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Certes du travail et il faut s'en réjouir.

 

http://files.newsnetz.ch/story/2/2/8/22886768/4/topelement.jpg

 

Une annonce dont on ne se plaindra pas mais qui demande ensuite d'aller y voir de plus près.

Valeur d'échange et valeurs d'usage, qui massivement peut user de ce genre de loisir ? Smic, retraités de la fonction publique, RSA ?  Pour autant saluons prouesse technologique et capacité technique :


Un paquebot géant sera bientôt construit en France

Mis à jour à 06h55 

La compagnie américaine Royal Caribbean International a commandé un paquebot géant de type «oasis» aux chantiers navals STX à Saint-Nazaire. Il s'agit d'une commande historique pour le site français.

 

Un chantier naval est là pour construire des bateaux. Même sans monsieur de la Palice, on s'en serait douté.


Ensuite, entre un porte avion chargé de porter la mort et un porte conteneur livrant des bananes ce n'est pas la même chose.


Pourquoi donc ce détour êtes vous en droit d'interpeller La Canaille ?


Pour une raison toute bête :

Les croisières que comités d'entreprises, centres d'action sociale, organismes de tourisme populaire et social se réduisent à la portion epsilon tandis que la taille des navires, la qualité de leur conception et réalisation montre que techniquement les savoir permettrait massivement d'y répondre. Seul le marché des croisières de luxe ne faiblit pas.


Ce concentré de technologie et de savoir faire des bâtisseurs de navires, ces gars (et filles) de la navale, dès que le bateau est livré voient eux aussi comme nous, comme un rêve, les palaces flottants devenir les ambassadeurs d'un système fait de précarité et d'exclusion pour le plus grand confort des VIP qui peuvent emprunter la coupée.


Plus le nombre de pauvres se repend sur la planète, plus le nombre des accessibles aux croisières de luxe se maintient et celui de ceux qui abondaient les registres de bord des vacances populaire se réduit. La mondialisation des échanges et les reconversion d'ex apparatckik et leur suite en oligarque ou bourgeoisies compradores et leur cour assurent un écran de progression dans le domaine du plus qu'huppé de ces voyages.


Par contre en termes de précarité et surexploitation des personnels embarqués on ne compte pas. Le sourire obligatoire et la déférence sont dans le contrat qui n'est pas de travail mais de mission temporaire. C'est la baisse tendancielle de la rémunération de cette force de travail qui permet par le dumping social de contenir des tarif assurant les remplissage.


Ce luxe indécent fait tourner la foire à la viande fraîche :  Et que j'te file du philippins à 200€, plus de la malienne à 120 pour la buanderie, un peu d'angolais pour la machinerie. Mettez  deux ou trois cuistots français italiens et espagnols et des stagiaires d'école hôtelière pour économiser la thune, quelques anglais aux bars, une pincées d'étudiantes suédoises pour la nursery et un médecin russe, des allemands pour tenir les salles à manger servies par des sri-lankais(e)s, des artistes au statut d'intermittent à la sauce Kerguelen, le tout payé en dessous de tous les minima conventionnels puisque nourris logés et vogue la galère.

 

Un florilège qui semble la configuration avancée du MIN de Rungis tel que l'aime Blumollet et du BTP à la sauce Bouygues Vinci ou autres. 


Finalement, le bonheur, une idée qui reste neuve, ne serait-il pas de garder les chantiers navals, qu'ils construisent des bateaux dont des paquebots pour que le plus grand nombre (dont ceux qui servent à bord et restent dans les soutes) puissent pouvoir bénéficier au moins une fois dans la vie voir le soleil se coucher depuis la mer de Chine ou se lever sur l'atlantique, voir Syracuse ou le Fuji Yama ?

Comme dirait mon copain Roger (la page de Roger ici) qui fête les deux ans de son arrivée sur la toile : c'est la lutte finale.

 

L'État opprime et la loi triche
L'impôt saigne le malheureux
Nul devoir ne s'impose au riche
Le droit du pauvre est un mot creux 
C'est assez languir en tutelle
L'Égalité veut d'autres lois
" Pas de droits sans devoirs , dit-elle 
Égaux, pas de devoirs sans droits ".

Reste aussi une question que l'on sent poindre dans les propos de la direction des chantiers : si la concurrence a été rude, quel vont être les sacrifices exigés au nom de l'emploi en terme de flexibilité, de durée du travail, rémunération que les cousins germains des banquiers et armateurs vont tenter d'imposer à ceux qui vont fabriquer les navires ?

La question peut sembler hors de propos ce 28 décembre quand sautent les bouchons pour se réjouir de la commande.

Ne risque-t-elle pas de faire la une de l'actualité sociale d'ici quelques temps ?

Qui enverra-t-on  alors pour éteindre l'incendie ? Pas sûr que Montebourg ou son clone d'alors avec ou sans marinière réussisse à faire illusion devant les ouvrier(e)s de la Navale qui savent à l'occasion rappeler aux théoriciens du Café de Flore qu'il existe toujours une classe ouvrière dans ce pays.

Voici ce qu'en dit la presse  (pas de la lutte finale mais de la commande du bateau) :


 http://md0.libe.com/photo/481317/?modified_at=1356676205&ratio_x=03&ratio_y=02&width=476

 

http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/images/main_logo_329x101_2.gif

"«Ce contrat supérieur à 1 milliard d’euros représente plus de 10 millions d’heures de travail, réparties sur trois ans, pour les Chantiers de l’Atlantique et ses sous-traitants», a expliqué le ministre de l’Economie, Pierre Moscovici dans un communiqué commun avec la ministre du Commerce extérieur, Nicole Bricq. «Le paquebot sera livré mi-2016. Le contrat dispose également d’une option pour un second navire, à livrer au printemps 2018», ont-ils ajouté, saluant une commande qui place les chantiers dans «les meilleures conditions pour continuer sereinement leur démarche de diversification».

Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, ancien député de Loire-Atlantique, s’est également félicité un peu plus tôt de la commande illustrant «l’excellence du savoir-faire français dans la construction navale». D’une longueur de 361 mètres et 47 mètres de large, ce navire sera l’un des plus grands jamais construits aux chantiers de Saint-Nazaire, qui ont déjà construit, dans les années 1980 et 1990, douze navires pour l’armateur Royal Caribbean.

La nouvelle est bienvenue pour le tissu économique nazairien, où STX emploie directement 2 100 personnes et en fait travailler, à pleine charge, quelque 4 000 chez ses sous-traitants, mais, aussi plus largement à l'échelle nationale pour le secteur industriel qui, de l’automobile (PSA) à la sidérurgie (ArcelorMittal) en passant par l'électronique (Alcatel-Lucent) a été marqué au cours des mois passés par plusieurs plans sociaux et restructurations douloureuses.

«C’est une très très bonne nouvelle», a déclaré à l’AFP Joël Cadoret pour la CGT de STX. «J’espère que cela va redonner de l’emploi à tout le monde, en particulier sur le plan local», a-t-il ajouté."

 

«Concurrence rude»

«Nous sommes très satisfaits, la concurrence a été rude avec la Finlande», a commenté de son côté Laurent Castaing, directeur général de STX France sur I-Télé. «Cela va d’abord donner de l’emploi chez nos co-réalisateurs», a-t-il ajouté. Depuis un peu plus de six mois, les bureaux d'études et certains secteurs de fabrication étaient au chômage partiel, tandis que selon les syndicats certains sous-traitants avaient commencé à licencier.

Selon STX, «les études démarreront dès le mois de janvier 2013 pour un début de construction programmé en septembre 2013»«Il va falloir compter 4 à 6 mois avant que le chômage partiel ne commence à se résorber», a néanmoins souligné Nathalie Durand-Prinborgne déléguée syndicale pour FO, pour qui cette commande géante a bénéficié de l’intervention de l’Etat Français, actionnaire à 33% de STX France, tandis que STX Europe (filiale du sud-coréen STX Shipbuilding) en possède 66%. La commande du géant de mers devrait permettre de sauvegarder des centaines d’emplois, notamment chez les sous-traitants.

Interpellé à l’Assemblée nationale le 18 décembre dernier sur la situation difficile dans laquelle se trouvaient les chantiers STX, Pierre Moscovici avait promis de «sauver les Chantiers de l’Atlantique», en les aidant à «remporter de nouveaux contrats à l’export» et en encourageant leur diversification.

Les Chantiers STX France ont par ailleurs annoncé à la mi-décembre une alliance avec Areva pour proposer des offres complètes (turbine électrique et fondation d'éolienne) aux appels d’offres européens et la vente d’une première sous-station électrique - 150 000 heures de travail - pour un champ d'éoliennes d’Europe du nord ont ainsi été annoncés.

(bip-bip)

 

 

 

http://www.24heures.ch/images/logos/LogoGross.png

Les Chantiers navals STX France de Saint-Nazaire construiront un paquebot géant de type «Oasis» pour l’américain Royal Caribbean International. Ce contrat leur donne un nouveau souffle alors qu’ils n’avaient plus signé de nouvelle commande d’ampleur depuis près de deux ans.

La livraison est programmée dans le courant de l’année 2016 et la construction de ce géant des mers, long de 361 mètres, devrait débuter en septembre 2013. «Il s’agit de l’un des plus gros navires jamais construits à Saint-Nazaire», indique un communiqué publié par STX France. Une option sur un deuxième paquebot livré en 2018 a également été posée par le groupe spécialisé dans les croisières.

3e exemplaire

Les deux premiers navires de type «Oasis», l’Oasis of the Seas et l’Allure of the Seas, livrés en 2009 et 2010, sont les plus grands navires au monde. Dotés de 16 ponts et de 2700 cabines, ils peuvent accueillir jusqu’à 5400 passagers et 2100 membres d’équipage, précise STX.

Selon la presse spécialisée dans la construction navale, ils auraient coûté chacun 900 millions d’euros, mais ce troisième exemplaire, pour la construction duquel plusieurs chantiers étaient en compétition dans le monde cet automne, devait coûter moins cher.

Dans ce domaine économique, les clients, pas plus que les chantiers navals, ne communiquent officiellement le montant des commandes. Savoir-faire français Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, ancien député de Loire- Atlantique, s’est félicité de la commande dans un communiqué en saluant «l’excellence du savoir-faire français dans la construction navale».

Les chantiers de Saint-Nazaire ont construit les mythiques transatlantiques «Normandie» (1935), puis «France» (1960), puis plus récemment le «Queen Mary 2» (2002). Cette commande leur permet un retour aux grandes heures après quatre ans d’un passage à vide entamé avec la crise financière de 2008, qui avait peu à peu vidé son carnet de commande.

Sous-traitant

Ce contrat est une nouvelle bienvenue pour le tissu économique nazairien, où STX emploie directement 2100 personnes, et fait travailler, à pleine charge, quelque 4000 sous-traitants, mais, aussi plus largement à l’échelle nationale pour le secteur industriel qui a été marqué au cours des mois passés par plusieurs plans sociaux et restructurations douloureuses.

Les Chantiers STX France ont annoncé à la mi-décembre une alliance avec Areva pour proposer des offres complètes (turbine électrique et fondation d’éolienne) aux appels d’offres européens et la vente d’une première sous-station électrique pour un champ d’éoliennes d’Europe du nord ont ainsi été annoncés.(ats/bip-bip/Newsnet)

Créé: 28.12.2012, 06h55

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