Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Alerte, le château ...s'occupe de dépendance ...

http://f.visuels.poliris.com/2d/f/7/2/1/f721cc69-6204.jpghttp://lh4.ggpht.com/_6JY4msxAkW4/SoBfqSNqydI/AAAAAAAAAws/QA9skWdCnHQ/DSC01280.JPG

 

 

Le gouvernement nous annonce l'ouverture d'un de ses grands chantiers autour de "la question de la dépendance".

Ce n'est pas fait pour rassurer, et ceux qui ont peur ont raison. A l'expérience, quand les maires du Palais parlent  dépendance c'est d'abord pour servir le Château.

Bien avant que ces nouvelles dynasties qui se gavent au Château aient décidé de faire main basse sur la santé et la vie considérée comme un marché, les outils de protections sociales que les luttes ouvrières ont permis de mettre à la disposition de la collectivité couvraient et couvrent toujours cette part de la santé publique pour tous. Cela " sans problèmes autres" que le pillage des caisses par le capital via les institutions privées à but lucratif, les patrons de l'industrie pharmaceutique (encore elle) et les exonérations de cotisation qui anémie le corps de la protection sociale. Saignées qui maintenant servent d'argument pour justifier l'euthanasie du système. Et ce sont les responsables de la situation, TOUS les responsables qui occupent les pages les ondes; les écrans, ceux qui ont leur rond de serviette au château qui justifient pourquoi ils vont venir nous ponctionner.

http://s2.e-monsite.com/2010/01/05/02/resize_550_550//bachelot.jpeg

Il s'agit de fait de privatiser un des secteurs décisifs des garanties sociales qui jusqu'à ce jour est constitutif de la sécu et de sa fondation au travers des ordonnances de 45. Un secteur juteux qui échappe encore aux Dalton des assurances et institutions privées. Voila pourquoi Nico--Joe à charger Ma—Roselyne  de s'occuper du dossier, Avrell–Xavier faisant le groom. Les vœux de Fa#-Nico--Joe leur sont le moment de planter le décor.

Et là nous sommes devant un holdup en bonne et due forme : Chercher de gré ou de force à capter les moyens   nécessaires à l'organisation d'une des activités fondatrices de la protection sociale pour les drainer vers le capital.

S'ajoute à cela une dimension sociétale peu mise en avant dans la discussion : les chiffres des différents services concernés démontrent d'une part que les patients potentiels sont majoritairement des femmes (avec des salaires et pensions de retraites moindre qui les rendent vulnérable financièrement aux appétits des Dalton et, dans des proportions plus grandes, ce sont aussi des femmes qui assurent les métiers physiquement et moralement difficiles d'aide à la personne  avec des salaires et des qualifications tirées par le bas par le patronat. Le statut public de ces personnels est un besoin pour eux (majoritairement elles) et pour la qualité des soins et prestations. Il s'agit d'un réel et grand Service Public à construire. Et donc d'un affrontement social majeur sur une base de classe.

Sujet sensible. S'y prendre frontalement n'est pas simple pour les vautours qui logent au château  donc ils nous construisent une usine à gaz à partir de l'idée de "dépendance". Commençons par pointer la charge idéologique de ce terme de dépendance : absence d'autonomie, de libre arbitre, voire potentiellement de citoyenneté (mais surtout ne pas leur retirer le droit de vote, dans certaines institutions le réservoir de voix a sauvé bien des sièges). Plutôt que mobiliser les profits de l'industrie pharmaceutique pour élargir et intensifier la recherche, se servir des conséquences pour remplir les coffres voila à quoi sert l'état- outil de classe - au service du capital.

http://www.oiseaux.net/oiseaux/ciconiiformes/images/condor.de.californie.jjau.0g.jpg

Dépendance fait dès lors partie du dictionnaire des idées reçues avec ses adjectifs chargés de pousser à la soumission : fatalité des situations. Comme  le patron "donne du travail", quand il en a, les vieux "sont ou vont devenir dépendants" comme les jeunes "sont délinquants" ou drogués ou…, les ouvriers alcooliques, les etc.  Mais les patrons, les membres des CA, ces déglutisseurs de stock options ou les empiffreurs de dividendes ne sont pas dépendant, eux, de la somme de travail que l'exploitation des vieux puis des jeunes, des ouvrier(ère)s, employé(e)s leur permet de détourner; dire cela est inconvenant.

La bataille est engagée à partir d'un terrain idéologiquement balisé : "on vit plus longtemps", des "maladies nouvelles liés au vieillissement apparaissent" et "cela coute cher". Fermez le ban… des mensonges.

A cela et sans les hiérarchiser une masse d'arguments sont à asséner (oui, asséner car il va s'agir de mettre ce projet KO et non pas d'aller en discuter les tantièmes après la virgule). Certains sont économiques d'autres à dimension humaniste. Ils ont en commun de s'opposer frontalement à la marchandisation du droit à la vie et singulièrement à refuser la "mercantilisations" du droit à la dignité.


http://img91.imageshack.us/img91/1521/sarkoziady7.png

 

Au passage une remarque : les Dalton ouvrent ce chantier de la rentabilisation de la MAV (Mort Assistée par les Vampires) avec Ma—Roselyne, la reine des transfusions vers les labos et les assurances privées, le jour ou le CAC40 nous annonce la distribution de 40 milliards de dividendes en 2010 et en prévoit de 42 à 44 pour 2011. La question des moyens, dans l'urgence et avant même de regarder les projections du PIB sur les trente prochaines années est réglée ; l'argent est là. Notons encore avec gourmandise qu'une députée UMP (V.Rosso—Debord)  avance (pour s'en plaindre) que ce qu'ils appellent dépendance "coute" 22 milliards et 1.1% du PIB en 2010"... Et qu'au nom de la lutte contre les déficits publics (creusés essentiellement par le comblement des trous de la spéculation privée –note de La Canaille)"il serait irresponsable" - dit—elle –" de laisser la dette se creuser davantage" et donc,  à moi AXA, venez Médéric, le pays à besoin de vous!   Comme c'est repris par les représentants "experts" qualifiés du "conseil d'orientation et de réflexion de l'Assurance" que voulez vous opposer à cela? C'est comme quand l'évêque de Lourdes garanti les visions de Bernadette, il a le droit d'y croire pour autant ce n'est pas parole…d'évangile.

Reprenons ces chiffres. Sans être expert comptable on peut donc dire sans se tromper que si 22Mds €= 1.1% du PIB, les dividendes du CAC 40 (et que ceux là) pèsent 2% du PIB et, s'il s'agit de PIB, sont donc bien le fruit de l'activité économique de la collectivité dont ces 95% des actifs qui sont salariés. Ce n'est pas la Canaille qui vaticine mais une docte représentante des intérêts (c'est le cas de le dire) du Château.

Poussons le bouchon. Si la collectivité décide de capter  ces 22 milliards sur ces profits (perso j'approuve. Et vous ?), il en resterait encore 18 à gaspiller sur les champs de courses, les yachts et autres dépendances défiscalisées ou pour provisionner les redressements fiscaux de quelques barons indélicats. On n'est pas près de les voir dans les queues du Secours Populaire.

La question est de savoir si la collectivité puise socialement dans la richesse créée par le travail pour financer la protection sociale du début à la fin de la vie  ou si les gens du château puisent dans la poche de ceux qui s'activent dans les dépendances, ces éventuels futurs malades et leur famille, pour grossir encore plus ce qu'amasseront les propriétaires des Châteaux?

Comme ils ne sont pas très sûrs de leur coup et qu'ils visent la manne, puisqu'ils ont les leviers, vite, une loi. En plus, si c'est la loi, plus besoin de gaspiller de l'argent dans la prospection, la négociation de contrats et autres lourdeurs de gestion et les charges de personnels que cela impose. Avec l'expérience de la vaccination massive de Ma—Bachelot et son mirifique H1N1 qui a transfusé l'argent des salariés vers les coffres des labos, on reprend le principe de "l'adhésion volontaire à la mutuelle obligatoire", là, on rend "obligatoire l'adhésion volontaire à une couverture privée" et le tour est jouer : jack pot  direct dans les poches de Médéric, AXA et autres, leur Kessler et les Dalton de la Sarkozy connexion. Ils s'en mettent plein les fouilles en pompant encore sur le pouvoir d'achat des salaires. Et si tu dénonce ce scandale du financement privé d'un besoin social de la collectivité, tu seras traité  au mieux de Pol Pot ou de coréen du nord au pire de génocidaire eugéniste par les Zexperts et autres spécialistes du "j'en sais rien mèj'cause."

http://www.dessinateur.biz/blog/wp-content/uploads/2009/11/391_bachelot_labos.JPG

Parmi les arguments liés à ces notions d'humanité étrangères aux châteaux, notons que ceux surtout celles qui aujourd'hui sont ciblés, voir stigmatisés,  sont celles et ceux qui massivement ont grandi dans les privatisations de la guerre et des années qui ont suivie, qui ont reconstruit le pays et permis (certes pour partie par manque de vigilance voire de pugnacité) la construction des empires financiers qui propose la mise en place de leur "MAV".Ce n'est que trop peu relevé.

 Dans ces conditions, y a-t-il quelque chose à négocier qui ne soit pas une régression de l'existant? L'urgent est-il de s'assoir à la table du diable et de mesurer la taille de la cuillère ou de remettre l'ouvrage de septembre sur le métier de 2011 en s'assurant de sa solidité des fils pour retisser le rapport de force ?

Anecdote pour mesurer l'humanité de ces gens. Séguéla, pas Robert qui contre vents et marées persiste à diffuser son journal dans les manifs parisiennes contre ce pouvoir, non, l'autre, l'ignoble Rantanplan—Jacques  à la Rolex, celui du cynique duo Minc et Séguéla, conseiller des maires du Palais et missi dominici du Medef, parlant du bas peuple qui garni les dépendances des châteaux pour que la table y soit bonne et la cheminée toujours chauffante, a déclaré à propos des 35h00 : " en Chine, cinquième pays du monde dans le bonheur, le salaire moyen est de 10% du smic et les chinois sont heureux". Leur modèle social, le voila, avec ou sans le FMI, avec ou sans Vals de Strauss, le capital avec ou sans khan ou béquilles.

http://s2.lemde.fr/image/2010/06/24/600x300/1378270_3_89eb_vingt-trois-enquetes-pour-dumping-visant-des.jpg

Dans les années du Front Populaire, Ray Ventura et ses collégiens chantaient "tout va très bien madame la marquise". Pour sauver le cheval, la récolte, les dépendances, la grange, l'écurie et le personnels, va p't'être falloir reprendre les méthodes de 89 et mettre le feu au Château on verra si en tricotant bouts à bouts leurs coupons les barons et marquises, leurs régisseurs et fermiers généraux arriveront à fabriquer les échelles pour s'en échapper. S'ils y restent on aura coupé avec la vraie dépendance et, ces gâchis ainsi disparu, on aura gagné des moyens de la dignité pour toute la protection sociale.


 http://rock-property.co.uk/images/stories/topcarousel/finance/briaskThumbs/briaskThumb_finance_carousel_timemoney.jpg

 

 

Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article