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AU COEUR DE LA CRISE , suite …...

 

Comme le débat existe et qu'il se croise et décroise en multiples lieux, je met ici le complément qu'Elie Dayan a donné à son premier texte   AU CŒUR DE LA CRISE : LE TRAVAIL SALARIE  .

 

Il apporte d'utiles précisions en matière de chiffres statistiques, autant d'arguments dans des débats et des éclairages sur des stratégies économique dans le capital que parmi les forces politiques qui prétendent nous guérir de tous nos maux.

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« AU COEUR DE LA CRISE »    suite …...

 

 

 

On me reproche « d'étriller  fortement » l'expérience de 81 et notamment PS et PCF « qui ont permis d'avoir les 35 heures et la retraite à 60 ans ».

 

C'est que je pense que ni l'un ni l'autre de ces acquis n'ont allégé la charge de travail, de plus en plus pesante pour le travail salarié, au contraire; avant même 81, l'extension foudroyante du chômage frappait principalement les travailleurs de moins de 65 ans, et même de moins de 60 ans; et fût un formidable facteur d'augmentation de la productivité du travail salarié; tout comme les 35 heures qui ont permis d'alléger le « coût du travail » (mais n'était-ce pas l'intention de Mme Martine AUBRY, ministre du grouvernement Jospin lorsqu'elle présenta son projet à l'Assemblée en 1997 ?),

 

Mon critère d'appréciation repose sur le rapport entre ce que les salariés produisent et ce qu'ils gagnent, Or selon l'INSEE, le partage du revenu des ménages indique que celui des ménages de salariés est passé de 73,3% en 1980 à 71% en 1990 et 70,4 % en 2008 : une chûte du pouvoir d'achat de 42 milliards, 4,2% du revenu global ! Et ce n'était pas perdu pour tout le monde puisque le revenu des patrimoines passait de 5,8 % en 1980 à 8,5% en 1990 et 8,9% en 2008 : ….. 42 milliards sont ainsi passés du porte monnaie des salariés aux coffres du capital !!! soit plus qu'il ne manque à la sécurité sociale pour assurer ses missions, pas mal hein, surtout  quand on sait que « gauche et droite » ont gouverné « fifty-fifty » durant ces 28 ans, quand on sait aussi que le PCF a participé à deux reprises (1981-1984 et 1995-2002) à un gouvernement dominé par le PS, De sorte qu'il « porte le chapeau » de la plus grande régression sociale du siècle : les riches sont devenus plus riches, les salariés encore plus pauvres,

 

 

MAIS POURQUOI LES POLITIQUES ECHOUENT-ILS TOUJOURS ?

 

 

Pourtant à leur politique, il ne « manque pas un bouton de guêtre » à leurs promesses en « faveur des pauvres, des travailleurs », leur problème à tous c'est qu'ils n'envisagent aucune mesure contraignante pour les maîtres de la finance; pour briser leur opposition à toute avancée sociale, pour casser la structure d'où ils tirent leur puissance : l'entreprise où ils font régner un ordre basé sur le principe de la « subordination contre rémunération » de millions de salariés,

 

Bien sûr, il ne s'agit pas là des « sociétés anonymes » qui font travailler quelques salariés (dites T.P.E.) ni même des P.M.E : (elles sont 151.000 qui emploient en moyenne 55 salariés).

 

Il s'agit des 94 groupes industriels et financiers qui exploitent chacun, en moyenne 34.000 salariés dans des dizaines d'entreprises; et cela donne à ces groupes, une efficacité économique et financière considérable : la productivité du travail est un tiers plus élevée et « l'excédent brut d'exploitation » près de deux fois plus que dans les PME ! De sorte que ces 94 groupes contrôlent non seulement les entreprises qui y sont intégrées, mais aussi tout l'appareil productif français, privé et même public, Pire, encore depuis leurs sièges sociaux, ils dominent le pouvoir politique : ils sont, depuis toujours, maîtres absolus de leurs décisions sans aucune interférence du « politique » mais ils délèguent leurs hommes de main dans tous les rouages du pouvoir politique (ainsi de TOUS les conseillers de l'Elysée).

 

Alors l'alternative proposée par le PS pour 2012 est-elle crédible ? Non pas plus que ne l'a été celle de 81; c'est qu'elle ne comporte AUCUNE mesure de contrainte sur l'entreprise, c'est qu'elle ne libère aucunement les 25 millions de salariés sous la tutelle de leurs employeurs au nom du principe qui exige d'eux leur subordination contre rémunération, et que sa composition sociale tourne le dos à l'entreprise, mais sa direction est composée essentiellement de professionnels de la politique et surtout de la finance tels DSK, F. LAMY patron de « l'organisation mondiale du commerce » une majorité d'inspecteurs des finances, de conseillers financiers … mais pas un salarié en activité.

 

C'est toutes ces considérations qui m'ont amené à cibler ces 94 groupes et à libérer leurs 3.300.000 salariés par eux-mêmes. Utopie ? Non, j'ai conscience des obstacles mais le pire c'est celui qui fait dire aux salariés eux-mêmes « il y a toujours eu des patrons, il y en aura toujours ».

 

Et puis pour moi, c'est gagnable,

Elie DAYAN

Forum Rouge Vif

le 6/06/2010

 

 http://www.citecinema.com/Histoire-Du-Cin%C3%A9ma/Genres-Cinematographiques/Le-Burlesque/Les%20Temps%20modernes.jpg

 

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