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CGT : dans l’environnement du moment et la préparation du congrès

http://www.cgt-ratp.fr/fichiers/wb_3D4E2A425E3340A6AE381050850EF023.jpg

 

 

Celui qui signe ici Canaille le Rouge ne connait pas personnemment Th Lepaon. Donc pas question en s'appuyant sur une expérience personnel de dire pourquoi il approuverait ou conteerait les choix du CCN. Pas question non plus de jouer au petit jeux des présupposés et autre théorisation sur les bruits de couloir*.


Les faits (dont le fonctionnement collectif de la CGT) donneront moyen de mieux juger.


Pour l'instant et tant que le rapport qu'il a pr"éenté devant le CCN n'est pas arrivé jusqu'a son écran, La Canaille nedispose que des déclaratons de la cGT et des interview de Th. Lepaon dans la presse.


Vous allez trouver ci-après celui de ce 10 janvier dans le JDD.


Disons que si le plumage et le ramage se rapporte l'un l'autre, La Canaille sur le papier peut y trouver son compte...s'il s'agit de la construction globale et non de celle de l'appartement témoin.

 

La Cananille met à votre disposition cet  inteview pour vous permettre de vous faire votre République. En tout cas, il reste du bon côté de la barrricade.


http://social.blog.lemonde.fr/files/2012/10/lepaon.jpg

 

La CGT appelle à la mobilisation avec FO contre l’accord social du 11?janvier. Vous n’y voyez donc aucune avancée pour les salariés? 
Le gouvernement s’était engagé à ce que le CDI redevienne la norme, à favoriser l’accès des jeunes à l’emploi, à sécuriser le travail. Mais avec cet accord, les employeurs ont sécurisé les licenciements, les salariés n’ont aucune garantie sauf celle de voir leur salaire baisser et de renoncer aux recours juridiques. Cet accord est très mauvais. Les députés ne doivent pas le transcrire dans la loi. Une autre négociation doit s’engager contre la précarité et pour une vraie politique industrielle.

Le PS a promis de respecter le texte… 
Il n’appartient plus aux députés de faire la loi? Le Medef leur prend la main? Ils sont élus sur la base d’un programme électoral que l’accord ne respecte pas. Ont-ils vu sa philosophie? Jean-François Copé dit que le groupe UMP votera le texte si, je cite, il n’est pas dénaturé. Nous avons entrepris un travail de pédagogie auprès des parlementaires de la majorité.

François Hollande mène une politique de droite libérale ?
Peu importe le vocabulaire. Hollande s’inscrit dans la suite de Sarkozy, il considère, lui aussi, que le travail est un coût qu’il faut baisser. Le gouvernement a ainsi trouvé 20 milliards d’euros pour les entreprises après un coup de fil de Laurence Parisot et il a refusé d’augmenter le smic. C’est l’inverse des engagements de campagne sur la justice sociale. Et regardez la fonction publique, quelle est la différence entre la RGPP [révision générale des politiques publiques] et la MAP [modernisation de l’action publique]?

Les services de police craignent une radicalisation des conflits sociaux et des débordements mardi, à l’occasion d’une manifestation devant le siège de Goodyear. Appelez-vous au calme ?
 Quand on est victime de licenciements, on a besoin de solidarité. Attention, cependant, à ne pas s’isoler ! Nous devons plutôt mener la mobilisation dans les territoires autour des usines, là où les luttes se déroulent. Cela étant, en publiant une circulaire d’alerte, Valls souffle sur les braises. Il entretient un processus de provocation pour assimiler les salariés aux casseurs. On a vu la violence policière à Strasbourg, où un manifestant a perdu un œil sous un tir de Flash-Ball. Quand les gens souffrent, il ne faut pas qu’ils se sentent humiliés. Notre volonté, ce n’est pas de casser, c’est d’améliorer le sort des salariés.

La direction de PSA et trois syndicats ont condamné  la violence à Aulnay, pointant  la CGT. Comment réagissez-vous ? 
Ils se trompent de cible. Quand une usine va fermer, certains salariés se mobilisent, d’autres baissent les bras, beaucoup sont déboussolés. C’est normal que le ton monte un peu. On a vu quoi ? Un coup de pied dans une portière, je veux bien dire qu’il ne fallait pas… Mais de quel côté est la violence, en réalité ? On a laissé les salariés dans l’incertitude et l’angoisse pendant des mois. Cela provoque des réactions, si personne ne disait rien, ce ne serait pas normal.

Le NPA ou Lutte ouvrière poussent-ils la CGT à se radicaliser dans les usines ? 
Un conflit social est par nature d’une grande gravité. Il y a la détresse, la désespérance des salariés. Tout est réuni pour qu’il y ait des débordements et des groupuscules qui s’intéressent davantage aux modalités de la lutte qu’à ses raisons. Des leaders syndicaux peuvent être encartés, mais quand 600 personnes décident de manifester, elles le font collectivement, ces décisions sont démocratiques. Chez Goodyear Amiens, la CGT fait 80% des voix, je ne suis pas sûr qu’il y ait 80% d’électeurs du NPA ou de Lutte ouvrière dans l’usine.

Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, accuse la CGT d’être coresponsable de la fermeture de ce site après le refus d’une reprise partielle par l’américain Titan. Que répondez-vous ? 
Ces propos sont indignes. Quand on est syndicaliste, on ne met pas au même niveau les victimes et les assassins, les salariés qui se battent et les multinationales qui font des profits. C’est une erreur de jeunesse. Pour dire cela, il ne faut pas avoir vécu un seul plan de restructuration dans sa vie. Titan voulait supprimer 400 emplois, ce n’était pas acceptable. Il aurait aussi fallu endosser un accord de compétitivité avec un gel des salaires, une hausse du temps de travail et une modification des horaires. Les salariés ont été consultés, ils ont refusé.

Vous réclamez toujours une loi contre les licenciements boursiers ?
Oui, il y a besoin de légiférer dans ce pays, pour que l’État ne laisse pas les groupes industriels faire seuls l’aménagement et surtout le déménagement de notre territoire. Aujourd’hui, l’État ne fait qu’accompagner les restructurations. Il n’y a pas de politique industrielle. Comme le précédent gouvernement, quand on leur demande où sont les priorités, aucun ministre ne sait répondre.

Arnaud Montebourg a dressé une liste des secteurs d’avenir… 
Où, quoi, comment ? Les voitures électriques ? Où est le plan qui équiperait le pays en bornes pour recharger les batteries ? Et les éoliennes ? Et les hydroliennes ? Concrètement, il n’y a rien. Mais cela ne l’empêche pas d’en parler beaucoup ! J’ajoute que le gouvernement a renoncé au réacteur nucléaire de Penly, ce qui va nous poser beaucoup de difficultés à moyen terme. Sans énergie, pas d’industrie.

Le conflit chez Presstalis s’enlise. Son déficit et le marché de la presse quotidienne  ne rendent-ils pas inéluctable la restructuration? 
Il y a un pourrissement voulu par les patrons de presse. On demande à Presstalis de faire plus avec moins. Personne ne veut payer la distribution. Chacun veut faire des économies, cela retombe sur les journalistes, les imprimeurs, les vendeurs. Nous, nous constatons qu’on ne vend pas moins de journaux, toutes catégories confondues.

Nicolas Prissette - Le Journal du Dimanche

samedi 09 février 2013

 

 

 

* un secrétaire général de la fédé des cheminots pour le quel La Canaille garde une profonde affection a pu dire un jour avec un regard malicieux : " il y a des bruits qui courrent dans les couloirs de la Fédé? impossibles d'arréter les bruits impossible de supprimer les couloir faut-il suprimer la fédé ?"

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