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♬ -♭ au rapport Gallois : les iconoclastes * -[♫ ♫]

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Image Cler©

 


 

 

Canaille le Rouge vous conte ici l'histoire de ce que l'Histoire retiendra comme une des plus grandes escroqueries intellectuelles et financières du capitalisme, une escroquerie qui fait de Madoff un grappilleur de piécettes dans les fontaines publiques.


Ce numéro de trapèze volant (au sens de cambriolant) se nomme "rapport Gallois".


Tout commence avec un mécanisme qui fabrique l'économie moderne.


Pour qu'un produit A soit fabriqué et consommé, il faut plusieurs critères.


Bien sur qu'il ait une utilité à être consommé. Pas de valeur morale ici sur l'utilité. Ce peut être une tétine de biberon ou des porte-missiles aériens munis de leurs charges nucléaires ou de mines éventuellement anti personnelles (second exemple pris pour que L Gallois puisse suivre s'il lit ces lignes) cette utilité, c'est la valeur d'usage.


Pour que le fabriquant rentre dans ses frais et fasse sa pelote il doit mettre sa marchandise A sur un marché porteur M pour qu'il soit acheté. Une des lois fondamentale de l'économie c'est que les marchandises s'échangent à leur valeur. C'est pour cette raison que Marx qui a établi ces lois de la valeur,  pourtant ennemi juré de ce monde, est si scrupuleusement étudié dans les grandes écoles du capital.


Le marché des tétines de biberons n'a que peu de débouchés au Vatican , pas de valeur d'usage donc chute prévisible du cout de la marchandise tétine. par contre monsieur Gallois d' EADS peut penser écouler ses porte-missiles sans problème du coté du Mali si les commanditaires de son rapport poursuivent leur aventure. C'est ce qui lie le marché à la valeur d'usage.


C'est ensuite que cela se complique. Pour faire tétines ou des porte-missiles et aussi les missiles et leurs charges) il faut acheter des matières premières. Leur vendeur veut aussi faire sa pelote. Il faut des machines et le fabriquant de machines veut aussi faire sa pelote et ne parlons pas du banquier qui prête aux vendeur de matière première et de machines, aux fabriquants de nos marchandises et à celui qui va les acheter. Il pilote ainsi le marché de la pelote pour réaliser la sienne.


A partir de ce mécanisme simple, apparu dans cette forme vers le milieu du XVème siècle, des petits malins ont travaillé à l'affiner pour en tirer leur "toujours plus".


Avec un objectif : arriver et maintenir à un taux de rentabilité à deux chiffres avec le but non avoué de'acculer en moins de cinq ans le doublement de leur capital, ce que tous les économistes, même pas révolutionnaires mais tous simplement scientifiquement raisonnables savent être une aberration qui fabrique …de la crise systémique.


Pour réussir à fabriquer cette marge, ne reste plus qu'une seule variable d'ajustement le prix à payer pour que la production se réalise, distribué en salaires.


Oui mais si c'est une richesse à acheter pas moyen de justifier sa baisse c'est comme le pétrole de Total, les services d'IBM, il faut les payer à leur valeur sur le marché de l'énergie ou des services.

 

Et leur valeur c'est ce qui est nécessaires à ce que la marchandise (maintenant réelle ou virtuelle via les services) soit produite : l'energie inteligente du travail humain et donc la reproduction de ces moyens de produire de la richesse.


Comment faire pour justifier la baisse de ce poste ? "On" va dire que c'est un coût et que ce qui empêche de le diminuer ce sont les rigueurs administratives qui l'encadrent qui ont nom droits sociaux, conventions collectives, code du travail, organisation collective de la société etc.


Petit problème. Dans la morale jusqu'ici couramment admise, celle qui a construit les sociétés humaines, si c'est le travail qui produit la marchandise et ses deux valeurs (d'usage et d'échange), il n'est pas un coût mais une richesse (le philosophe de Socrate à Kant , le fabuliste d'Esope à La Fontaine, la morale des églises de Moïse à Mickaël Jackson etc. perpétuent ces précepts) et donc , il faut briser le cadre.


C'est le rôle de la social démocratie aux affaires (c'est moins suspect venant d'elle que si Sarkozy ou Parisot avaient publiquement passé commande) de faire passer la potion et de demander à un capitaine d'industrie qui est auréolé d'une image de gauche parce qu'il à moins comprimé les emplois pour fabriquer plus de porte-missiles méprisant le marché des tétines.


Voila pourquoi Blumollet et son aréopage ont demandé à Louis Gallois d'user d'arguments byzantins pour jouer les iconoclastes.

 

nb : c'est parce qu'il est président de " La fabrique de l'industrie" qu'il s'est retrouvé président du C.A. de "l'Association nationale de la recherche et de la technologie (ANRT)", la dite fabrique ayant été mise en place par l'UIMM. C'est sur ces critères que le PS lui a commandé ce rapport confirmé lors de la mise en place du "ministère du développement productif".

Autant demander à un saurien dans son marigot de réguler l'accès des gazelles au point d'eau.

Rigoureux et exemplaire il a décidé de bloquer son salaire à hauteur de ...900 000 € en 2009 et, en janvier 2012, interrogé sur son salaire par un auditeur de France Inter il déclare gagner 2 600 000 euros. En lui en laissant 10% (soit quand même environ 215 SMIC) à lui comme à ses condisciples et aux coffres forts qu'ils remplissent, sans le mettre à faire la queue à la "Mie de pain", on devrait rapidement trouver les trente milliards qu'il cherche. 

 

 * au sens strict, la destruction délibérée de symboles ou représentations religieuses (appartenant à sa propre culture), généralement pour des motifs religieux ou politiques. Là, il s'agit du culte du profit.

 

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