Chypre , il y a un truc qui ne gaze pas

Publié le 21 Mars 2013

 

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Les flibustiers de Bruxelles sont à l'œuvre. Comme leur VRP à Nicosie a du faire machine arrière devant la colère populaire, ils font comme Thiers pour Paris en 1871 la stratégie de l'affamement ...d'abord monétaire.  

 

Pour le moment, sur ordre de Bruxelles, les banques de Chypre restent fermées. La plupart des distributeurs automatiques ont été vidés de leur réserve de billets. Les opérations via Internet ont été suspendues... et ce jusqu'à nouvel ordre. L'île est déjà coupée du monde monétairement, et va l'être encore plus même en cas de réouverture des banques. Celle-ci a été reportée à mardi prochain.


Le blocage est organisé par la BCE. Il devrait avoir plusieurs conséquences :
- pour faire face à la demande en pièces et billets, Chypre va avoir recours dans un premier temps aux réserves de sa banque centrale, façon de la purger.

 

Chypre risque de se retrouver très vite à court de monnaie.
- les virements à l'étranger seraient impossibles, ce qui à terme devrait asphyxier l'économie d'un pays souverain décidé par une alliance brunsswickoise.


Nicosie dispose d'atouts dans sa manche : la taxe sur les plus gros dépôts. Celle-ci toucherait de plein fouet les nombreux Russes qui possèdent un compte à Chypre, avec des risque gros de tensions politiques graves au plan international. C'est le pari de la droite et des sociaux démocratates de l'UE : "ils n'oseront pas". Ce qui est manifester une ignorance crasse sur la fierté du peuple chypriote.


Autre "atout" ses réserves de gaz. La banque du géant gazier russe Gazprom (Gazprombank), aurait proposé une aide financière à Chypre en échange de contrats d'exploitation des réserves gazière off shore. Mais là cela heurte encore de plein fouet la souveraineté nationale chypriote et donc est complexe à manipuler d'autant que c'est la mise à mal de cette souveraineté qui a été un des déclencheur de la réaction populaire.


De plus, existe le risque pour le nouveau président candidat de la droite "euro libérale" (excusez le pléonasme), si cela allait dans ce sens de contrarier le gratin de la finance rassemblée autour du complexe "germano-financiaro-pétrolier".

 

Comble de malchance, l'UE ne dispose pas à Chypre d'un Blummollet prêt à l'emploi pour reprendre la main pour finir le sale boulot.


Comme le dit un "spécialistologue", " Une potentielle aide russe risquerait de heurter la sensibilité de l'eurozone qui n'apprécie déjà pas le refus du Parlement chypriote de voter le plan de sauvetage qui lui a été soumis" c'est dit de façon diplomatique mais c'est clair.


Ce qui fait problème, et La Canaille jubile, c'est que la colère populaire fait avaler de travers aux systèmes financier ce qui selon eux devait garantir "bonheur prospérité et emplois". Au point de quasi l'étouffer.

 

Les empoisonneurs sont asphyxiés d'indignation : les normes qu'ils ont décidé d'imposer à tous les peuples se retournent contre eux. Leur échec démontre qu'ils ne sont pas insubmersibles. Reste maintenant à les noyer et à appuyer fortement sur chaque tête qui tenterait de retrouver du souffle.


Le choc financier va être terrible…pour eux. mais les peuples qui s'en affranchissent respireront mieux. Un peu comme la disparition des maladies pulmonaires quant on supprime l'amiante.


Finalement à la réflexion, l'idée est assez juste : la BCE c'est l'amiante des peuples et l'euro son asbestose. Il faut traiter, confiner l'amiante et largement ventiler les zones contaminées. 

 

Quitter l'Euro devient une mesure d'hygiène.

Rédigé par canaille le rouge

Publié dans #L'Utopie - çà se construit.

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