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☭ Assises du communisme (bis ter quater) mais faudra bien un jour mettre les pieds sur terre

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Aujourd'hui s'est tenue une réunion préparatoire des assises du communisme.


Une fois de plus, pour des raisons qui n'ont rien de politique Canaille le Rouge n'a pu s'y rendre. A pester.


Regret de ne pas y être parce que plaisir d'y croiser nombre de bon camarades, mais pas que. Pas pour y apporter sa bonne parole ou venir cueillir un miel rouge fabriqué par des abeilles qui ne le sont pas moins, non, juste pour échanger, confronter et regarder ensemble comment travailler à rassembler ceux qui pensent que le communisme, comme le bonheur, est toujours une idée neuve.


La donne a bougé. Le P"c"F fait de moins en moins écran et de plus en plus obstacle tant il est de moins en moins politiquement visible comme organisation de terrain.

 

Pour autant, un examen attentif des votes lors de son congrès montre que ceux qui, cotisants reconnus (les inconnus tels des sans papier du timbre ont de quoi s'en-colèrer), ont manifesté une opposition aux Kerenski des petits fours, sont une force dont le nombre dépasse par département ou localement nombre des groupes qui tentent depuis plus d'une décennie de se rassembler.


Cela devrait conduire à deux choses : d'abord à s'interroger pourquoi des camarades (ils méritent pour La Canaille l'appellation) secoués en tête de proue de toutes les tempêtes et servant de pare lames aux embusqués acceptent de jouer ce rôle tant elles et ils sont attachés à l'image d'une organisation que les liquidateurs planqués, à cause de cette résistance, n'arrive pas à liquider.


"Voyez ma proue je suis le brise glace Lénine, regardez mes flancs je suis un bateau Mouche". Et au final c'est un Concordia Costa que voient les travailleurs.

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/8/80/Collision_of_Costa_Concordia_24.jpg

le phare, rouge, lui est debout

 

Ensuite se poser non pas la question de comment capter le plus grand nombre de ces femmes et hommes qui malgré les dilutions portées par leur direction, persistent à se positionner sur un choix communiste, mais voir ce que cet acharnement à vivre communiste (quelque soit par ailleurs ce qu'on pense des orientations générales) porte de radicalité anticapitaliste stérilisé certes par la place du colonel Fabien mais porte de résonance là où ceux-ci se trouvent.


Ce n'est pas une nouveauté. Dans l'histoire nos moins jeunes se rappellent de ses militants de la SFIO qui rejetèrent Vichy pour se mobiliser avec les communistes. L'attachement à la pureté de l'engagement porte une énergie rassembleuse (et en plus, elle a le mérite de participer à ce tri sélectif qui permet d'isoler les goinfre à petits fours et canapés).  C'est cette mobilisation qui dans les conditions et objectifs d'alors permirent contre les compromis d'avant de fabriquer le futur dans les conditions du moment, avec le Conseil National de la Résistance et son programme.


Donc, assises du communisme. Le mot pour séduisant qu'il est pose problème. D'un côté cette volonté de regrouper ensemble. La canaille approuve. De l'autre une image statique alors que plus que jamais c'est de fédérations de mouvements qu'il s'agit. Ce ne sont ni les militants de Fralib ni les métallos ou sidérurgistes ni ceux des cheminots et salariés des services publics qui conjuguent actions et recherches d'issues qui diront le contraire.


L'obstacle, qui sert les liquidateurs est dans nos têtes.


Entre ceux qui veulent reconstruire un parti bolchévik où cela se bouscule plus pour écrire des éditos que pour distribuer des tracts et ceux qui tirent comme conséquences de l'état de l'organisation le rejet de toutes formes organisationnelles, c'est un grand écart morphologiquement très douloureux qui rend vulnérable ce qui sert historiquement à une culturelle valorisation du courage plutôt que de remonter soixante dix centimètres plus haut pour se poser dans la tête et dans les  conditions de 2013 la seule question qui vaille :  Que faire ?


Canaille le Rouge, du haut de son BEPC+45 et d'un nombre équivalent de collage d'affiches et autre, persiste à penser que la question première n'est pas le bureau politique mais la clarté de l'objectif pour se rassembler.


Des camarades munis d'une expérience ou (et) d'une capacité d'analyse proposent des pistes qui parce qu'elles subvertissent les choix du capital sont des bases claires du rassemblement.


Il en, est ainsi de la position du curseur entre le capital et le travail à pousser le plus fort et loin possible pour répondre aux exigence du travail en ponctionnant sur le capital. Elie Dayan excelle dans l'exercice et plutôt que de chercher dès mars pour sortir en juillet de nouvelles thèses d'avril, ne serait-il pas mieux de se regrouper pour enchainer les coups de masse pour enfoncer le piquet ?


D'autres qu'Elie produisent de tels travaux. Comment en débat-on ? Comment mutualise-t-on nos énergies pour les faire connaitre et les faire vivre ?


Il faut savoir tirer enseignement des batailles perdues et celle gagnée.


La Canaille dans le cadre de ses engagements syndicaux cogne depuis des années sur le besoin pour les luttes revendicatives de rassembler autour des contenus revendicatifs plutôt qu'autour d'une fédération des sigles. Dns les conditions propre à la réalité du syndicalisme, dans la CGT il semblerait que cette idée soit en passe de devenir plus forte que d'autres qui instillaient illusions et déconvenues.


Est-ce si stupide que cela que de réfléchir à une lecture politique et organisationnelle de la construction d'une alternative politique ?


Idée portée par ceux qui ont aidé La Canaille à se construire ses repères, se donner les moyens de ne pas lutter à cloche pied en assurant chacun de ses appuis, n'est-ce pas la piste pour la construction de l'alternative ?


Et donc de commencer pour faire de la politique efficace de quitter l'horizon des élections et de s'occuper des lieux de travail et des lieux où se retrouvent volontairement ou contraints ceux qui voudraient pouvoir travailler.

 

 

 

 

 

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