonté d'accompagner M.Anastasiadis en Russie, lorsque la rencontre sera fixée avec M.Poutine. Nous considérons que la présence de dirigeants politiques à Moscou facilitera la prise de décisions immédiate, si nécessaire.

 

L'AKEL appelle le peuple à rester calme mais déterminé. Nous sommes dans des moments très difficiles, déterminants pour l'avenir de notre pays. Il ne s'agit pas de la première fois, c'est dans l'unité et la réponse collective que nous avons surmonté des difficultés similaires ».

 

Rédigé par canaille le rouge

Publié dans #Paix et droits des peuples

Repost0
Commenter cet article