Bourses du travail

Publié le 23 Juin 2012

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Au départ, La Canaille comptait simplement relayer le lien.


A la lecture plus attentive, il faut afficher, copier, faire copier et diffuser pour faire crossir la boule neige de la solidarité et aussi aider les camarades de St Quentin et d'ailleurs, soumis à ce qui s'avère maintenant être une stratégie du patronat et ses relais politiques pour détruire un des piliers du syndicalisme dans le pays : ses bourses du travail.


Il s'agit de la mémoire du mouvement ouvrier ET de ses outils de luttes, du besoin d'en disposer.

 

Urgence d'en écrire leur vrai histoire, sociale, revendicative, politique, patriotique face au patronat.

 

Urgence d'y intéresser militants et historiens mais surtout de faire ce que font nos camarades qui s'opposent aux expulsions  pour ne pas vivre ce que Baroin à fait de celle de troyes ou de ce que tentent certaines municipalités pas forcément de droite pour se les récupérer à bon compte.


Urgence de donner les moyens aux syndiqués d'aujourd'hui de connaitre pour garder leur patrimoine.


Leur modernisation coûte cher ? Le pouvoir d'état trouve les moyens. Le patronat et ses CCI, antenne du Medef et autres disposent des moyens pour moderniser les lieux emblématiques de leur domination. Ces moyens sont toujours issus du fruit du travail de ce ceux que là aussi ils veulent spolier.

 

Et les salariés qui créent les richesse seraient condamnés au ZUP et leurs Algéco?


Stop.


Il faut dire non.


Nos camarades de Nice et de St Quentin relèvent le défit il ne doivent pas rester sans un soutient massif .


Aigle d’Or : des nouvelles de l’intérieur


Occupation de l'immeuble de l'Aigle d'Or L’occupation continue, le TGI rejette la demande d’expulsion de la mairie, la solidarité s’organise. Deux impératifs : la pétition en ligne et la manifestation de lundi prochain.

 

Le récit de Jean-Louis, membre du SFA 06 (syndicat des artistes et interprètes CGT).

 

Occupation de l'immeuble de l'Aigle d'Or 

Place Saint-François, l’occupation continue

“L’occupation continue depuis le Lundi 18 Juin, avec enthousiasme et détermination. Nuit et jour, des dizaines de militants se relaient. On a fait le ménage (il y en avait grand besoin) et réinstallé l’électricité et un point d’eau.

Le Maire de Nice a demandé l’expulsion immédiate par la force publique, mais sa demande a été rejetée par le TGI (bien fait !). En parallèle, et même avant, la CGT avait entamé une procédure pour non-respect de la signature de la convention (délibération du conseil municipal du 19/09/2009). Ces deux référés seront jugés ensemble au TGI le 12 Juillet prochain.

Des militants font signer la pétition dans les rues du Vieux-Nice et expliquent la situation aux passants et aux commerçants. La solidarité de la population ( et même de certains touristes ) se manifeste constamment, même si certains “débats” sont parfois animés…

De nombreuses réunions ont lieu dans les “nouveaux” locaux de la CGT 06 : rencontre-débat avec les cheminots des Chemins de Fer de Provence, réunions d’ Unions Locales et de sections syndicales… Les repas sont assurés par différents syndicats, ainsi que les apéros (!).

J’ai fait un petit concert Mercredi soir, et hier des membres du Cepon de Vence sont venus jouer. Ils ont même amené à boire et à manger !
Merci à eux ! D’autres évènements artistiques sont prévus pour les jours qui viennent.”

Jean-Louis, SFA 06 

Bourse du travail de St Quentin 

 

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Article de http://www.aisnenouvelle.fr/sites/all/themes/ghmaisnenouvelle/logo.png repris en ligne grâce à J Tourtaux :


SAINT-QUENTIN - Epaulée par la Fédération nationale des transports, une trentaine de cégétistes s’est rassemblée, mardi, devant l’hôtel de ville… où le maire leur a refusé une audience.

 

 

Cassation ou pas cassation ? Telle est la question qui tiraille les esprits cégétistes depuis le 15 mars* et qui devra être tranchée d'ici la date butoire du 24 juin. Echéance à laquelle la mairie exhorte, dans une lettre de mise en demeure, la formation syndicale à quitter la Bourse du travail afin d'y débuter les travaux d'aménagement du nouveau conseil des prud'hommes.

  • La police refoule la CGT. - Toujours aussi peu encline à se séparer de ses locaux historiques, une trentaine de membres de la CGT s'est rassemblée, mardi en début d'après-midi sous la houlette de la fédération des transports urbains du syndicat, devant l'hôtel de ville afin d'y être reçue par le maire ou ses représentants. Résultat, refus catégorique de la part de la municipalité. S'ensuivirent une mini-bousculade et une molle tentative de la part des cégétistes de pénétrer de force dans le bâtiment, aussitôt refoulés par les forces de l'ordre. « Ah, il est beau le dialogue social avec Xavier Bertrand, tonne avec sa gouaille marseillaise Richard Jaubert, secrétaire fédéral des syndicats des transports CGT, tout heureux d'attirer l'attention autour de lui. Et oui, Madame, c'est votre maire qui refuse de nous recevoir. C'est lui qui ne veut pas nous laisser entrer… »
  • La mairie « étonnée ». - « Permettez-moi d'être étonnée, s'insurge Frédérique Macarez, directeur de cabinet de Xavier Bertrand. La CGT occupe sans droit ni titre la Bourse du travail. Quelques jours après le jugement de la cour d'appel d'Amiens, le 18 mars, je les ai appelés pour leur indiquer que l'on se tenait à disposition afin d'organiser une réunion de travail… Je n'ai eu aucune réponse et, maintenant, ils viennent sous nos fenêtres pour exiger dans la minute un rendez-vous et dialoguer… »
  • « On reviendra dix fois plus nombreux ! ». - D'autant que toutes les instances de la CGT ne semblent pas avoir été informées de cette action puisque, interrogé sur le sujet, le responsable communication de l'union départementale de la CGT Guy Fontaine avouait ne « pas [être] au courant » de ce rassemblement. Reste que la fédération des transports de la CGT a décidé de donner un tour politique et une tonalité menaçante à ce conflit judiciaire. « Notre lutte a une dimension nationale, explique Richard Jaubert. Ce que veulent les dirigeants de l'UMP, c'est abattre la CGT lorsqu'elle est seule dans des locaux de ce type. Il y a d'autres affaires de ce genre à Châteauroux ou Nice par exemple […] Mais, nous, on est là pour dire à Xavier Bertrand « Attention, à ce que tu vas faire… » parce que lorsqu'il y aura les municipales, ce sera autre chose […] Là, on ne nous reçoit pas alors que c'est juste une rencontre amicale. Mais, on reviendra quatre ou dix fois plus nombreux ! Le message est clair : la CGT n'abandonne jamais ! »
  • L'astreinte repart lundi. - En attendant, le décompte de l'astreinte de 250 € par journée occupée illégalement - dans les locaux de la place Gracchus-Baboeuf - par la confédération reprend lundi. Avec un trésor de guerre de 14 284,04 €, issu d'une souscription lancée l'an passé par l'organisation, celle-ci peut tenir deux mois. Mais, dans le cas de figure où elle déciderait de déménager - le pourvoi en cassation n'étant a priori pas suspensif - elle pourra toujours investir les locaux de la rue Anatole-France proposés depuis le début par la municipalité mais jugés inadéquats par la CGT. A moins que cette dernière n'attende le sommet social de juillet. A ce moment-là, « le sujet se reposera » puisque « les organisations syndicales seront reçues par le Premier ministre », nous confie Guy Fontaine.

*Date à laquelle la cour d'appel d'Amiens, confirmant le jugement rendu en première instance, avait enjoint la formation syndicale à quitter les locaux de la Bourse du travail qu'elle occupe depuis plus de 111 ans.

 

Aurélien WALTI

 


Rédigé par canaille le rouge

Publié dans #Du côté des luttes

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